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Mes vacances en Espagne
Quinet Edgar
L'HARMATTAN
23,90 €
Épuisé
EAN :9782738469168
Quand je visitai l'Espagne, en 1843, j'étais tout rempli de l'étude de ses poètes du XVIe siècle. J'ai vérifié, dans ce voyage, plusieurs des idées auxquelles m'avait conduit l'étude de l'ancienne littérature espagnole. L'Alhambra et la Mosquée de Cordoue m'ont fait comprendre le Coran, et m'ont fourni une nouvelle page pour l'histoire des religions. Les événements extraordinaires au milieu desquels je tombai me réveillèrent bien vite de ces beaux songes. Il me reste un témoignage qui me fait croire que j'ai raconté avec une exactitude rigoureuse ce que j'ai vu. Le président du conseil de ce temps-là, Joaquim Lopez, m'écrivit un peu après, qu'il traduisait cet ouvrage, à cause de sa fidélité, et qu'il y ajoutait des notes sur l'administration dont il avait été l'un des chefs. L'Espagne était alors en pleine renaissance littéraire. De toutes parts éclataient les premiers germes d'un esprit nouveau. Je pris plaisir à décrire cette renaissance. Les hommes que l'expérience de la vie publique avait blessés se consolaient au spectacle de l'imagination et de la poésie. Nous nous disions tous alors que ces fleurs n'étaient pas faites seulement pour orner les ruines. Verrais-je aujourd'hui l'Espagne et le Portugal des mêmes yeux qu'en 1843 et 1844 ? Je le crois.
Le premier volume des Lettres à sa mère s'achevait sur l'arrivée d'Edgar Quinet à Paris, à la fin de l'année 1820 et sur le renoncement du jeune homme à l'Ecole polytechnique et à une carrière scientifique. Le deuxième volume (1821-1825) marque moins une rupture brutale avec le premier qu'une évolution. Edgar Quinet entre dans la vie active, impose ses choix littéraires à ses parents, mais ne rompt pas avec le passé comme le prouvent de nouvelles vacances à Certines en 1822, 1823 et 1824, et ses deux voyages pédestres autour du Lac Léman (1823) et à la Grande-Chartreuse et aux Charmettes (1824). L'époque parisienne succède à l'époque bressane, mais il n'y a pas de rejet de la province et des origines. Le jeune homme qui découvre l'histoire, le romantisme en littérature et en art, la vie politique, poursuit sans rupture véritable son roman d'apprentissage entre la tentation ancienne de la mélancolie et la tentation nouvelle de l'énergie. Il reste fidèle à ses origines, à sa mère, à Certines, mais il a besoin d'élargir son horizon, au point qu'il songe un moment à suivre son ami Pézerat au Brésil. La poursuite de son éducation littéraire, religieuse, politique, sentimentale, continue de se faire en grande partie sous le signe d'Eugénie qui demeure la conseillère et la confidente, du moins jusqu'à la rencontre capitale avec l'oeuvre de Herder qu'Edgar Quinet commence à traduire en 1825. Nous avons choisi d'arrêter ce deuxième volume en 1825, car cette année représente à la fois une seconde étape et une seconde naissance.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.