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De la légèreté avant toute chose. De la pertinence d'un homme de cheval impertinent
Racinet Jean-Claude ; Gouraud Jean-Louis
ACTES SUD
29,00 €
Épuisé
EAN :9782330133085
Il est sans doute un des derniers grands écrivains de ce qu'il est convenu d'appeler "la littérature équestre", c'est-à-dire l'ensemble des traités, manuels et règlements dont les auteurs - de Xénophon à Oliveira, en passant par La Guérinière, Baucher ou LHotte - ont eu pour ambition d'enseigner l'art complexe de monter à cheval. Jean-Claude Racines (1929-2009) a écrit plusieurs ouvrages fondateurs ayant contribué au rayonnement de l'équitation à la française. Tout en restant fidèle à l'enseignement des grands maîtres, il n'a pas hésité à l'enrichir des données nouvelles apportées, par exemple, par l'ostéopathie. Certains ont alors parlé à son sujet de bauchérisme "troisième manière". Ces essais, toutefois, ne constituent que la partie visible de l'iceberg : écrivain prolifique et talentueux, Racines a produit au cours de sa longue carrière d'écuyer quantité de chroniques, lettres, pamphlets - parfois inédits - dont on trouvera ici le meilleur. On sera souvent surpris. Personnage complexe, homme de cheval accompli mais aussi musicien et poète, Racines n'était pas quelqu'un de facile : raison pour laquelle, peut-être, il réussissait si bien avec les chevaux difficiles. Paraissant dix ans après sa mort, le présent recueil n'est pas seulement un légitime hommage rendu à un cavalier d'exception. Donnant un aperçu de la richesse de sa pensée et de son enseignement, il sera le livre de chevet de tous ceux qui, aujourd'hui encore, sont confrontés aux mystères de l'équitation et de la relation homme-cheval. J.-L. G.
Les six pièces de Racine que contient ce volume forment le premier versant de l'oeuvre, celui de la prodigieuse et presque immédiate ascension d'un écrivain vers la perfection de son art. Racine a vingt-cinq ans lorsqu'il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière. L'auteur de Britannicus et de Bérénice est un homme de trente ans qui a su trouver dans la simplicité du drame et la pureté mélodieuse de la langue le moyen d'exprimer la vérité de l'émotion tragique, la douleur ou la cruauté de la passion: dès Andromaque, "tout est dans l'âme" comme on l'a dit, "rien que dans l'âme", et dans le chant.
Bajazet aime Atalide tout en feignant d'aimer Roxane, qu'il doit épouser s'il ne veut pas être exécuté. Tous trois sont reclus dans le palais du sultan Amurat. Mais, dans ce lieu clos où s'enflamment les passions, le mensonge n'est-il pas un jeu dangereux? Avec cette pièce orientale, Racine donne toute la mesure de son génie: son art de plaire en sacrifiant à la mode des "turqueries" se conjugue à l'implacable logique de la tragédie, à la fois spectacle et chronique d'une mort annoncée. Quatrième de couverture Alors qu'Amurat, le sultan de l'Empire ottoman, livre au loin la guerre aux Persans, sa favorite, Roxane, a toute autorité sur le sérail. Secrètement éprise de Bajazet, frère du Sultan, elle lui offre de le porter au pouvoir à la condition qu'il l'épouse, faute de quoi il périra. Et Bajazet n'a d'autre issue que de trahir Atalide qu'il aime, ou d'aller à la mort. Lorsque, en 1672, Racine fait jouer Bajazet sur la scène de l'Hôtel de Bourgogne où la pièce rencontre un succès immédiat, sa nouveauté tient sans doute à son sujet turc - et le sérail est un admirable lieu d'affrontement de l'amour et du pouvoir -, à une intrigue savamment complexe comme à son dénouement sanglant. Mais Racine transforme surtout la nature de la tragédie classique. Ses héros n'échappent ici ni aux compromissions ni à la culpabilité, et s'ils meurent amoureux, ils ne meurent plus d'amour, mais à cause de l'amour. --Ce texte fait référence à l'édition Poche.
Après cinq ans de vie commune, Titus, devenu empereur, s'apprête à renvoyer la reine juive Bérénice. A-t-il d'autres choix? Mais Bérénice pourra-t-elle survivre sans lui? Avec cette pièce, Racine signe la tragédie du sacrifice, la tragédie de tous les sacrifices que la vie impose aux hommes pour grandir.
Les chroniques acidulées de Jean-Claude Racinet ont fait les beaux jours de la presse équestre française, avant qu'il ne s'exile aux Etats-Unis, où il enseigne l'équitation de légèreté, c'est-à-dire la belle équitation de tradition latine. Auteur de quelques ouvrages qui ont, chaque fois, fait grand bruit dans le petit monde du Dressage, il va ici plus loin encore dans l'insolence. Ce livre est un cri de révolte contre l'équitation allemande moderne, qui a réussi à imposer ses règles à la Fédération Internationale. "Cette équitation n'est pas mauvaise parce qu'elle est allemande", dit Racinet. "Elle est mauvaise parce qu'elle est mauvaise." Il s'en explique ici longuement. Et propose quelques antidotes.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.