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Livrets d'opéra. 3e édition revue et corrigée
Quinault Philippe ; Norman Buford
HERMANN
67,30 €
Épuisé
EAN :9782705691875
Cette première édition critique des 11 livrets écrits par Quinault entre 1673 et 1686 pour les tragédies en musique de Lully rend justice à l'une des meilleures réussites de l'esthétique galante qui marqua les années glorieuses du Roi Soleil. Au rebours des livrets d'opéra des XVIIIe et XIXe siècles, plus banals, ceux de Quinault témoignent d'une maîtrise esthétique, poétique et même politique à la fois nuancée, suggestive et savoureuse : lus et admirés par ses contemporains indépendamment de la musique mais parfaitement adaptés à celle-ci, ils constituent une expression plus fine que pompeuse du goût français sous Louis XIV. Au moment où l'opéra baroque du Grand Siècle revit grâce au talent des musicologues et des musiciens, découvrir ces textes permet de comprendre pourquoi " la douce harmonie de la poésie, le naturel et la vérité de l'expression " (Voltaire) qui caractérisent Quinault le firent choisir par Lully pour remplacer Molière auprès de lui, malgré la présence de concurrents aussi prestigieux que Racine, La Fontaine et Boileau !
En octobre 1685, Quinault est au faîte de sa carrière. Le Temple de la Paix, qui comptera parmi ses danseurs tout ce qu'il y a de plus brillant à la cour, est souvent considéré comme le dernier d'une longue lignée de ballets de cour. C'est une oeuvre complexe et audacieuse, qui met en relief les différences entre la génération de Louis XIV et celle du Dauphin, commanditaire de l'oeuvre. Créée trois jours après la révocation de l'Edit de Nantes, cette pastorale évoque les joies de la paix et du repos, les plaisirs et les peines de l'amour, le héros glorieux qui assure le bonheur des autres. Sa structure inhabituelle suggère, cependant, de nombreuses tensions. Ce volume comprend aussi L'Eglogue de Versailles, version remaniée de La Grotte de Versailles (1667-1668), reprise un mois après Le Temple de la Paix. Ces deux pastorales, qui n'ont jamais été l'objet d'une édition critique, sont suivies d'un choix de plusieurs textes de Quinault, où il emploie des thèmes et des images similaires dans d'autres genres, en prose aussi bien qu'en vers. Ce rapprochement permet de mieux comprendre non seulement ces oeuvres, mais aussi le contexte artistique et historique de 1685, année pendant laquelle Quinault écrivait son chef-d'oeuvre, la tragédie en musique Armide.
Bel home, amoureux et aimé, courtisan habile et homme d'affaires avisé, auteur goûté de la Ville et de la Cour, Quinault n'avait pas que des amis. Scarron, Boisrobert vieillissants avaient usé leurs dernières dents sur ce débutant, formé par Tristan, ce béjaune qui avait osé leur faire concurrence. Deux serpents surtout sifflèrent sur sa tête : Racine et plus encore Boileau. Avec tout son siècle, Voltaire vitupéra la jalousie du satirique, et puis ce fut l'oubli. Alors que Quinault a toujours soutenu la gloire défaillante de Lully, c'est aujourd'hui Lully qui tire Quinault de l'oubli et les splendeurs d'Atys raniment le souvenir de celui qui avait eu assez de talent pour exciter l'envie flatteuse d'un Racine ou d'un Molière.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.