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Physiocratie
Quesnay François ; Cartelier Jean
FLAMMARION
15,00 €
Épuisé
EAN :9782081211278
Ami de Mirabeau, Diderot et d'Alembert, collaborateur de l'Encyclopédie et médecin touche-à-tout, François Quesnay fut l'un des principaux représentants de la physiocratie, école de pensée très en vogue au XVIIIe siècle et dont le nom signifie, littéralement, " gouvernement par la nature ". Selon les physiocrates, l'économie ne saurait avoir d'autre fondement que l'agriculture, seule productrice de richesses, l'industrie et le commerce se contentant de transformer des produits issus de la terre. Avec la théorie du " royaume agricole " exposée dans Physiocratie, véritable idéal économico-politique d'un Etat fondé sur la nature, la terre, la liberté et le " despotisme légal ", Quesnay proposa, avant Adam Smith, une approche systématique de l'économie, et jeta, par sa critique du colbertisme et sa réflexion sur le libre-échange, les bases de l'économie politique moderne.
Le 24 mars 1999, l'OTAN bombarde la Yougoslavie, révélant au monde entier l'ampleur d'une guerre civile qui déchire les Albanais et les Serbes du Kosovo depuis déjà plus d'un an. Pour tenter de cerner l'origine de ce conflit, de nombreuses études mettent de l'avant les changements politiques, économiques et démographiques qui ont marqué le pays depuis les dix dernières années. Mais les mémoires historiques retorses que les Serbes et les Albanais entretiennent sur eux-mêmes et sur l'Autre y jouent également un rôle incontournable. L'auteure s'efforce ainsi de retracer les jalons d'une pathologie mémorielle à partir d'une typologie des discours rencontrés sur Internet. Jetant un regard lucide et critique sur la discipline historique, l'auteure affirme l'incapacité de ce savoir normé à corriger les travestissements d'une mémoire malade, de même que l'irrecevabilité de l'oubli comme thérapie. Et si la solution, après tout, venait d'Internet ?
Ayant connu en 1757, avec L'Ami des Hommes, une célébrité extraordinaire et inespérée, le marquis de Mirabeau veut publier un Traité de la Monarchie qui soit en même temps la continuation de l'ouvrage qui l'a porté au succès et le fondement théorique de ce Mémoire sur les Etats provinciaux qui avait marqué ses débute comme écrivain politique. La rencontre, en juillet 1757, avec François Quesnay sera l'occasion d'une discontinuité dans l'évolution des projets et des idées du marquis. Entre lui et le docteur, une confrontation politique serrée s'ouvre sur les thèmes de ce texte, à partir de ce moment. Deux modèles sociaux s'affrontent, et la cible est commune, l'absolutisme. L'absolutisme comme négation de l'ordre traditionnel de la monarchie française, chez Mirabeau, l'absolutisme comme négation de l'ordre naturel d'un royaume agricole et de son économie politique, chez Quesnay. Commencée en juillet 1757, cette confrontation n'est pas finie encore au mois d'avril 1759, et le texte du Traité en sera profondément modifié. L'ouvrage restera enfin inédit, mais il s'est formé déjà un vrai laboratoire intellectuel, d'où va sortir un produit original : la Physiocratie. On verra qu'il est impossible - les interprétations courantes en sont le témoignage - de se faire une idée des origines politiques, soit de la Physiocratie soit de l'analyse économique qu'elle introduit, sans tenir compte des vicissitudes du texte de ce Traité et des différentes positions qui s'y confrontent. De la première partie de l'ouvrage - la seule que Quesnay a pu connaître - on donne ici une édition qui prend en compte toutes les versions manuscrites (conservées aux Archives Nationales) et fait état de toutes les variantes. On peut se faire ainsi une idée précise du travail des deux auteurs, de la nature de leurs rapports intellectuels, de la distance originaire entre les deux positions, et de la contribution - très inégale d'ailleurs - donnée, de part et d'autre à la définition d'une économie politique qui se veut science, science des sociétés.
Quesnay Arthur ; Colombo Pamela ; Baczko Adam ; Do
Axé sur des terrains de recherches approfondis en Amérique Latine, Afghanistan, Irak, Mali et au Burkina Faso, ce numéro s'intéresse aux effets des interventions occidentales sur la structuration de régimes miliciens et des économies deviolence locales. En étudiant les dispositifs miliciens, les articles interrogent le fonctionnement de la gouvernance des populations et des pratiques occidentales de la guerre. Ce numéro scrute ainsi le rôle de l'international dans le processus de formation du capital militaire des milices, soit leur capacité à organiser de la violence collective, à imposer des modes de gouvernance et de nouvelles hiérarchies locales qui transforment brutalement les sociétés.
Le narrateur d'origine kurde a fuit les persécutions irakiennes de Saddam Hussein et s'est réfugié à Paris dans les années quatre-vingt. Il y travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel trois étoiles, l'Europa hôtel. Sa vraie profession demeure la peinture, mais il n'arrive pas à vivre des quelques tableaux placés dans une galerie parisienne. Sa rencontre avec Mohammad Hadji Zadeh, un mollah iranien sans titre de séjour, commence ce récit. Ce dernier a une particularité : il ressemble étrangement au propriétaire de l'hôtel d'origine juive portugaise. L'auteur nous affirme que ce récit est tiré d'une histoire réelle. Il brasse les itinéraires et le passé familial des personnages dont chaque élément va composer un tableau d'ensemble oriental des exilés en Europe, à Paris en particulier, où seront évoqués la traite des esclaves, le sort des Juifs du Kurdistan, ceux d'Ispahan ou encore la poésie persanne.