
Queer
Queer. Le terme paraît condenser tout ce que le nouveau président américain aimerait effacer de son monde. Car la posture queer est faite d'opposition, de questionnement et de transgression des normes dominantes de genre. Une subversion qui fait peur. Partout dans le monde, elle fédère les extrêmes droites. Queer est le mot pour dire ce qui ne va pas et ouvrir des possibles. Queer. Le terme est aussi coloré qu'incompris, aussi percutant que flou. Il caractérise des artistes. Il qualifie des postures militantes. Il dénomme des minorités sexuelles et de genre. Il rassemble des travaux universitaires. Il désigne des événements. Il conceptualise des esthétiques. Il désigne des apparences non convenues. Il affirme des identités. Il formalise des combats. Pour le grand public, il questionne. Sa définition demeure un enjeu de luttes. Ses origines militantes et académiques ne sont jamais très loin. Et si 1990 peut se comprendre aussi bien comme l'année de la naissance académique de la théorie queer que comme celle de son affirmation militante, le terme était présent bien avant. Queer est un bel exemple de retournement du stigmate, tant il humiliait les personnes homosexuelles ou transgenres, qu'une société hétérosexiste tolérait tant que ces dernières restaient au placard. En revendiquant leur genre, leur orientation sexuelle ou leur sexualité, elles se sont approprié le terme - qui résiste à la traduction - pour se désigner et se rassembler malgré leurs différences. Queer est ainsi ce terme rassembleur qui désigne un projet plutôt qu'une identité : celui de devenir soi, en s'appuyant sur la force d'un collectif par lequel il est possible de résister aux normes écrasantes comme aux jugements dépréciateurs, et de s'affirmer, voire d'être fier et fière de ce que l'on fait, de ce que l'on est. Ecrit à quatre mains et croisant les générations, ce livre inscrit également le mot dans son histoire transatlantique. Il en clarifie les usages et montre en quoi il est un terme de résistance à ce que Monique Wittig avait appelé la pensée straight.
| Nombre de pages | 112 |
|---|---|
| Date de parution | 11/09/2025 |
| Poids | 110g |
| Largeur | 102mm |
| SKU: | 9782381911328 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782381911328 |
|---|---|
| Auteur | Liotard Inès ; Liotard Philippe |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 102 |
| Date de parution | 20250911 |
| Nombre de pages | 112,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'amour, Culture générale Prépas scientifiques. Edition 2019-2020
Liotard ThierryRésumé : Ce livre vous donne accès à tout ce qu'il faut connaître sur le thème de culture générale (2016-2018) ainsi que les 3 oeuvres au programme. De la méthodologie, du cours et des dissertations corrigées.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

Dictionnaire Sjöwall et Wahlöö. Les pionniers du polar nordique
Liotard YannQuand on parle de polar nordique, on cite toujours Maj Sjöwall et Per Wahlöö. En France on évoque toujours un peu vaguement ce couple suédois. Pourtant, ce projet littéraire gagne à être connu. Explorons ensemble cette oeuvre, son monde, ses inspirations et ses multiples ramifications. Dans les années soixante, à Stockholm, bien avant la vague éditoriale actuelle, Sjöwall et Wahlöö sont des pionniers du polar nordique. Ils inventent un flic, Martin Beck, et racontent le travail d'une équipe de policiers. On croit la Suède en plein miracle. En réalité, elle déchante. Ils sont une référence incontournable dans la littérature policière nordique. Leurs romans ont influencé Henning Mankell, Arnaldur Indridason, Ake Edwardson, Leif G.W. Person, Stieg Larsson, Jan Guillou, etc. Leur héritage n'est pas seulement nordique : des auteurs américains (Michael Connelly), britanniques (John Harvey, Val McDermid, Ian Rankin, Andrew Taylor), français (Pierre Lemaitre), italien (André Camilleri) ou chinois (Qiu Xiaolang) savent et disent ce qu'ils doivent à ces deux Suédois. Ce dictionnaire fait découvrir au public français les romans de Sjöwall et Wahlöö en plus de 500 articles sauvages et rigoureux. Il s'adresse autant aux lecteurs de la série, qu'aux étudiants, aux curieux et à ceux qui aiment la Suède.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -

Beaumocoeur. Méditation guidée pour les petits
Liotard MaudeBeaumocoeur est une méditation guidée tendrement illustrée, pour apprendre à l'enfant à entourer de douceur et d'amour une petite blessure, physique ou émotionnelle. Une visualisation simple pour consoler les petits chagrins... et prendre le chemin de la guérison.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,81 € -

Tour du monde en romans. 50 romans français et internationaux incontournables
Liotard YannRésumé : Ce livre réunit cinquante romans comme autant d'invitations à voyager à travers le monde. Les fiches présentant ces livres vous feront voyager sur tous les continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe, Océanie) avec une prédilection marquée pour l'Europe, la littérature française et francophone. Présentez vos billets : du Brésil à la Suisse, du Japon au Sénégal, de l'Algérie à la Suède, ou de la France à l'Australie. C'est de ces pages qu'ont tournées tant de lecteurs qu'on fait les livres incontournables. C'est à un voyage immobile et à un modeste bilan carbone que ce livre invite. Pour aller au Brésil, au Canada ou en Australie, l'avion est en papier. Outre une notoriété littéraire, ces romans partagent (presque tous) une même brièveté (les romans russes sont rarement brefs...). Comme l'écrivait Joseph Kessel à propos du roman de John Steinbeck, Des Souris et des Hommes : ces livres sont brefs, mais leur pouvoir est long. La présentation de ces livres poursuit un but simple : inviter les lecteurs de ce Tour du monde en romans à se faire lecteur de ces nombreux romans. Chaque fiche s'accompagne d'un résumé, d'un incipit d'un extrait, d'une petite analyse thématique ainsi que de divers prolongements : à chaque livre correspond, par exemple, une playlist musicale.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 €
Du même éditeur
-
Horizons ultimes. L'odyssée des voiliers volants
Villepreux Olivier ; Augendre Frédéric ; BoissièreRésumé : Des bateaux qui volent ? Avec les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils leur permettant de s'élever au-dessus de l'eau, ce rêve insensé devient possible ou presque. Pour la première fois, un ouvrage leur est consacré, sans oublier les hommes, architectes et marins, qui se sont lancés dans cette épopée. "Il faut être monté un jour à bord pour comprendre l'équilibre ténu qui fait craindre la catastrophe à chaque manoeuvre. Il y en a sous le capot, on sent la fureur, l'animal sauvage qui pourrait se cabrer, mais fait tout pour se contenir. Et nous, nous tenir, à tout ce qui ne bouge pas, comme ces barres autour du cockpit. Dans l'attente d'un rodéo inopiné, se planquer derrière le boss à la barre, dont on s'étonne des imperceptibles mouvements. Très vite, une accélération inattendue, latérale, déstabilisante, même pour qui connaît le comportement habituel de ces bateaux volants. Toute cette énergie à dompter pour ne pas la subir... Regarder vers le bas, entre les filets, cet Atlantique qui défile à Mach 2, tranché par des foils qui le fendent et soulèvent les coques. Retenir son souffle à chaque virement de bord. Une heure et demie pour faire 90 km. Sur un voilier classique, il faut une demi-journée pour parcourir une telle distance... Ce n'est pas pour rien que lorsqu'on est sur un Ultim, les autres bateaux, on les appelle "les piétons"." Patricia Oudit. La longue histoire de l'architecture navale n'avait pas projeté qu'un jour des voiliers immenses s'élèveraient au-dessus des vagues de l'Atlantique ou du Pacifique. Désormais, la chose est constatée. Véritables Formule 1 des mers, les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils, vont écrire un chapitre inédit de l'aventure maritime qui ne sera pas sans conséquence sur la façon dont nous concevrons et pratiquerons la voile à l'avenir. Autant se mettre à la page. Ce livre invite donc à mieux comprendre ce que cachent les exploits des marins qui se sont lancés dans cette odyssée, tel François Gabart capable de faire le tour du monde en 42 jours. Il s'agit aussi de mettre en évidence l'exceptionnel travail d'architectes, d'ingénieurs, de techniciens, d'équipes entières vouées à s'affronter dans la course au large et rivalisant aussi de secrets invisibles à l'oeil nu. La voile au point ultime. Un ouvrage dirigé par Olivier Villepreux. Avec des textes de Frédéric Augendre, Dino Di Meo, Antoine Grenapin, Jean-Louis Le Touzet, Patricia Oudit, Pierrick Pourchasse, et les paroles de Franck Cammas, Charles Caudrelier, Thomas Coville, François Gabart, Yves Le Blevec et Armel Le Cléac'h.ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,00 € -
Histoire
Mazeau GuillaumeComment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Seins. En quête d'une libération
Froidevaux-Metterie CamilleLes seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé. Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle "tournant génital du féminisme", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement. Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette "expérience vécue des seins".ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Peuple
Cohen DéborahLe mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €
De la même catégorie
-
Les théories en études du genre
Lépinard Eléonore ; Lieber MarylèneQu'est-ce que le genre ? Comment a-t-il été conceptualisé? Est-il défini de la même façon chez les anthropologues, les sociologues, les philosophes, les historiennes et les tenantes des cultural studies ? Quelles ruptures épistémologiques ce concept a-t-il provoquées ? Cet ouvrage retrace les différentes généalogies de la notion de genre et les débats théoriques qu'elle a suscités. Il présente la variété des perspectives et des développements produits par plus de cinquante ans de recherches sur le genre et les sexualités, tant en termes de savoirs et de connaissances qu'en termes de reconnaissance et de résistance. Ce livre a pour ambition de familiariser les lectrices et les lecteurs avec les approches majeures des études de genre, dont certaines sont moins connues dans le contexte francophone. Il met également l'accent sur l'imbrication du genre avec d'autres rapports sociaux, au coeur de nombreux développements théoriques, autant hier qu'aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -
La question trans
Habib ClaudeRésumé : Le phénomène "trans" est en expansion. En nombre croissant, des enfants et des adolescents expriment ce qui était naguère inexprimable, inaudible, insensé : la conviction d'être nés dans le mauvais corps. A la surprise des praticiens, les filles sont à présent majoritaires dans la demande de transition. Ce sont les tenants et aboutissants de ce phénomène émergent qu'interroge Claude Habib. Elle ne prétend pas en donner une interprétation, elle s'efforce d'en circonscrire le mystère, en examinant, sans polémique ni complaisance, les innombrables questions, tant théoriques que pratiques, qu'il soulève. Comment l'identité de genre est-elle devenue une affaire de choix personnel ? A quelle source rapporter le projet de se recréer qui supplante, chez beaucoup de jeunes, l'acceptation du donné ? Pourquoi la difficulté de supporter la condition sexuée, autrefois invisible, surgit-elle au grand jour ? Peut-on reconnaître à des enfants la capacité de juger de leur futur destin social ? Faut-il autoriser la participation des transgenres aux compétitions sportives féminines ? Une question et des questions qui n'ont pas fini de nourrir le débat public et d'alimenter la réflexion.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -
Un appartement sur Uranus. Chroniques de la traversée
Preciado Paul B. ; Despentes VirginieRésumé : Au XIX siècle, lorsque l'homosexualité est inventée comme crime et maladie mentale en Europe, l'écrivain Karl Heinrich Ulrich est le premier à se déclarer " uraniste " et à affirmer les droits de " ceux qui aiment différemment " . Après lui, Preciado refuse le protocole médico-légal de changement de sexe et entreprend un projet de transformation de son corps et de sa subjectivité via l'auto-administration de testostérone. Il relate cette traversée, ce devenir " homme-trans " , au fil de chroniques dans Libération entamées comme Beatriz et poursuivies une fois devenu Paul. Il y développe une philosophie politique dépassant les questions de sexualité et évoque des questions politico-sociales comme le devenir néo-fasciste en Europe, la crise grecque, les luttes zapatistes au Mexique, le conflit en Catalogne. Car la dualité sexuelle et son l'épistémologie binaire sont le cadre général de nos sociétés " technopatriarcales et hétérocentrées " . La masculinité s'y définit par le droit des hommes à donner la mort et la féminité par l'obligation des femmes à donner la vie. L'hétérosexualité est à la fois une politique du désir et un régime de gouvernement imposant un système de violence et de domination. Face à ce régime, la culture queer et trans est celle du l'expérimentation du genre et de la non-naturalisation des positions de pouvoir. Les corps sont équivalents, le pouvoir est redistribué. En devenant Paul, Preciado, " dissident du système genre-genre " , met en pratique la révolution sexuelle et politique qu'il appelle de ses voeux. Il propose ainsi une cartographie de technologies du pouvoir aussi bien qu'une guide des nouvelles stratégies de résistance à la norme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -
Comment je suis devenue BO
Spilbeeck Bo Van ; Michel NoëlleLes transgenres ne constituent plus un tabou mais un vrai phénomène de société. Un livre dont la profondeur et le questionnement sont universels. Trés important lancement média en France et en Belgique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,90 €







