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Andromaque
Racine Jean ; Ricard Hélène
HATIER
4,05 €
Épuisé
EAN :9782218966729
La tragédie de Racine dans une édition annotée et commentée pour les 3e. Avec un supplément histoire des arts sur le personnage d'Andromaque.L'?uvre? Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque. Celle-ci restera-t-elle fidèle à la mémoire de son mari, le troyen Hector, père d'Astyanax?? Une tragédie qui mêle tous les thèmes du théâtre racinien: fatalité, amours contrariées, passion et folie. En lien avec l'objet d'étude "Théâtre: continuité et renouvellement" du programme de français en troisième (3e).Dans une édition très annotée, spécialement adaptée aux collégiens.Les compléments pédagogiquesPar Hélène Ricard.? Soigneusement annoté, le récit est associé à un dossier illustré, qui comprend:- un guide de lecture, intitulé "Une tragédie classique", avec des repères, un parcours de l'?uvre et un groupement de documents sur le thème de la passion amoureuse,- une enquête d'histoire des arts sur les représentations d'Andromaque dans l'art et la littérature.? Et, sur www.classiquesetcie.com, un guide pédagogique et des fiches photocopiables pour l'enseignant.
Les six pièces de Racine que contient ce volume forment le premier versant de l'oeuvre, celui de la prodigieuse et presque immédiate ascension d'un écrivain vers la perfection de son art. Racine a vingt-cinq ans lorsqu'il fait représenter La Thébaïde par la troupe de Molière. L'auteur de Britannicus et de Bérénice est un homme de trente ans qui a su trouver dans la simplicité du drame et la pureté mélodieuse de la langue le moyen d'exprimer la vérité de l'émotion tragique, la douleur ou la cruauté de la passion: dès Andromaque, "tout est dans l'âme" comme on l'a dit, "rien que dans l'âme", et dans le chant.
Bajazet, il est vrai, m'a tout fait oublier. Malgré tous ses malheurs plus heureux que son frère Il m'a plu, sans peut-être aspirer à me plaire. Femmes, gardes, vizir, pour lui j'ai tout séduit. En un mot vous voyez jusqu'où je l'ai conduit. Grâces à mon amour, je me suis bien servie Du pouvoir qu'Amurat me donna sur sa vie. Bajazet touche presque au trône des sultans. Il ne faut plus qu'un pas. Mais c'est où je l'attends. Malgré tout mon amour, si dans cette journée Il ne m'attache à lui par un juste hyménée, S'il ose m'alléguer une odieuse loi, Quand je fais tout pour lui, s'il ne fait tout pour moi, Dès le même moment sans songer si je l'aime, Sans consulter enfin si je me perds moi-même, J'abandonne l'ingrat, et le laisse rentrer Dans l'état malheureux d'où je l'ai su tirer.
Bérénice appartient à l'histoire romaine et orientale. Son action est sans violence, son dénouement n'est pas dicté par la passion. Ce n'en est pas moins une tragédie : un personnel de princes et de rois fait son malheur en une série de discours réglés. C'est le personnage le plus dépendant, le moins libre, qui donne son nom à la pièce ; Titus, qui congédie la femme qu'il aime, fait sans cesse un effort douloureux sur lui-même, jusqu'au transport d'héroïsme final. Le sujet de la pièce est le renvoi de Bérénice, qui ne fait aucun doute ; il est dicté par la tradition romaine. L'action se réduit à retracer les souffrances que cette nécessité entraîne : tout l'art de Racine, ici, est dans le suspens, dans le retard, dans l'attente de l'aveu et de l'adieu.
Oui, ma juste fureur, et j'en fais vanité, A vengé mes Parents sur ma postérité. J'aurais vu massacrer et mon Père, et mon Frère, Du haut de son Palais précipiter ma Mère, Et dans un même jour égorger à la fois, Quel spectacle d'horreur ! quatre-vingts fils de Rois ? Et pourquoi ? Pour venger je ne sais quels Prophètes, Dont elle avait puni les fureurs indiscrètes. Et moi, Reine sans coeur, Fille sans amitié, Esclave d'une lâche et frivole pitié, Je n'aurais pas du moins à cette aveugle rage Rendu meurtre pour meurtre, outrage pour outrage, Et de votre David traité tous les neveux, Comme on traitait d'Achab les restes malheureux ? Où serais-je aujourd'hui, si domptant ma faiblesse Je n'eusse d'une Mère étouffé la tendresse, Si de mon propre sang ma main versant des flots N'eût par ce coup hardi réprimé vos complots ? Enfin de votre Dieu l'implacable vengeance Entre nos deux Maisons rompit toute alliance. David m'est en horreur, et les fils de ce Roi Quoique nés de mon sang, sont étrangers pour moi.
L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser la pièce de Jean-Paul Sartre. Le résumé détaillé est suivi de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - Le contexte culturel et littéraire - Garcin, Estelle et Inès - Tragédie ou anti-tragédie ? - Le jeu du miroir et du regard - Un univers fantastique.
Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage.Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour. --Sana Tang-Léopold Wauters