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Les derniers conquistadores. La non-conquête du Cambodge
Quiroga de San Antonio Gabriel ; Cabaton Antoine
ANACHARSIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782914777544
Dans les dernières années du XVIe siècle, à l'initiative de deux hardis aventuriers, Diego Belloso et Blas Ruis, les Espagnols des Philippines tentèrent de conquérir le Cambodge. Ce fut un fiasco lamentable. Gabriel Quiroga, dominicain au sang chaud militant pour une nouvelle tentative, rédigea à l'intention du roi d'Espagne un mémoire sur toute l'affaire, agrémenté de peintures colorées de la faune, de la flore, des moeurs et richesses des peuples exotiques. Ce récit édifiant relate les déroutes des derniers conquistadores, invariablement massacrés, noyés dans des naufrages ou dispersés par les vents aux quatre coins de la mer de Chine. A cinq siècles de distance, cet épisode oublié de l'histoire coloniale devient, à l'insu de son auteur, un savoureux et drolatique moment de littérature picaresque, qui expose sur le mode triomphal les aventures de grotesques fiers-à-bras.
En décembre 2001 le système politique argentin était au bord de l'abîme. Le président Fernando de la Rûa démissionnait, le slogan "qu'ils s'en aillent tous !" régnait, la pauvreté atteignait des niveaux record, et les économies des épargnants étaient prisonniers des banques. Presque neuf ans plus tard, on a tourné la page de cette crise pour en affronter une autre, d'une singulière complexité. C'est l'exercice de la vie républicaine qui semble menacé aujourd'hui. Les institutions existent, certes, mais sont loin de fonctionner comme prévu. Bien que règne la liberté, l'équilibre des pouvoirs subit une forte pression. C'est comme si la cohabitation et la loi étaient respectées (et il est nécessaire de préciser que ce n'est pas toujours le cas), mais qu'au même moment l'esprit les justifiant est ignoré. Dans cet essai admirable, par la précision de ses idées et sa capacité à poser les problèmes centraux du présent, Hugo Quiroga analyse le processus de reconstruction politique de l'Argentine tout en soulignant ses dangers. Certains répètent des situations vécues sous le ménémisme, d'autres sont les effets d'un type de leadership qui, sans pour autant violer les principes de la démocratie, porte souvent atteinte aux règles fondamentales de la démocratie.
Ce journal présente le récit du voyage à Paris que fit à 20 ans le grand conteur latino-américain Horacio Quiroga lors de l'Exposition universelle de 1900. Rédigé sur deux petits cahiers par le jeune écrivain, ce texte donne accès à l'intimité de ce personnage complexe dont le talent est déjà perceptible au fil des descriptions, impressions, récits de rêves et brouillons de poèmes. Le premier cahier débute à Salto (Uruguay), sa ville natale, et raconte la traversée à bord du Città di Torino où il est confronté à la nostalgie et à l'ennui, ce qui l'incite à brosser des portraits sévères et cocasses des autres passagers. Le second cahier est exclusivement consacré à Paris, où les désillusions prendront rapidement le pas sur l'enthousiasme. Témoignage incontournable pour les spécialistes de Quiroga et pour les historiens de la littérature, ce texte n'avait jamais été traduit en français. Il est accompagné ici de la traduction inédite des deux chroniques sur l'Exposition universelle publiées par Quiroga dans La Reforma, journal de Salto.
Dans la liesse du carnaval argentin, Nébel rencontre l'amour fou sous les traits d'une jeune fille en fleur : Lidia. Elle n'a pas quinze ans. Bravant l'opposition de son propre père, il rêve aussitôt de l'épouser. Mais la mère de l'adolescente, une courtisane aux manières célestinesques, ne tarde pas à pervertir l'innocence de cette passion. L'horreur et la dépravation signeront pour les protagonistes la fin amère de la saison des amours.
Ce livre retrace l'histoire peu commune d'Eunice Richardson, née en 1831 dans une famille d'ouvriers blancs de Nouvelle-Angleterre. Après bien des années d'épreuves, de l'usine à la guerre de Sécession, elle épousa un capitaine de marine noir originaire des îles Caïmans, aux Caraibes ; elle disparut en mer lors d'un ouragan en 1877. Martha Hodes restitue la trajectoire de cette femme résolue dans un vaste récit souvent poignant, qu'elle entremêle d'une profusion de citations provenant de centaines de lettres échangées entre Eunice et ses proches. De la sorte, l'historienne fait affleurer l'intime des gens du peuple, dont elle dévoile les convictions complexes face au racisme, à la justice sociale et à l'amour ; et c'est ainsi qu'elle sauve de l'oubli les combats d'Eunice pour sa liberté.
Résumé : Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale. " Personne ne va à Booming " ; " Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient " : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins. Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé. Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.
Résumé : Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï i, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.
Oh, pauvres de vous, vendus comme des chiens, infortunés et maltraités! Votre courage s'est-il donc pétrifié? Désormais n'agirez-vous donc plus et serez-vous éternellement des serviteurs alors que vous pourriez être des seigneurs et venger les affronts et les humiliations qui vous sont faits ?". Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui occupe le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. A la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.