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Images de la folie
Quétel Claude
GALLIMARD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782070129935
Aucune maladie n'a été plus porteuse d'iconographie que la folie. Le mot lui-même a toujours été ambivalent, signifiant à la fois absence de sagesse et perte de la raison au sens médical du mot. Les artistes se sont engouffrés dans la brèche en jouant sur les deux tableaux. Des pures allégories de la folie comme La Nef des fous, on a cependant tôt fait d'arriver à des représentations où la pathologie a déjà sa place. C'est néanmoins avec la naissance de la psychiatrie, à l'orée du lux` siècle, que les images de la folie se multiplient: peintures édifiantes, types d'aliénés, scènes de la vie asilaire... L'asile, voulu comme un instrument de guérison, se transforme en vision d'épouvante à travers les images-reportages de ses cours et de ses dortoirs, de ses médications et de ses appareils de contention. L'iconographie de la folie s'exprime aussi dans les représentations de maladies "vedettes" comme l'hystérie, dans le regard des artistes à diverses époques, dans les figurations d'une antipsychiatrie aussi ancienne que la psychiatrie elle-même. Enfin, les fous eux-mêmes font oeuvre dans l'expression de l'art brut. Au total, ces images constituent une véritable histoire de la folie, d'une folie qui, rapidement débarrassée de ses oripeaux allégoriques, apparaît en dépit de la diversité de ses représentations comme ce qu'elle a été de tous temps: une maladie toujours aussi mystérieuse et encombrante pour la société.
Résumé : Claude Quétel se souvient, dans ce récit à la fois souriant et nostalgique, du petit garçon qu'il fut à la fin de l'Occupation. C'est avec la précision et l'espièglerie de son jeune âge qu'il dépeint le " paysage de guerre " qu'est devenu son village : les " boches ", les Résistants et bientôt les Alliés qui déferlent sur plages les normandes lors de l'inoubliable Jour J. Version enfantine du Mon village à l'heure allemande de Jean-Louis Bory, touchante évocation d'une Normandie âpre et modeste, ce récit est aussi celui d'une mémoire de la France qui se réveille après l'Occupation, raconté par un grand historien.
Résumé : Mein Kampf, publié en 1925-1926, appartient au cercle noir des ouvrages sulfureux dont tout le monde parle sans jamais - ou presque - les avoir lus. Alors qu'il est entré depuis peu dans le domaine public et que sa réédition suscite de vives polémiques, Claude Quétel pose dix questions cardinales sur la genèse et le contenu du livre, son impact réel sur l'Allemagne du IIIe Reich, son accueil dans le monde, notamment dans la France des années 1930, ses conséquences sur le déroulement de la Seconde Guerre mondiale. Tout sur Mein Kampf raconte aussi l'étonnant et inquiétant succès d'une telle oeuvre jusqu'à nos jours.
Résumé : Le 22 juin 1940, la France signe une reddition déshonorante après avoir connu la pire défaite de son histoire. Comment et surtout pourquoi un tel désastre a-t-il été possible ? Marc Bloch a parlé de " l'étrange défaite " et toute une historiographie, même récente, présente la débâcle de 1940 comme le résultat d'une sorte de fatalité due à la démographie, aux circonstances, au destin. Dans un récit vivant, argumenté et documenté, ce livre, qui reprend l'enquête au début, c'est-à-dire à l'armistice de 1918, fait impitoyablement la démonstration du contraire. Il brosse le tableau sans concession des responsables, voire des traîtres à leur pays : pacifistes et défaitistes, classe politique, armée... Les erreurs accumulées ont été si nombreuses que c'est la victoire qui aurait été étrange ! Pourtant, contrairement à une autre légende, les soldats français se sont battus en dépit des errements de leurs chefs. Près de 100 000 d'entre eux sont morts au combat, sans parler des millions de prisonniers. Cette défaite inévitable, imparable, n'en est que plus impardonnable.
Résumé : Pourquoi et comment le 14 Juillet fut-il choisi comme le jour de notre fête nationale ? L'unité des Français autour de cette journée n'est-elle pas un mythe ? Ne scelle-t-elle pas au contraire l'anniversaire d'une France désormais coupée en deux ? Tout le propos de cet essai est de traquer l'évanescence et la duplicité de cette date alors même que son évidence paraît s'imposer depuis que Michelet, grand pourvoyeur de nos mythes nationaux, s'est écrié: "Seul le 14 juillet fut le jour du peuple tout entier." Mais alors, qu'est-ce qui n'est pas évident dans notre 14 juillet ? Tout ou presque... Sa date fondatrice Un événement douteux et rien moins que glorieux. Son premier anniversaire? Une mascarade à grand spectacle trompant le peuple sur lui-même. Son accession au statut de fête nationale ? En 1880 seulement, au terme de près d'un siècle de mise hors la loi et après de longues hésitations sur le choix d'une date. Oui, mais un large consensus national après cette longue gestation ? Que non ! Devenu fête nationale, le 14 Juillet n'a cessé, depuis, de voir son sens renouvelé au gré des régimes qui se sont succédés et qui l'ont cuisiné chacun à leur manière - et ce jusqu'à aujourd'hui.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.