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La sagesse du physicien
Quéré Yves
EDITIONS DU 81
12,70 €
Épuisé
EAN :9782915543070
Sage, le physicien ? Allons-donc ! répond ici Yves Quéré. Ne convient-il pas, bien plutôt, d'évoquer à son sujet la déraison ? Celle de Copernic prétendant que ce n'est pas le soleil qui se déplace dans le ciel, mais nous qui tournons sur nous-mêmes, ou celle de Dirac faisant naître, au bout de son stylo, une certaine antimatière qui annihilerait ce dont nous sommes faits. Déraisonnable, le physicien, mais aussi raisonneur ; porteur de convictions mais contraint à d'incessantes remises en cause ; agaçant peut-être lorsqu'il se voit à l'épicentre de la connaissance mais ouvert à toutes autres disciplines ; tiraillé entre la rusticité de ses modèles et la complexe réalité des choses... tel est ce personnage dont le métier est d'ausculter la nature, la mission de la décrire, le devoir envers autrui d'en maîtriser les méfaits et la foi, autre déraison, de pouvoir, un jour, - qui sait ? - la comprendre.
Qui n'a jamais ressenti d'émerveillement devant les splendeurs de la voûte étoilée ? Qui n'a cherché à comprendre les mécanismes qui l'animent ? Fruit d'une longue et riche expérience pédagogique, cet ouvrage permet d'aborder l'astronomie avec de jeunes enfants au travers d'un apprentissage interdisciplinaire. Très complet, il présente le Soleil, la Terre, la Lune, les planètes, les comètes et les étoiles. Il offre les connaissances théoriques minimum requises pour initier les petits à la beauté du cosmos et fourmille d'idées faciles à réaliser avec les enfants : mimer le système solaire, animer la ronde des quatre saisons, reconstituer l'aventure d'une comète, établir la "carte des figures du ciel", inventer des galaxies... Ludique et pratique, il fait la part belle à l'observation sans oublier l'imaginaire. L'astronomie ? Un jeu d'enfant !
Que notre monde soit cerné par le malheur n'empêche pas la beauté d'y être présente à profusion. A nous de l'accueillir quand elle s'offre et d'aller à sa recherche quand elle se cache. Intime satisfaction - mais aussi nécessité - de l'esprit et du coeur, elle habite et imprègne les lieux les plus divers : ceux, célébrés, des arts ou des paysages. Mais bien au-delà la découvre-t-on au détour d'une idée ; dans le choix d'un mot par Flaubert ou d'un coup d'archet par Yo-Yo Ma ; dans le sauvetage du Santo António comme dans la trajectoire d'un ballon de football ; dans l'agenouillement d'un Willy Brandt, les dernières paroles d'une Sophie Scholl ou l'héroïsme d'un Jacques Stosskopf ; dans la chose éducative de Jules Ferry, la vérité d'un théorème et l'éclat d'un minéral ; ou sur le visage de la belle inconnue d'Ekaterinbourg. Innombrables ceux qui nous font le don de la beauté, Antigone, Euclide, Richier, Mozart... mais aussi Andrei Sakharov ou Jeanne Villepreux. Et sans limite son espace. Cheminant au long des millénaires côte à côte avec le Sapiens, émanant de lui, et retournant à lui, elle l'aide, selon le mot de Malraux, "à rejoindre une transcendance et à se tenir droit" .
Résumé : Les doubles-croches ? Ces notes brèves, inattendues et sautillantes, que le hautbois lance au-dessus de la tenue de l'orchestre : image de ces clins d'oeil furtifs qui nous révèlent, si nous sommes attentifs, ainsi le " curieux " du tympan de Conques, une bonne part de la saveur des jours et du miracle des rencontres. L'auteur nous convie au récit de quelques-uns de ces fragments véridiques d'une histoire qui pourrait être celle de chacun : nous v côtoyons subrepticement Andrei Sakharov, Yo Yo Ma, Georges Enesco, Nelson Mandela... mais aussi l'attachante couturière de la rue Saint-Séverin ou la belle inconnue d'Ekaterinbourg... Pages toniques où la légèreté du ton ne saurait dissimuler cette pensée : que l'aventure de chacun se relie mystérieusement à celle de tous, comme le font les différentes voix entremêlées du concert. Et que de celui-ci, les notes brèves, à peine perçues et souvent trop vite oubliées, ne sont pas toujours les moins substantielles.
C'est une autobiographie d'un genre particulier que nous propose ici Yves Quéré. Non pas celle des événements ou des anecdotes, mais celle des ressentis, du remémoré, parfois du tout juste perçu. Celle où se font entendre les chants variés de cette symphonie qui, pour tout un chacun, se révèle la métaphore de sa propre vie. Ces chants, l'idée peut donc venir de les réécouter, sans souci de chronologie, petite musique qui tourne en nous et que le monde nous renvoie au creux de l'oreille ; ainsi des échos qui, ici, nous parviennent lors d'une promenade vagabonde où l'on peut croiser les pas d'un Andreï Sakharov, d'un Pierre Mendès France, d'un François Jacob, d'un Philippe d'Edimbourg, d'un Georges Charpak, d'une Mariam an Nour, et de bien d'autres. Si bien que se retourner sur son existence, ce doit être d'abord, pour chacun, écouter ces voix qui font concert ; celles, publiques, du forum ouvert et celle, intime, de notre temple intérieur.
Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La sagesse du chirurgien est faite de modération, de prudence, mais aussi parfois de rapidité. Elle ne s'acquiert qu'avec le temps et l'expérience. Elle est plus singulière et peut être moins naturelle quand il s'agit de la conduite managériale d'un groupe de chirurgiens et de para médicaux. La juste répartition des tâches, les précautions prises pour ne favoriser aucun, la reconnaissance des mérites des uns et les mesures correctrices à apporter à d'autres, font du statut de manager dans un service de chirurgie un métier à part entière. Il demande une écoute et des qualités particulières pour mettre là où il "fera" le mieux, celui qui y sera le plus heureux. On peut imaginer que la réflexion qui y préside soit très proche de celle de l'artiste pour la construction d'une oeuvre d'art, surtout si l'on se réfère à la phrase du peintre nabi Maurice Denis : "Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées".
Michel Polacco est journaliste et aviateur. Passionné par les sciences et l?aventure il est pilote professionnel d?avions et d?hélicoptères. Depuis plus de trente ans il couvre l?actualité aéronautique et spatiale pour la radio (Europe 1 puis France Inter, France Culture, France Bleu et France Info dont il fut le directeur de 2002 à 2007). Michel Polacco est l?auteur de plusieurs ouvrages d?histoire, dont Le Futur a sa Légende, Hispano Suiza, l?Aviation Autrefois, Concorde, Airbus A 380, La Conquête Spatiale pour les Nuls. Chaque dimanche sur France Info, on le retrouve en compagnie du philosophe Michel Serres pour une nouvelle chronique: "Le sens de l?info".
Résumé : Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? La douleur que je nomme "troisième souffrance" est associée à nos mutations identitaires. Il faut l'accueillir avec joie car elle est la manifestation d'une transformation véritable. C'est la douleur ressentie lorsque le sang se remet à circuler dans une jambe ankylosée : c'est la douleur du retour à la vie. Bien sûr, notre client vient chercher de la sécurité. Pourtant, le travail va réactiver en lui des fêlures ou des fragilités. Il lui faudra apprendre à dire ses peurs et ses besoins, à reconnaître sa vulnérabilité, sa finitude et dégonfler la bulle narcissique pour s'accepter comme un être blessé et donc profondément humain. Remettre en cause son ego n'est jamais confortable. C'est pourtant la condition d'une authenticité susceptible de libérer une énergie insoupçonnée pour de nouveaux projets. Tout le métier du coach consiste à jalonner des étapes et à proposer des protections et permissions à même de faciliter ce cheminement vers plus de vie, de liberté et de responsabilité.
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.