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Les Archives du Chant des Oiseaux
Raabe Wilhelm ; Cassagnau Laurent ; Le Rider Jacqu
CIRCE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782842425463
Faisant écho à son premier roman La Chronique de la Rue aux Moineaux (Circé, trad. P Foucher) le roman tardif de Wilhelm Raabe (1831-1910) Les Archives du Chant des Oiseaux, publié en 1896, porte dans son titre même la problématique centrale de cet écrivain majeur du réalisme allemand : l'opposition entre une existence bourgeoise réussie mais étroite, et l'attrait d'une vie de bohéme dans laquelle toutefois l'individu risque de se perdre. Par ailleurs le titre renvoie à la difficulté de faire coïncider le passé consigné par écrit et la mémoire fragmentaire, de construire, à partir de documents d'archives, une narration ordonnée qui puisse rendre justice au passé vécu subjectivement. Apprenant la mort tragique de son fantasque ami d'enfance Velten Andres, le juriste et bon père de famille Karl Krumhardt se replonge dans ses archives personnelles pour tenter de retracer sa jeunesse marquée par cette personnalité à la fois forte et fragile, notamment les sentiments d'amour-haine qui, tout au long de sa brève existence, ont lié Velten Andres à une jeune voisine, Helene Trotzendorff. Le récit des années d'apprentissage de ce trio a pour cadre le "Chant des Oiseaux", quartier idyllique d'une petite ville de province dont la sociabilité est menacée par l'industrialisation et l'urbanisation. Interrompant régulièrement le fil de la narration pour souligner l'impuissance des archives à dire la complexité des sentiments humains et à restituer le passé, Karl Krumhardt voit sa confiance dans l'écriture ébranlée. Par ce roman, dans lequel transparaissent les désillusions de Wilhelm Raabe qui avait placé beaucoup d'espoirs dans l'unification de l'Allemagne sous la houlette de Bismarck, l'auteur s'inscrit dans cette modernité romanesque qui au XXe siècle explorera sans relâche les mécanismes de la mémoire.
Raabe Wilhelm ; Le Rider Jacques ; Fournier Pierre
Résumé : Un 15 novembre, dans les rues d'une grande ville, les visages moroses s'illuminent quand tombent les premiers flocons de l'hiver à venir. Témoin de cette métamorphose, Johannes Wachholder, un presque sexagénaire esseulé, démocrate "en des temps de détresse" (Hölderlin), conçoit alors un projet dont il espère qu'il lui permettra de traverser cet hiver qu'il redoute : tenir la chronique des événements de sa rue en y entrelaçant ses souvenirs et, particulièrement, ceux, lumineux, de l'enfance de sa fille adoptive. A-t-il trouvé la formule qui lui permettra de tenir à distance la dépression qui le menace ? Et ce succès, si succès il y a, peut-il désamorcer durablement la profonde mélancolie qui l'habite ? Tenu aujourd'hui, comme le grand romancier réaliste de langue allemande du dix-neuvième siècle, Wilhelm Raabe (1831-1910) avait 23 ans quand il écrivit ce premier livre. Salué à sa parution par la critique, LaChronique de la rue aux Moineaux était trop novateur, formellement, pour les lecteurs de son temps et ne rencontra le succès que vingt ans plus tard, au prix d'un complet malentendu : son nouvel éditeur l'ayant présenté comme un "classique intemporel" , le public du Deuxième Reich ne sut pas y voir le livre de la génération des déçus de 1848 qu'il est, mais un récit conventionnel pour journal des familles. Ce n'est que depuis les années soixante du siècle dernier que les spécialistes prennent la juste mesure de ce texte dont l'importance réside "et dans son adéquation à son temps, son rapport étroit avec les conditions politiques et sociales qui l'ont vu naître, et dans sa rupture avec lui, par sa forme annonciatrice du futur". (Ulrike Koller)
Résumé : L'auteur à succès Linda Conrads n'a pas quitté sa maison depuis onze ans. Hantée par la mort de sa soeur et par le visage de son assassin, qu'elle a surpris juste avant qu'il ne prenne la fuite, elle vit désormais recluse. Mais quand apparaît sur son écran de télévision un journaliste, elle le reconnaît immédiatement : il s'agit du meurtrier. Elle décide alors d'utiliser l'intrigue de son prochain roman pour lui tendre un piège. Pourtant, tandis que son plan prend forme et que le passé refait surface, le doute surgit. Si longtemps après le drame, et après tant d'années de solitude, Linda peut-elle encore se fier à ses souvenirs et à ses certitudes ?
Parmi les caractéristiques étranges des habitants de ce continent - l'Amérique du Nord -, il en est une qui veut que chacun se choisisse des étoiles déterminées et vive en fonction d'elles. Ces étoiles ne sont pas célestes, mais cinématographiques, ce qui ne change rien à l'affaire. En revanche, cela permet d'augmenter sensiblement le fonds de roulement du ministère des P. et T. grâce au flot continu de lettres adressées aux dites étoiles bien-aimées. Raillant quelque peu cette bizarrerie et cette passion, le New-yorker fit paraître un jour une caricature: une très vieille lady de la plus haute société, - avec diadème en diamants dans ses cheveux blancs et laquais obséquieusement courbé à l'écart, - se livre à la même occupation qu'une quelconque jeune modiste ou n'importe quel office-boy: elle écrit à la star de son coeur. Mais le noeud de l'affaire n'est pas dans l'acte même d'écrire. Il est dans le destinataire. La lettre commence par:" Dear Mickey Mouse... "Là est l'essentiel..."
Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d'avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur " apprenant à parler de l'amour ". Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s'habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d'épigones durant des décennies, en dépit même de l'ostracisme officiel, de l'interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd'hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l'amour. La nouveauté radicale d'Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la " déferlante amoureuse " de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant " puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques ", elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse. " L'héroine lyrique, comme le notait dès 1923 le grand critique russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ".
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "