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Artistes et intellectuels du Sétifois
Rabdi Larbi
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343026213
A l'origine de ce travail, un fait divers : le refus de baptiser du nom de Kateb Yacine un lycée dans la ville de Sétif. Veto dont personne n'a osé revendiquer ouvertement la paternité. Mais personne n'est dupe quant à l'origine et à la finalité d'un tel acte : les fameuses officines conservatrices, détentrices des valeurs de nationalisme, sorte d'autorité morale paternaliste occulte qui ne se manifeste que par les dégâts qu'elle occasionne, qui distribue les bons et les mauvais points, que ces "brebis galeuses", que ce soit par leur itinéraire et leur combat (Kateb, Benzine, Belamri, etc.) ou bien juste par leur existence qui remet en cause la vision unitariste de notre culture (Aubry, Lentin, Debèche, etc.), dérangent dans ses desseins. Desseins entamés déjà pendant le mouvement national par des embusqués de toutes sortes, continués par leur descendance idéologique. Cet anathème a donné ses fruits, et des plus amers, dont ont eu à goûter Abane Ramdane, Amzal Kamel, Tahar Djaout... et des centaines de milliers d'anonymes algériens. Malgré nos appels rien n'a bougé. Le lycée porte toujours comme nom celui d'une cité HLM qui le jouxte et lui fournit l'essentiel de ses élèves... Encore un combat symbolique de perdu et une frustration de plus à caser parmi tant d'autres dans nos coeurs. Une grande consolation, pourtant, les élèves de cet établissement, sans se soucier des formalités administratives, n'appellent plus leur lycée que "Lycée Kateb Yacine". D'où ce recueil : hommage (de ma part et de celle des chercheurs qui ont bien voulu y contribuer) à ces figures intellectuelles et artistiques du Sétifois (Sétif et sa région). Certes, la plupart ont acquis une notoriété internationale, mais je crois que cela ne signifierait rien à leurs yeux si chez eux, sur cette terre qu'ils ont portée partout avec eux, dans leurs écrits et leur discours, on permettait qu'on bannisse jusqu'à leur souvenir. Et en ce sens, je ne pouvais, tant que j'en avais la possibilité, me dérober à mon devoir de contribuer à leur "rendre" ce qui leur appartient. Larbi Rabdi.
Cet ouvrage est la version en langue française de Tira n trnaziyt (Méthode d'écriture du berbère) paru en berbère. Le lecteur trouvera ici un certain nombre de propositions nouvelles parfaitement défendables parce qu'inspirées des acquis de la linguistique moderne et venues en réponse à des failles constatées dans les systèmes d'écriture anciens. Les différentes propositions contenues dans cet ouvrage peuvent se résumer comme suit : L'aération de l'alphabet qui passe de trente-sept lettres à trente et une après qu'en furent supprimés les caractères représentant les sons qui n'ont aucun rendement fonctionnel et qui l'alourdissent donc inutilement. C'est le cas : des affriquées t et z (dont l'aire d'extension est limitée à quelques régions bien déterminées de la berbérophonie), et de c (quand elle n'est que le résultat de la tension du c.) ; des suites " lettre + w " représentant les sons labiovélaires ; des emphatisées s et r qui se partageront désormais les mêmes signes que leurs correspondants simples s et r. La suppression des tirets sauf pour le cas des particules de directions où leur maintien s'impose du fait de son caractère oppositif. La séparation au niveau de la graphie, dans les limites que permet la synchronie, des amalgames résultants des différents amalgames. Par rapport à celle parue en langue berbère, cette version s'est enrichie des critiques et suggestions des lecteurs. Parmi elles, nous avons pris en compte celles que leur justesse et leur rigueur imposaient de fait.
De sa naissance en 1938 dans un village du désert algérien jusqu'à aujourd'hui où il parcourt le monde pour partager son savoir et sa sagesse, Pierre Rabhi semble avoir vécu mille vies. D'abord petit employé de banque puis ouvrier à la chaîne, il a, très tôt, quitté ces univers étouffants et voulu expérimenter d'autres façons de vivre, en accord avec la nature. Il est d'abord devenu agriculteur, puis essayiste. Aujourd'hui encore, c'est un infatigable conférencier, partageant ses idées autour d'une agroécologie respectueuse de l'environnement et des Hommes. Pour la première fois, grâce ce livre, il s'adresse aux enfants pour leur raconter sa vie, ses rencontres, et ses idées fortes et généreuses : son enfance dans le désert algérien, sa découverte du monde des " Roumis " avec son adoption par un couple de Français, son arrivée en France, à Paris, puis son installation en Ardèche avec sa femme Michèle, ses débuts sur la terre rude des Cévennes, ses partages d'expériences auprès de jeunes en France et au Burkina Faso (où il a failli devenir ministre de l'agriculture de Thomas Sankara !), ses conférences aux quatre coins du monde, sa création d'associations et de centres de formation en agroécologie, son engagement et sa parole publique... Le tout porté par une parole belle et poétique. Car Pierre Rabhi est avant tout un conteur, et il ne l'oublie pas quand il s'adresse aux enfants du monde...
Adaptation", "Créativité citoyenne", "Solidarité", mais aussi "Cravate, bretelles et sandales", "Jean Ferrat", "Méditation et beauté", "Oasis", ou encore "Exil et nostalgie", "Joie et plénitude", "Solitude" : en acceptant de se prêter au jeu de l'abécédaire intime, Pierre Rabhi égrène les mots et les idées qui comptent le plus pour lui et qui balisent le singulier chemin de vie qui est le sien. Ce faisant, il revient sur les racines de son engagement pour un mode de société plus respectueux de l'homme et de la nature, appelle une nouvelle fois à "prendre conscience de notre inconscience écologique" et affirme qu'il ne peut y avoir de changement de société sans changement humain ni convergence des consciences.
Au-delà des catégories, des nationalismes, des idéologies, des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c'est à l'insurrection et à la fédération des consciences que je fais aujourd'hui appel, pour mutualiser ce que l'humanité a de meilleur et éviter le pire. Cette coalition me paraît plus que jamais indispensable compte tenu de l'ampleur des menaces qui pèsent sur notre destinée commune, pour l'essentiel dues à nos grandes transgressions. Par" conscience ", j'entends ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l'égard de la vie et définir les engagements actifs que lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables, pour la nature et pour les générations à venir." Biographie de l'auteur Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabbi est un des pionniers de l'agriculture biologique et l'inventeur du concept des "Oasis en tous lieux'. Il défend un mode de société plus respectueux des êtres humains et de la terre."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.