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De la guerre en Amérique. Essai sur la culture de guerre
Rabino Thomas
PERRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782262034085
Les Etats-Unis et la guerre forment un couple indissoluble. Née d une guerre d indépendance, façonnée au gré d un expansionnisme fatal aux peuples indiens, devenue moderne lors de la guerre de Sécession, acteur majeur des conflits mondiaux du XXe siècle, la nation américaine semble exister surtout quand elle se bat. Deux siècles et demi d histoire parlent d eux-mêmes: avec une soixantaine d interventions dans de multiples pays, de Cuba à l Irak, du Japon au Vietnam et naturellement par deux fois en Europe, « l Oncle Sam » s est lancé dans une campagne, en moyenne, tous les quatre ans.Après le 11 septembre 2001 commence une guerre « contre le terrorisme » permettant plus que jamais aux Etats-Unis de revendiquer un leadership mondial. Encore faut-il, dans une démocratie, obtenir le soutien de la population, défi de plus en plus difficile à relever. Le recours: vivifier une culture de guerre profondément ancrée dans la conscience populaire américaine. Au-delà du monde de la politique et de l information, tous les secteurs de la société - l enseignement, le sport, la chanson, le cinéma, la télévision, les biens de consommation - sont soudain gagnés par la contagion militariste. En face, les opposants, irréductibles, peinent à se faire entendre. Mais pour combien de temps?
Susanne Charles ; Polet Caroline ; Rabino-Massa Em
Toute personne qui s'intéresse à l'origine, à l'évolution et à la diversité des populations humaines éprouve le vertige face à la multitude de notions à apprendre et de connaissances à acquérir. C'est pour répondre au besoin des étudiants et des chercheurs de retrouver groupées en un seul volume les définitions indispensables à la compréhension de l'anthropobiologie qu'a été réalisé ce travail, avec la contribution d'une soixantaine d'experts issus de divers pays européens. On y trouve les explications de 668 termes, présentées sous la forme d'une définition courte ou bien d'un article développé, complété par des références bibliographiques. Chaque mot s'accompagne de sa traduction en anglais. Des Australopithèques à l'Homo sapiens sapiens, de l'ontogénèse à la taphonomie, de la biométrie au polymorphisme génétique, de la ménarche à la ménopause: l'anthropologie biologique a enfin son dictionnaire!
L'oeuvre de Didier Daeninckx a fortement contribué au renouvellement du roman noir, en l'ouvrant à la dimension de l'histoire: ses intrigues s'attachent aux aspects refoulés du passé collectif. Cette exigence de mémoire s'accompagne d'une attention à la société contemporaine, à ses mécanismes de pouvoir, à ses marges. Toute une comédie humaine s'exprime également dans les nouvelles, irréductibles aux étiquettes de genre. Auteur d'ouvrages de fiction, d'essais, de livres en collaboration avec des photographes et des dessinateurs, Daeninckx allie à son engagement éthique une maîtrise de l'écriture qui restitue avec une précision ethnographique les facettes diverses du monde actuel. Embrassant l'ensemble de l'oeuvre, cette étude en retrace les constantes, les parcours, les secrets de fabrication.
Résumé : Dans la famille Moulin, on connaît surtout Jean, le héros de la Résistance. Mais cette figure aujourd'hui nationale doit beaucoup au soutien d'une femme : Laure Moulin (1892-1974). Oubliée de tous, la soeur aînée de la famille fut pourtant une combattante de la première heure et une authentique hérdine : ardente patriote et républicaine de toujours, infirmière volontaire pendant la Première Guerre mondiale, cette professeure d'anglais porta secours aux réfugiés espagnols fuyant le franquisme, avant de rejoindre l'Armée des ombres dès l'été 1940. Infatigable voyageuse et fine lettrée, elle fut la première complice et la plus proche confidente de l'unificateur de la Résistance. Agent de liaison, capable de coder et de décoder des messages clandestins, elle prit tous les risques et enquêta sans relâche sur les circonstances troubles de la mort d'un petit frère dont elle porta la mémoire jusqu'à son dernier souffle, au point d'effacer le rôle essentiel qui fut le sien. Au terme d'une enquête passionnante, fort d'archives et de témoignages inédits. Thomas Rabino répare un oubli injuste en mettant en lumière un destin hors normes. Ce faisant, il rend justice à celui de toutes ces femmes, soeurs et proches de résistants sans lesquelles la Résistance n'aurait pas existé.
J'écris ces souvenirs surtout pour moi et quelques proches avant de perdre la mémoire. En effet, n'ayant aucunes notes de l'époque, j'ai déjà oublié beaucoup de choses. Ayant fait 14 fois le trajet aux commandes ou comme copilote sur au moins 5 avions différents je ne peux garantir la chronologie. A l'époque, je voulais faire parler, après quelques whiskies, mon ami et ancien R.M. des histoires les plus invraisemblables qu'il m'a racontées et dont il ne parlait plus la semaine suivante. En donnant l'enregistrement à un écrivain de métier on aurait pu faire un texte plaisant.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.