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Il n'y a pas de cerveau des émotions
Quéré Louis
PUF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782130841852
Après avoir présenté les principales approches actuelles en neurosciences des émotions, l'auteur souligne le caractère problématique de certains de leurs présupposés. L'argument principal est qu'elles mélangent souvent deux vocabulaires de nature différente, celui de la psychologie ordinaire et celui des sciences de la nature. Or nos concepts d'émotion ne s'appliquent pas à des états physiques ou chimiques du cerveau. Leur domaine d'application est celui des comportements qui ont un sens dans un univers socio-culturel. Cette critique ne minimise pas la contribution des neurosciences à la compréhension des émotions. Leur éclairage est indispensable s'il est vrai que les émotions sont des phénomènes biologiques, qui ont un réel " avantage adaptif ". Mais les émotions humaines sont des phénomènes biologiques transformés par un environnement social et culturel. Comment une telle transformation est-elle possible ? Cette question est peu posée en neurosciences, bien qu'elles se réclament de Darwin. Celui-ci y avait répondu en esquissant une théorie des habitudes d'expression d'émotions. L'ouvrage reprend ce fil conducteur, en s'appuyant sur l'apport du pragmatisme américain.
Résumé : Notre manière d'interpréter les affects paraîtrait étrange à quelqu'un d'une autre époque ou d'une autre culture. L'accent est désormais mis sur leur caractère d'expériences subjectives, auxquelles les personnes sont censées avoir un accès privé, direct et privilégié. Cette interprétation est en partie due à la relocalisation des sentiments, à l'époque moderne, dans l'intériorité du moi. La première partie du livre examine les différents problèmes posés par ce tournant internaliste, rappelant que les concepts psychologiques ne sont pas des noms pour des expériences subjectives. Pour soustraire les émotions à cette interprétation, il propose de les reconduire à l'action et de les replacer dans leur environnement et leurs situations. Il redéfinit également leur dimension cognitive en évitant de l'intellectualiser. La seconde partie est consacrée aux émotions collectives. Après avoir évoqué leur explication par la psychologie des foules de la fin du XIXe siècle, et sa critique par Emile Durkheim, Louis Quéré présente et interroge différentes approches actuelles du phénomène en philosophie, en psychologie sociale et en théorie des organisations. Pour éviter leurs présupposés problématiques, il esquisse une explication inspirée de l'anthropologie des rituels de Marcel Mauss.
A partir de différents points de vue, Louis Quéré examine une seule et même question : l'herméneutique, science de l'interprétation, constitue-t-elle un paradigme pour la sociologie, dès lors que l'on admet que, en tant que science historique, celle-ci est vouée à la production de "généralités interprétatives" et au conflit des interprétations ?
A l'époque moderne, la confiance a souvent été considérée comme une attitude infantile, liée à la crédulité, tandis que la méfiance bénéficiait d'un crédit de maturité d'esprit, car soi-disant plus rationnelle. Aujourd'hui, on s'inquiète beaucoup du déclin de la confiance, au point que certains s'alarment du développement d'une culture de la suspicion, dont le complotisme est l'une des manifestations, remettant en cause le discours médiatique et même scientifique. Pourtant, si "? crise de la confiance ? " il y a, il s'agit plutôt d'une crise de la "? déférence ? " , en partie liée à l'individualisme expressif contemporain. Quant à la "? culture du doute ? " , son développement est à rapporter aux transformations qu'ont subies la sphère de la communication sociale et la gestion de la res publica dans les formes récentes du libéralisme. ? En analysant rigoureusement le sens de la confiance et ses antonymes, cet ouvrage entend démontrer que la confiance n'est pas une faiblesse excusable, mais au contraire une forme d'intelligence dans la vie sociale.
Les textes de Dewey regroupés dans ce volume exposent sa philosophie morale et politique. Ilspermettent de comprendre autrement les dynamiques de la vie publique: leur centre de gravité n'est pas la fixation de normes ou l'édiction de lois, mais la formation de valeurs destinées à guider la résolution pratique (et expérimentale) des problèmes sociaux et politiques. Dewey est convaincu qu'il faut rechercher des méthodes permettant à l'intelligence (plutôt qu'à la Raison) de s'exercer dans le domaine des jugements de valeur, qui sont des jugements pratiques. Une des conditions est de refuser toute forme d'absolutisme: il n'y a pas de fin ultime ni de summum bonum. Il n'y a pas non plus de hiérarchie de valeurs. Seule l'enquête permet de découvrir le bien unique de chaque situation. Les fins sont des moyens dans l'organisation de la conduite. Cela n'empêche pas l'enquête de s'appuyer sur les acquis de l'expérience passée, consignés sous la forme de généralisations(principes ou « valeurs » tels que bonheur, justice, liberté, etc.). Le premier texte de ce recueil date de 1939 et répond à une sollicitation des « positivistes logiques » autrichiens et allemands qui pensaient que le pragmatisme américain partageait leur idéal d'une philosophie plus scientifique. Ce texte permet à Dewey d'expliciter ses préventions à l'égard des présupposés du positivisme logique.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein