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Traité de bon usage de vin
Rabelais François ; Canavaggio Marianne
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844853011
Le plaisir que suscite la lecture du Traité de bon usage de vin de François Rabelais est tout d abord attisé par la curiosité que l on accorde à la nature même du texte. Ce Traité n est en effet pas la version originale de l auteur, mais une version traduite du tchèque vers le français, alors même que la version tchèque émanerait d une version allemande. La traductrice, fort judicieusement, a opté pour une traduction qui ne cherche pas à restituer le texte original dans la langue de Rabelais. Elle a plutôt choisi d adopter une langue située à mi-chemin entre le français de l époque et le français contemporain, souhaitant ainsi rendre la saveur du verbe rabelaisien tout en le laissant accessible au public.Traité de bon usage de vin se présente donc comme un petit traité de savoir vivre, dans lequel Rabelais s amuse à déplacer sur l échelle des valeurs la place qui est accordée au vin. Pour ce faire, il use de tout son savoir-faire jeu, farce, raillerie, mensonge, argotisme, détournements et sophismes et d un usage savant du langage et des traditions orales populaires. Il parvient ainsi à déclamer une véritable éthique de la vie qui prône l adoption d une consommation de vin, érigée en vertu. Et Rabelais va jusqu à faire de l usage du vin un attribut anthropologique majeur: « L usage du vin, outre le verbe prolixe et la prière fervente, est de toutes les actions humaines ce qui le distingue des autres créatures terrestres. »Ce Traité de bon usage de vin se révèle être une véritable ode épicurienne dans laquelle Rabelais libère ses aspirations émancipatrices et laisse entrevoir les m urs qui ont cours parmi les habitants de Thélème. Biographie de l'auteur Successivement moine lettré, médecin fameux et professeur d anatomie, puis curé de Meudon, Rabelais (1494-1553) est notamment l auteur du Pantagruel (1532) et du Gargantua (1546). Il n a cessé de mêler dans ses uvres des idées profondément humanistes à un goût prononcé pour la farce et les inventions verbales.
La vie du géant Pantagruel, fils de Gargantua et de Badebec, n'est pas banale tout petit déjà, il boit, à chaque repas, le lait de plus de quatre mille vaches; que dire des provisions qu'il emporte quand, jeune homme, il visite les universités de France! Avec son ami Panurge, le voilà embarqué dans des aventures plus pittoresques les unes que les autres.
Résumé : D'une sombre histoire de bouf salé le Mardi gras (le mot de l'énigme figure ici dans les notes) naquit l'idée lumineuse selon laquelle Rabelais aurait vu le jour en 1494... Il est des idées dont on revient, et l'on parle aujourd'hui de 1483, donc d'un Rabelais vieux de 511 ans. Soit. L'homme disparaît derrière ses mythes ; reste l'ouvre, sans âge, et qui a encore beaucoup à dire si l'on en juge par l'édition que procure Mireille Huchon, édition complète - on y trouve les cinq livres et la totalité des ouvres diverses - fidèle, éclairante, nouvelle. Fidèle, le texte, celui des éditions parues du vivant de Rabelais (sauf pour le Cinquiesme livre , posthume), avec, pour aider à la lecture, la traduction en bas de page des mots vieillis. Éclairants, les appendices, où sont publiées les chroniques de Gargantua, dont Rabelais fut l'éditeur (l'auteur ?) et qui ont nourri son ouvre, et tous les textes[Isle sonante, manuscrit, chapitres écartés] qui permettent de trancher la question de l'authenticité du Cinquiesme livre. Neuve, enfin, l'annotation qui, tenant compte de la multiplicité des lectures possibles, fait justice de quelques idées reçues et propose de nouvelles hypothèses, par exemple à propos des modèles de Thélème ou de la navigation des héros du Quart livre. Quoi qu'il en soit du bouf salé, cette édition, très attendue, restera celle du 5e centenaire. De l'influence des anniversaires sur le bonheur de lire...
Gargantua depuis les troys jusques à cinq ans feut nourry et institué en toute discipline convenente par le commandement de son pere, et celluy temps passa comme les petitz enfans du pays, c'est assavoir à boyre, manger, et dormir : à manger, dormir, et boyre : à dormir, boyre, et manger.Tousjours se vaultroit par les fanges, se mascaroyt le nez, se chauffourroit le visaige. Aculoyt ses souliers, baisloit souvent au mousches, et couroit voulentiers aprés les parpaillons, desquelz son pere tenoit l'empire. Il pissoit sus ses souliers, il chyoit en sa chemise, il se mouschoyt à ses manches, il mourvoit dedans sa soupe. Et patroilloit par tout lieux, et beuvoit en sa pantoufle, et se frottoit ordinairement le ventre d'un panier.
Que voulait-il... ce Rabelais, dans sa plénitude d'homme ? L'argent ? C'est peu probable. La gloire ? Ce n'est pas impossible. L'amour ? Mais la femme n'existe pas dans l'oeuvre pantagruélique... Alors ? Alors, jouir de ses dons et en faire usage pour recréer un monde purgé des sots, des cafards, des meurtriers de l'intelligence et du caractère : Sorbonagres à syllogismes, Andouilles et Carême-Prenants, Matagotz de Genève, rôtisseurs de la place de Grève, Chats-Fourrés prévaricateurs et sadiques ?... Son oeuvre parle ! Son oeuvre, l'oeuvre d'un homme qui veut servir. Faire rire, sans doute, c'est le propre de l'homme. Mais Rabelais s'engage, or, ne saurait s'y méprendre. Il s'engage pour servir un idéal - celui de la génération qu'il incarne, dans le pays qu'il aime : une sagesse selon son coeur, engendrant un bonheur selon ses goûts.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Publiées de façon posthume en 1845, ces Pensées sur le caractère des hommes et leur conduite dans la société présentent, sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires, l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la morale.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.