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La représentation négative de l'autre dans l'Antiquité. Hostilité, réprobation, dépréciation
QUEYREL-BOTTINEAU A.
EUD
35,00 €
Épuisé
EAN :9782364410800
En haine des autres... Les études rassemblées dans cet ouvrage, au croisement des recherches sur l'identité et la réciprocité, sur l'image et sur le jeu des émotions, examinent comment le sentiment d'hostilité entraîne le rejet et la représentation négative de l'autre. Blâme, dérision, insulte, satire, stéréotype, autant d'entrées pour réfléchir, à partir des textes d'Homère à Plutarque, sur le pouvoir et l'usage de la parole, mais aussi, au-delà des personnalités et des oeuvres, pour mettre à jour les tensions et les divergences traversant les sociétés anciennes. Tout en mettant en évidence le rôle des conditions historiques, cet ensemble de contributions dégage des constantes dans l'expression de la réprobation : analogies dans la conception du monde, dans la mise en forme et les causes du refus de l'autre, dans la place assignée à la mémoire et aux sentiments. L'analyse de la thématique des antagonismes verbaux dévoile une vision renouvelée des mondes anciens, marqués par le conflit, la violence et l'intolérance.
Résumé : Cet ouvrage vise à faciliter l'étude de l'histoire et de la civilisation grecque de l'Antiquité. S'il privilégie les notions d'ordre institutionnel, ce lexique aborde aussi les notions d'ordre politique, religieux, économique et artistique, ainsi que certains aspects de la vie quotidienne des Grecs. Enrichi de cartes, de croquis, de tableaux, d'une chronologie générale et de tableaux généalogiques des principales dynasties, c'est un véritable instrument de travail pour les étudiants en histoire, en archéologie et en lettres classiques, de la première année universitaire jusqu'à la préparation des concours. Ce lexique apporte, de manière rapide et précise, les éclaircissements dont ils ont besoin pour préparer exposés et examens.
Que se serait-il passé si ? Les Grecs et les Romains de l'Antiquité ont répondu, les premiers, à cette interrogation, qui a donné naissance depuis le XIXe siècle au genre littéraire de l'uchronie, aujourd'hui très à la mode. Oui, que se serait-il passé si les Troyens avaient été vainqueurs, si Athènes l'avait emporté sur Sparte, si Alexandre le Grand s'était élancé contre l'Italie et Rome, si Démosthène avait été écouté, si Pompée et Caton avaient gagné la guerre civile, si César n'avait pas été assassiné, si Germanicus avait régné ? Comme on le verra ici, les Anciens se sont posé ces questions, et bien d'autres encore, et ils ont cherché à y répondre avec toutes les ressources que leur offraient le raisonnement philosophique et politique, l'art poétique, l'éloquence, l'écriture de l'histoire. Découvrir la diversité et la richesse de ces histoires alternatives explorées par les Anciens, c'est s'interroger avec eux sur la tension fondamentale qui existera toujours entre la force du destin et la liberté humaine.
Les portraits en ronde bosse, c'est-à-dire les représentations plastiques de personnages historiques, constituent l'un des traits caractéristiques de la culture visuelle du monde antique gréco-romain. Cet ouvrage innove en mettant délibérément l'accent sur la vie des statues après leur exposition - c'est-à-dire sur la communication et le rapport que les acteurs sociaux entretiennent avec les portraits. Ceux-ci sont étudiés en tant que médias de la mémoire dans une perspective matérielle, spatiale, urbanistique, topographique et mentale. La durée de leur présence physique est ainsi interprétée en relation avec les transformations de leurs contextes d'utilisation et de réception. L'étude commence au début du ve siècle av. J. -C. : c'est le moment où l'individualisation physionomique devient un phénomène important dans la sémantique des portraits, qui changent de signification dans l'espace de la polis. La période qui s'étend du ive au ier siècle voit l'apogée du portrait grec, en particulier sous la forme des statues honorifiques, qui peuplèrent en grand nombre les places publiques et les sanctuaires. Si l'accent est mis sur des lieux emblématiques du monde grec, qui offrent un riche matériel (notamment Délos, Athènes, les sanctuaires panhelléniques et Pergame), des cas moins connus sont également exploités.