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Geneviève Asse. La pointe de l'oeil
Quignard Marie-Françoise
BNF
11,00 €
Épuisé
EAN :9782717721850
J'aime peindre jusqu'à la pointe de l'?il et dessiner de la même façon, c'est-à-dire jusqu'à l'extrême, jusqu'au plus aigu. Au moyen de la gravure, je crois que je peux atteindre, justement, cet aigu extrême qui m'attire. " Geneviève Asse a toujours voulu être peintre. Ses premières toiles remontent à 1942. Si elle s'essaie au même moment à la lithographie, elle abandonne très vite cette technique et se lance en 1954 dans la gravure à la pointe sèche et au burin où d'emblée elle se sent à l'aise, comme elle l'était enfant, en Bretagne, quand elle traçait " des inscriptions, lettres et lignes, sur les rochers, avec une pierre tranchante... ". La Bibliothèque nationale de France a souhaité rendre hommage à ce peintre ne se réclamant d'aucune école, dont les gravures se remarquent par l'économie du trait et le dénuement de la ligne ; puis au milieu des années 1970, par l'apparition de la couleur bleue, déjà présente dans sa peinture et qu'elle obtient grâce à la technique de l'aquatinte. Que les titres de ses ?uvres fassent référence à la nature, Feuille, Graine, Automne, à l'architecture, Fenêtre, Ouverture, Triangle soleil, ou encore au monde de l'océan, Atlantique, Ancre, Marine, ce qui lui importe avant tout, c'est la recherche de la lumière et de la transparence, le travail sur l'espace et sur la couleur. Geneviève Asse se plaît avec les poètes. Avec certains elle a bâti des livres. Elle s'est glissée dans leur monde, celui de Silvia Baron Supervielle, Samuel Beckett, Yves Bonnefoy, Jorge Luis Borges, André du Bouchet, André Frénaud et Pierre Lecuire. Avec chacun, loin du fracas et de l'agitation, elle a bâti un autre monde.
« Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre desa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse. Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura: - Je ne sais comment dire: Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encorefroids ».
Résumé : "Ne me touche pas ! " dit Jésus à Madeleine quand il s'approchait d'elle dans le jardin, après sa mort. "Ne te retourne pas ! " dit Hadès à Orphée tandis que celle qu'il aimait remontait des enfers, à sa suite. "Ne me regarde pas ! " dit Amour à Psyché dans la pénombre de la chambre, après qu'il l'eut étreinte.
Il y a une clé qui ne sèche jamais. Il s'agit de la clé qui déverrouillerait l'origine. La clé de la chambre interdite. On ne sait si elle est tachée de sperme ou de sang. On hésite toujours.
Ce livre présente un aspect moins connu de l'oeuvre de Marc Chagall : ses estampes. Chagall n'a commencé à pratiquer la gravure qu'à l'âge de trente-cinq ans, mais s'y est, dès lors, adonné régulièrement avec passion et assiduité, créant un oeuvre imprimé considérable, tant par sa qualité que par sa quantité. C'est en peintre qu'il aborde les procédés d'impression, soucieux de transposer ses peintures sur le papier, tout en goûtant les possibilités plastiques offertes par la gravure et la lithographie. Les thèmes qu'il traite dans ces oeuvres se retrouvent en peinture et inversement : les éléments autobiographiques se mêlent aux références bibliques dans des compositions oniriques. Chagall devient conteur en images dans des cycles d'estampes mémorables qui ont marqué l'histoire de cet art au XXe siècle.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
Pour la première fois en France, la BnF célèbre J.R.R. Tolkien à l'occasion d'une grande exposition événement. Dialoguant avec les collections de la BnF, les manuscrits, dessins, cartes et photographies de l'honorable professeur d'Oxford reproduites dans le catalogue permettent d'arpenter et de mieux comprendre le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux. "Au fond d'un trou vivait un hobbit." Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire. La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.
Violette, mandragore, camomille, cédrat, narcisse, manioc, roseau des Indes... Davantage qu'un simple florilège, Flora Allegoria retrace l'histoire de l'illustration botanique du Moyen Age à nos jours en puisant dans l'extraordinaire richesse des collections de la Bibliothèque nationale de France. En 1611, l'apparition du terme "botanique" marque l'avènement d'une discipline à part entière. C'est dans le cadre d'une démarche scientifique que la plupart des illustrations botaniques sont alors réalisées. Au fur et à mesure de l'acquisition de nouvelles connaissances, les techniques de représentation de la flore évoluent. Dans un chatoiement de couleurs, le trait se fait tantôt réaliste et précis, tantôt délicat ou stylisé, élevant l'illustration botanique au statut d'un art. Témoignant du travail patient et inspiré de plusieurs générations de botanistes, artistes et éditeurs, les quelque cent oeuvres reproduites dans cet ouvrage - manuscrits, dessins, aquarelles, estampes, lithographies - initient aux secrets de la nature et, par leur grande variété de sujets et de supports, exaltent l'extravagante beauté de l'univers végétal.
A l'heure où la fantasy séduit de plus en plus (Le Seigneur des anneaux, Game of Thrones...), plaçant les "mondes inventés" au coeur de la culture populaire, ce dossier s'interroge sur leurs formes et leurs usages en confrontant le regard des historiens du genre à celui des spécialistes des médias et des créateurs, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. L'invention de mondes imaginaires L'invention de mondes imaginaires est une idée aussi ancienne que l'humanité, depuis l'Atlantide de Platon, ou encore l'Utopia de Thomas More. Mais c'est dans la seconde moitié du XIXe siècle en Angleterre, avec Lewis Carroll et William Morris, que naissent la fantasy et sa pratique, le worldbuilding. Un genre qui connaîtra un succès prodigieux à partir des années 1960, à travers l'oeuvre de Robert E. Howard (Conan le Barbare) et celle de Tolkien (Le Seigneur des anneaux). Anne Besson retrace pour nous l'histoire du genre pour lequel Tolkien tient lieu de modèle, l'écrivain-démiurge qui, pour créer sa mythologie personnelle, dessine des cartes, crée une cosmogonie, élabore des chroniques... Les cartes jouent en effet un rôle spécifique dans la création des mondes imaginaires, ainsi que l'expose Julie Garel-Grislin dans son article. La fantasy connaît en France une apparition tardive (les premières traductions datent des années 1970) : il faut attendre le nouveau dynamisme éditorial de la fin des années 1990, décrit par Marie-Lucie Bougon, pour la voir s'affirmer et se singulariser (avec des éditeurs comme Mnémos, Bragelonne...). Ce succès éditorial, très marqué chez les jeunes enfants et les adolescents, nous conduit à nous interroger, aux côtés de Laurent Bazin, sur les raisons d'une telle fascination au-delà du simple besoin de divertissement. Un succès transmédia L'engouement pour ces imaginaires contemporains s'étend bien au-delà de la littérature, porté par le développement de nouveaux médias (bandes dessinées, pulps, films, séries télévisées, jeux vidéo, jeux de rôle...), chaque support nourrissant l'autre, avec l'ambition de construire un monde complet et consistant, quoique fictif. Les créations de nouveaux univers sont pléthoriques au cinéma (Star Wars, adaptation du Seigneur des anneaux), dans les séries (Game of Thrones ou Westworld), le jeu vidéo (World of Warcraft ou Assassin's Creed) et même les jouets (Lego)... Elles sont aujourd'hui au coeur de la culture populaire au point de faire émerger une nouvelle communauté de fans, les "geeks", qu'ils soient fervents lecteurs de fantasy, de mangas, ou de comics, "rôlistes", gamers, amateurs de séries fantastiques ou de films d'horreur. David Peyron nous dit quelles pratiques se cachent derrière ce vocable, tandis qu'Olivier Caïra revient sur les jeux de rôle sur table, tels que Donjons et dragons. Les genres de l'imaginaire sont également très présents sur le petit écran, depuis Star Trek jusqu'à Game of Thrones, au point de brouiller la frontière avec le cinéma. Une évolution que décrit Florent Favard. Alain Boillat se concentre quant à lui sur le cas de Westworld qui, tout en reprenant les codes du western, explore la problématique de l'intelligence artificielle et tend un miroir à nos préoccupations contemporaines... La parole aux "créateurs" Il s'agit aussi d'entendre la parole des créateurs, de ceux qui donnent corps à ces univers, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. Des écrivains français se sont prêtés au jeu, tels que Jean-Philippe Jaworski, auteur de deux cycles de fantasy, Récits du Vieux Royaume et Rois du monde (éditions des Moutons électriques), Lionel Davoust, auteur des Chroniques d'Evanégyre (éditions Critic), ou encore la Canadienne Karoline Georges, auteur de romans d'anticipation (SF Folio). Côté jeux vidéo, la société Ubisoft expose sa ligne éditoriale et la manière dont elle reconstruit des mondes historiques disparus, comme dans son dernier opus, Assassin's Creed Odyssey (2018), dont l'action se situe en Grèce pendant la guerre du Péloponnèse. Tout doit concourir à l'immersion du lecteur ou du joueur... Rubriques : L'"Actualité de la recherche" mène l'enquête avec Laurent Demanze sur la passion de l'investigation dans la littérature contemporaine La "Découverte" des archives comiques de la photographie relate avec humour comment ce médium a été perçu dans la presse humoristique du XIXe siècle Une " Galerie " autour du typographe Christian Delorme La rubrique " Histoire de la bibliothèque " consacrée à l'Arsenal pendant la première moitié du XIXe siècle Le récit de Gaëlle Obiégly en " Résidence " à la BnF