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Arts et cultures du Maroc. Un jardin d'objets
Rabaté Marie-Rose ; Goldenberg André ; Vivier Mari
ACR
75,00 €
Épuisé
EAN :9782867701627
Outre l'architecture de ses monuments religieux, de ses palais, de ses casbahs, le Maroc recèle une immense quantité d'oeuvres de dimensions plus modestes, certes, mais où le sens artistique a toujours trouvé le champ d'une expression approfondie et diversifiée. Il s'agit d'objets usuels dont la forme ou le décor, particulièrement élaborés, constituent des messages esthétiques accessibles à tous. Jusqu'à une période très récente, les objets nécessaires à la vie domestique, au travail, à la vie religieuse et artistique étaient pratiquement tous des productions artisanales ; dans leur élaboration intervenaient conjointement - dans des rapports variables selon leur nature - le respect de traditions souvent pointilleuses et le sens artistique des créateurs. C'était pour ceux-ci leur véritable mode d'expression, en l'absence d'"objets d'art" à but exclusivement décoratif dans la civilisation maghrébine traditionnelle.
Chaque jour, Edmond et Emile, deux petits vieux, s'installent au bord de la rivière pour pêcher. Le temps s'écoule paisiblement entre les chats, les jeux télévisés et les souvenirs. Mais "ce n'est pas parce qu'on a passé l'âge de la gaudriole épicée qu'il faut faire maigre jusqu'au trou"... Un album drôle et sensible, ode à la liberté et au plaisir. Meilleur Album 2006 selon le magazine Le Point et Grand Prix de la critique bandes dessinées 2007.
Résumé : Marie-Rose Rabaté, docteur en ethnologie, a vécu trois ans en Tunisie, voyagé en Algérie et résidé en continu pendant quatorze ans au Maroc. Dans ce pays, de nombreux séjours sur le terrain entre 1964 et 1977 lui ont permis d'acquérir une connaissance approfondie des modes de vie et des objets traditionnels locaux. Elle s'est intéressée particulièrement aux bijoux, à la fois dans leur diversité, leur localisation et leur environnement socioculturel. Installée à Paris depuis 1980, l'auteure a poursuivi et étendu ses recherches, par la continuation de ses voyages d'étude, l'élargissement de ses explorations bibliographiques et l'exploitation de plusieurs importantes collections publiques ou privées. Sa pratique de la photographie d'objets lui a permis de réunir patiemment une très large documentation iconographique personnelle, et elle a publié depuis 1996 six ouvrages d'art et de référence sur des sujets éclectiques concernant la culture matérielle du Maroc, que modifie la modernisation progressive du pays.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.
Francis Ramirez et Christian Rolot sont maître de conférences à l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris III et professeur à l'Université Montpellier III. Comptant parmi les meilleurs connaisseurs des arts traditionnels du Maroc, ils ont publié aux éditions ACR: Tapis et tissages du Maroc, une écriture du silence (1995), Arts et traditions du Maroc, introduction à l'esthétique des arts traditionnels (1998) et Jean Cocteau, l'?il architecte (2000).
Résumé : Marie-Rose Rabaté, docteur en ethnologie, a vécu trois ans en Tunisie, voyagé en Algérie et résidé en continu pendant quatorze ans au Maroc. Dans ce pays, de nombreux séjours sur le terrain entre 1964 et 1977 lui ont permis d'acquérir une connaissance approfondie des modes de vie et des objets traditionnels locaux. Elle s'est intéressée particulièrement aux bijoux, à la fois dans leur diversité, leur localisation et leur environnement socioculturel. Installée à Paris depuis 1980, l'auteure a poursuivi et étendu ses recherches, par la continuation de ses voyages d'étude, l'élargissement de ses explorations bibliographiques et l'exploitation de plusieurs importantes collections publiques ou privées. Sa pratique de la photographie d'objets lui a permis de réunir patiemment une très large documentation iconographique personnelle, et elle a publié depuis 1996 six ouvrages d'art et de référence sur des sujets éclectiques concernant la culture matérielle du Maroc, que modifie la modernisation progressive du pays.
Ackerman Gerald M ; Parrish Graydon ; Diebold Chri
Extrait de l'introductionL'histoire du Cours de dessinLe Cours de dessin de Bargue-Cérôme, reproduit ici dans son intégralité, est un célèbre et légendaire ouvrage publié à la fin du XIXe siècle. Divisé en trois parties, il renferme 197 planches lithographiques en feuillets mobiles représentant des modèles dessinés avec précision d'après la bosse et d'après les maîtres ainsi que des académies (nus masculins), organisées selon un ordre de difficulté croissante. Le cours était conçu pour préparer l'élève débutant en arts plastiques, par la copie de ces planches, à dessiner d'après nature, c'est-à-dire d'après des objets naturels ou artificiels du monde réel. Son but, à l'instar de celui du programme d'études de l'École des Beaux-Arts de Paris au XIXe siècle dont il partageait les idéaux, était que l'élève qui l'étudiait puisse en définitive choisir d'interpréter la nature à sa guise, d'une manière idéaliste ou bien réaliste. À l'époque de la publication du Cours de dessin, à la fin des années 1860, il était encore généralement admis que l'imitation de la nature constituait l'objectif principal de l'artiste et que son sujet le plus important était le corps humain. L'expression du sujet dépeint n'avait pas encore était supplantée par l'expression de soi.En dépit de sa rareté et de son caractère aujourd'hui singulier, le Cours de dessin de Bargue-Cérôme est l'un des témoignages les plus importants du dernier grand épanouissement de la composition à figures à la fin du XIXe siècle. L'ambition de cette nouvelle édition est d'enseigner le dessin de figure aux élèves de notre époque, de présenter aux historiens un document essentiel du XIXe siècle et d'édifier le grand public sensible à l'art, les collectionneurs et les amateurs.Les planches du Cours de dessin sont des modèles à reproduire par la copie. Le cours se conforme aux habitudes de l'enseignement artistique du XIXe siècle; il débute par la copie de moulages en plâtre, se poursuit par le dessin d'après les maîtres et s'achève sur les modèles masculins nus (dits académies). Cette division tripartite des activités étant implicite dans les programmes d'études de l'époque, les planches furent publiées sans instructions. Comptant sur la compétence des enseignants et praticiens actuels du dessin de figure académique, les éditeurs du présent ouvrage se sont efforcés d'indiquer comment ces planches pourraient être enseignées aujourd'hui dans un cours de dessin ou utilisées par un élève travaillant seul, tout en saisissant chaque occasion pour expliquer la théorie et la pratique du dessin au XIXe siècle.Cet ouvrage présente également la figure de Charles Bargue (1826/7-1883), un lithographe et peintre connu seulement d'un petit groupe de connaisseurs, de collectionneurs et d'étudiants en arts. On a tenté de dégager sa vie de la légende et de rédiger une biographie sur la base des témoignages peu abondants parvenus jusqu'à nous. Son oeuvre peint est limité: seule une cinquantaine de titres est attestée, dont seulement la moitié a été localisée, la plupart se trouvant dans des collections privées. Son Cours de dessin n'est connu que de quelques-uns, à travers le petit nombre de feuillets isolés et épars qui subsistent ainsi que par l'unique ensemble complet du Cours de dessin qui était connu jusqu'à présent, celui de la National Art Library. Deux autres ensembles complets ont été rendus publics en 1991, à la suite de la fondation du musée Goupil, à Bordeaux. Les planches reproduites dans le présent ouvrage ont été extraites de ces deux ensembles. Afin de compléter cette introduction à Bargue, un inventaire illustré et annoté de son oeuvre peint connu a été également inclus.Les deux premières sections du Cours de dessin étaient destinées aux écoles d'arts appliqués, d'art commercial et décoratif de France. On estimait que, dans le cadre de la production d'articles de commerce et d'industrie susceptibles d'être concurrentiels sur le marché international, les dessinateurs d'objets utilitaires tireraient profit de la connaissance des principes directeurs du bon goût. (Tel était du reste l'argumentaire de la brochure publiée par Goupil et Cie pour promouvoir le cours intitulé Des modèles de dessin). Le bon goût, ou «grand goût», reposait sur la forme classique telle que la définissait le style raffiné de la statuaire antique. De l'association du «grand goût» et de l'étude de la nature résultait le «beau idéal» - l'interprétation de la nature dans sa manifestation la plus parfaite - parfois appelé plus explicitement la «belle nature».