Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
IMAGINAIRE ET CREATION ARTISTIQUE A PARIS SOUS L'ANCIEN REGIME (XVIIEME - XVIIIEME SIECLES). Art, po
Rabreau Daniel
WILLIAM BLAKE
41,80 €
Épuisé
EAN :9782911059148
L'approche de l'imaginaire d'une période lointaine est une gageure que se doit de tenir l'histoire de l'art. Par des essais de restitution informés, érudits si les documents le permettent, elle préfère sonder les aléas de la création artistique, plutôt qu'effectuer un classement stylistique acquis par habitude. Telle est l'enquête nécessaire aux interprétations des ?uvres du passé. Le titre de ce recueil, Imaginaire et création artistique à Paris sous l'Ancien Régime (XVIIe-XVIIIe siècles), ne traite, ni synthétiquement, ni sériellement de l'imaginaire de l'époque. Mais il a pour but d'inciter le lecteur à lier ses impressions de lecture pour mieux découvrir la trame du passé qu'évoque chaque article, très ponctuellement, à partir d'un artiste, d'une ?uvre, d'une production ou d'une interprétation symbolique, revisités. Avec cette unité de méthode, relative à l'approche culturelle de l'histoire, qui s'efforce de reconstituer et d'interpréter les étapes de la vie passée d'une ?uvre (conception, réalisation, réception) selon divers points de vue contextuels, les sujets s'enchaînent. On observe l'histoire du goût, à partir de nouvelles réflexions sur les préjugés qui condamnaient l'art baroque italien en France au XVIIIe siècle. On apprend à regarder des objets jugés futiles, ou ne relevant qu'accessoirement du monde de l'Art : le décor des éventails, l'usage codé du fard ou l'estampe à sujets séditieux, sous Louis XIV et Louis XV. On découvre l'architecte Contant d'Ivry créateur méconnu d'un type de jardins dignes des fêtes galantes, ou le peintre de paysages historiques Valenciennes : tous deux exaltent le rôle de la nature dans la création et suggèrent la rêverie de la promenade et du voyage. L'Italie, l'Antiquité, la Nature, l'Histoire et la Fable : le thème de l'évasion dans les temps mythiques est tissé largement ou en filigrane. Au siècle des Lumières, enfin, les thèmes religieux se dévoilent dans la lecture critique des gravures d'édifices cultuels italiens célèbres, comme dans l'explication des caricatures politiques. A l'époque où la guerre ouverte entre jansénistes et jésuites empoisonne la vie politique de la capitale, il est piquant de constater une théâtralisation permanente de l'image séditieuse, comme la moralisation didactique des mises en scènes des Enfers à l'Opéra.
Résumé : Ce livre rassemble les actes d'un colloque international qui c'est tenu à Nancy (les 24 et 25 juin) clans le cadre des manifestations de l'année 2005 " Le temps des Lumières " qui fêtèrent le 250e anniversaire de la création de la place Stanislas, restauration exemplaire offerte aux piétons. Tout autant que ses monuments publics grandioses ou élégants, la ville du XVIIIe siècle nous a légué des espaces plantés, promenades et jardins publics, qui témoignent d'un nouvel art urbain. Créé au siècle précédent et d'abord limité à l'agrément des usagers clé carrosses dans un espace sub-urbain, le promenoir planté s'est ensuite très largement développé et diversifié grâce à la disparition des remparts. C'est à l'imaginaire de la nature citadine qu'est surtout consacré cet ouvrage, imaginaire qui sous-tend l'intention des commanditaires et des créateurs, comme celui des usagers. L'idée d'une politique des loisirs publics et d'une éducation civique des sueurs n'est pas la moindre interrogation de cette exploration de la nature citadine dans l'Europe (les Lumières. La première partie, intitulée "Nature et art urbain: embellissement et planification", est consacrée à la fois aux typologies de la promenade plantée, aux circonstances historiques et topographiques clé leur développement, à la programmation de leur usage et, plus généralement, à leur intégration dans le concept d'embellissement qui caractérise l'urbanisme du XVIIIe siècle. La campagne dans sa complémentarité, plus que clans son opposition au monde urbain, apparaît avec insistance dans la seconde partie, " Ville et villégiature: paysage et culture des loisirs ". A l'époque clé de Goldoni et de Jean-Jacques Rousseau, dans la retraite de l'ermitage ou avec la brillante société délocalisée temporairement pour se dépayser ou entretenir son quant-à-soi hygiéniste, c'est toute une mise en scène bien concrète de la nature qui marque le territoire de la villégiature. Le thème s'offre comme un indice majeur de bien-être et de développement urbain, comme une marque identitaire à l'échelle territoriale, observés depuis Naples jusqu'à Grenade, en passant par la Toscane, Montpellier ou Nantes. Dans les meilleurs cas, le plaisir citadin de la campagne stimule la double jouissance du paysage environnant, vu à partir de la ville, ou sur celle-ci identifiée clans l'approche paysagère de son site même on le vérifie ici dans la création clés villes thermales italiennes. La troisième partie, " De la connaissance de la nature aux mises en scène des usages et des rêves ", sonde les comportements et tente d'approcher cet imaginaire de l'ancien temps, à jamais perdu, mais qui doit nous guider clans la connaissance et la compréhension élu constat physique et documentaire du sujet tel qu'il nous apparaît, brut et le plus souvent défiguré quant il n'est pas anéanti aujourd'hui par deux siècles de croissance urbaine et de rage automobile. La réflexion et la sensibilité qu'offre la création artistique, comme la démonstration psychosociale de l'usage de la promenade et des jardins publics, entraîne l'exploration clés sciences et de leur vulgarisation, notamment au sujet de la botanique et de la nature végétale ; elle défie la catharsis à l'opéra aussi bien que dans la mode vestimentaire dont les objets s'inspirent directement de l'art du paysage en peinture.
Actes du colloque international d´histoire de l´art de Bordeaux-Toulouse (Mai 1989).L'originalité thématique du colloque est de privilégier les études selon deux axes peu explorés jusqu'ici : d'une part, celui des rapports étroits qu'entretiennent les capitales provinciales avec Paris dans le domaine des arts et de la vie culturelle de l'époque des Lumières à la Révolution et, d'autre part, celui qui voit les préoccupations didactiques, pédagogiques et édilitaires des philosophes et des théoriciens, se concrétiser dans l'enseignement des arts, les publications, mais aussi les programmes iconographiques nouveaux. Tous les aspects de la création artistique sont abordés ici, dans les domaines variés de la peinture, de la sculpture, de l'architecture, de l'urbanisme, de l'art des jardins, du théâtre, de la musique. Le grand thème politique des arts au service de la société, adopté par les artistes, les pédagogues et les édiles de l'époque révolutionnaire trouve dans la diversité des contributions une justification évidente du titre : Le Progrès des Arts Réunis. Qu'elles soient l'occasion de synthèses nouvelles sur des sujets souvent mal connus (les Académies et l'enseignement des arts en province, par exemple), ou rarement abordés (l'influence des idées progressistes à l'étranger et le rôle des voyages d'artistes), qu'il s'agisse au contraire de communications sur des aspects monographiques d'oeuvres ou d'artistes méconnus, les études de ce recueil éclairent d'une manière totalement inédite la profusion des idées et des matières artistiques de la fin de l'Ancien Régime à l'Empire. Parmi ces dernières, l'ensemble consacré à l'architecture et, encore plus, à la sculpture, renouvelle bien des aspects de nos connaissances dans le domaine des arts, de l'iconographie et des symboles (iconographie progressiste en Espagne ou dans les jeunes Etats-Unis d'Amérique, par exemple).Le livre comporte six grandes parties : 1) Théories et débats : la leçon des images - 2) Les académies,
Fascinant pour les uns (la fortune critique ici rassemblée en témoigne), déroutant voire repoussant pour les autres, le Corésus et Callirhoé de Fragonard est une de ces peintures que l'on exhausse, sans doute avec raison, au rang de chef-d'oeuvre pour n'avoir jamais réussi à les circonscrire ni par le sens du goût ni par les moyens de l'esprit. Curieux et beau tableau né de nulle part ou bien du délire d'un Diderot trouvant ici le complice idéal de ses rêves d'instauration picturale, ce chef-d'oeuvre par lequel le peintre le plus aimé du XVIIIe siècle obtint son agrément académique et sa reconnaissance publique n'a rien des bluettes bigarrées qui ont fait la réputation de l'époque de la philosophie du sentiment: c'est un drame, un crime, une tragédie exaltant la suprême beauté de la ronde toxique du désir, de la haine et de la mort par les recherches fiévreuses d'un pinceau à la fois puissant, hésitant et cultivé. Une visite de ce laboratoire pictural de l'émotion et du doute s'imposait donc, et c'est à celle-ci qu'invitent les cinq études rassemblées ici, quitte à ce que le cher siècle des Lumières en ressorte un peu plus asphyxié par les irrationnelles exhalaisons de la spiritualité et du langage de l'art.