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Allez-y voir. Ecrits sur la peinture
Queneau Raymond ; Massonet Stéphane
GALLIMARD
21,00 €
Épuisé
EAN :9782073037039
La peinture a très tôt retenu l'attention de Raymond Queneau, dès sa jeunesse où le dessin l'occupe. Avec le temps, l'auteur de Zazie dans le métro et des Exercices de style a pu tirer ses propres conclusions : "J'ai connu des peintres et des ventes publiques, des marchands de tableaux et des musées, des encadreurs, et je me suis fait ma petite opinion". A l'instar de ses propres dessins, Queneau témoigne d'un regard libre qui a su s'émanciper de la constellation surréaliste. Le poète élabore progressivement une théorie du signe et de l'écriture ainsi qu'une dialectique du regard chez les peintres. Mais il nous convie aussi à nous rendre dans les expositions, ces fêtes du voir, en toute simplicité : "Allez-y voir". A travers ces exercices d'admiration, on retrouve ainsi la personnalité et le style de Raymond Queneau, son acuité, son esprit anti-sérieux, parfois "pataphysique", et son goût pour le singulier. Cet ensemble inédit formant un véritable "musée Raymond Queneau" met à l'honneur Joan Miró et Jean Dubuffet mais aussi, entre autres, Mario Prassinos, Enrico Baj, Maurice Henry, Elie Lascaux, Jean Hélion ou encore Pablo Picasso.
A Paris vers 1895, quelques romanciers sont en quête de leurs personnages. En effet, il advient parfois à ceux-ci de sortir du manuscrit qui les élaborait et d'aller se promener dans le vaste monde où il leur arrive d'autres aventures. D'autres? ou les mêmes? Quand Icare, par exemple, s'intéresse à l'avenir des moyens de transport, aura-t-il le destin que son nom peut suggérer? Quelle fin lui prépare son auteur? Et de quel auteur s'agit-il?
«C'est plus inspiré par le livre pour enfants intitulé Têtes de rechange que par les jeux surréalistes du genre Cadavre exquis que j'ai conçu - et réalisé - ce petit ouvrage qui permet à tout un chacun de composer à volonté cent mille milliards de sonnets, tous réguliers bien entendu. C'est somme toute une sorte de machine à fabriquer des poèmes, mais en nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cent millions d'années (en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre).»Raymond Queneau.
Queneau n'est pas un romancier comme les autres. Il est si peu comme les autres que l'on ne pense pas toujours spontanément à lui comme à un romancier, bien qu'il ait publié treize romans. Peut-être est-ce dû à son parti pris du rire et du jeu, à sa volonté, affirmée dès Le Chiendent et réaffirmée dans chacun des livres suivants, d'amuser le lecteur et de s'amuser lui-même. Or on le sait, la littérature, en France, est considérée comme une chose sérieuse? Queneau ne serait-il pas un écrivain sérieux? Le ton drolatique qu'il adopte a pu parfois dissimuler les autres facettes de sa personnalité de romancier: sa volonté d'être le témoin du monde et de l'histoire de son temps, ou son besoin de donner figure par l'imaginaire à des interrogations existentielles. Il est non moins vrai que l'on trouve au c?ur même de ses romans des orientations moins évidemment «romanesques»: par certains côtés, Queneau reste surréaliste malgré sa rupture avec le groupe de Breton; il est aussi philosophe, et en particulier un philosophe de la langue et des mathématiques; et il est passionné d'anthropologie, de psychanalyse, d'histoire des religions ? sans parler de son attirance, sans doute moins connue, pour le gnosticisme et l'ésotérisme. Ces différentes facettes sont prises en compte dans la présente édition des Romans de Queneau, qui comptera deux volumes. Le tome I va du Chiendent (1933) à Pierrot mon ami (1942), et inclut deux ouvrages, Gueule de pierre et Les Temps mêlés, qui n'avaient jamais été réimprimés par leur auteur et étaient donc introuvables. Il permet en outre d'entrer dans le «laboratoire» de l'?uvre romanesque. Il propose sur plus de deux cents pages des textes inédits, tirés de la masse considérable de documents ? plans, schémas, manuscrits, dactylogrammes ? soigneusement conservés par Queneau et auxquels les membres de l'équipe animée par Henri Godard a pu avoir accès. C'est ainsi que l'on découvrira, parmi d'autres richesses, un chapitre inédit des Derniers Jours, ou de larges extraits de la première version dactylographiée (et passionnante à tous égards) d'Un rude hiver. Ces textes, l'auteur les avait supprimés, avec l'aisance de quelqu'un qui écrit vite, non parce qu'il les trouvait faibles, mais parce que, à un moment donné, il avait décidé d'orienter le récit dans un sens différent. On le verra, il y a là des pages du meilleur Queneau. Ce volume contient: introduction, chronologie, note sur la présente édition par Henri Godard; Le Chiendent, Gueule de pierre, Les Derniers Jours, Odile, Les Enfants du limon, Un rude hiver, Les Temps mêlés, Pierrot mon ami; Appendices (textes et documents inédits); notices, notes et variantes. Édition établie sous la direction d'Henri Godard. Ce volume constitue le tome II de l'édition des ?uvres complètes, dont le tome I est consacré à l'?uvre poétique.
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes. Mise en images, portée sur la scène des cabarets, elle a connu une fortune extraordinaire. Exercices de style est un des livres les plus populaires de Queneau.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.