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Houellebecq aux fourneaux
Quaranta Jean-Marc
PLEIN JOUR
20,50 €
Épuisé
EAN :9782370670205
Livre de recettes qui est aussi, dans le même mouvement, une analyse approfondie de l'?uvre de Michel Houellebecq, cette étude d'un genre inédit renouvelle la connaissance de l'auteur des Particules élémentaires et de Soumission à partir d'une évidence que personne, jusque-là, n'a relevée : il existe, à côté du sentiment amoureux, mais plus radieuse que lui (les repas, eux, finissent bien), une zone de bonheur dans cette ?uvre apocalyptique, et elle se trouve en cuisine. Jean-Marc Quaranta l'explore systématiquement, en relevant, à travers les romans, l'ensemble des repas que prennent les personnages, des plats préparés avec amour par la grand-mère de Bruno (Les Particules élémentaires) aux agapes en Dordogne (Soumission), en passant par le dîner de Michel chez les parents de Valérie (Plateforme). Il les interprète, les met en perspective, définit leur place dans l'univers de Houellebecq, bref, fait avec eux, d'une manière à la fois rigoureuse et accessible, son métier d'universitaire. Mais, en praticien de la cuisine, ayant longtemps travaillé dans un restaurant du Sud de la France, il passe également à la pratique à travers près de quatre-vingts recettes, mélange hétéroclite qui rassemble aussi bien le thon à la catalane, les poivrons à l'huile, le pot au feu ou la tarte aux pommes que des plats rares comme le poulet aux écrevisses, l'anguille au vert, la croustade landaise, la tartelette au cou de canard? Il nous invite, de toutes les manières possibles, à dévorer les livres de Houellebecq, à entrer dans la bibliothèque en passant par la cuisine, pour devenir les intimes de cette ?uvre inépuisable, qui n'a pas fini de nous surprendre.
Résumé : Ce livre est la première biographie d'Alfred Agostinelli, le chauffeur de Marcel Proust, au rôle essentiel dans l'existence de l'écrivain et, parce qu'il est le principal modèle d'Albertine, dans la construction de la Recherche. Témoignages, archives et brouillons de l'écrivain révèlent cette relation d'une rare intensité, et montrent comment aimait Marcel Proust. On ignore tout d'Alfred Agostinelli, le chauffeur de Proust présenté par ce dernier comme son secrétaire. Cette première biographie du principal modèle d'Albertine éclaire le rôle primordial qu'il eut dans l'existence de l'auteur de la Recherche et la genèse de son oeuvre. Alfred Agostinelli fut ce jeune homme à la réputation sulfureuse, rencontré à Cabourg en 1907, dont Proust disait qu'il était avec son père et sa mère la personne qu'il avait le plus aimée. En première page du Figaro, il évoque son " jeune visage imberbe ", le compare à sainte Cécile, à " une nonne de la vitesse " et prophétise sa mort dans un accident. Il l'abrite sous son toit avec sa compagne, note ses faits et gestes dans ses carnets, le poursuit jusqu'à Monaco pour obtenir son retour après leur séparation. Documents inédits issus d'archives publiques et privées, témoignages, brouillons de l'écrivain ont permis à Jean-Marc Quaranta de dépasser les clichés et de dresser pour la première fois un portrait précis d'Agostinelli, de livrer le récit de sa vie et surtout de restituer la véritable relation, d'une rare intensité, qu'il entretint avec Marcel Proust jusqu'à leur rupture et à sa disparition tragique en mai 1914. Des informations inattendues et solidement étayées sur la biographie de l'écrivain renouvellent de manière décisive les connaissances que l'on pouvait avoir sur les années 1913-1914, essentielles dans l'élaboration de son oeuvre. Grâce à ces éléments nouveaux, il est possible de mieux cerner et comprendre les prémices de La Prisonnière et d'Albertine disparue dont Agostinelli fut le principal inspirateur.
Jean Santeuil est l'oeuvre la plus secrète, la moins aimée, peut-être, de Proust. On ne sait ce qui déroute le plus ? : ce qui s'y trouve déjà de la Recherche, ou ce qui en disparaîtra. Par l'étude des formes (la description des lieux, la poétique du récit de formation, le discours métalittéraire), des thèmes (la psychologie, la musique, la mémoire, l'affaire Dreyfus) et de la genèse, ce numéro de Roman 20-50 revient sur l'intrigante question de ce roman méconnu resté en chantier et dont sortira la grande oeuvre.
Une puissante expérience de pleine conscience. Jurgen Ziewe a passé une semaine dans un chalet isolé d'une région sauvage d'Ecosse. A l'abri des distractions du monde moderne, il a fait l'expérience de première main de ce qui se produit lorsque l'attention est focalisée sur la source même de l'attention. Ce récit nous fait voyager dans le vécu intime de son auteur qui expose ici les aspects les plus profonds de sa vie intérieure. Il a pris note, avec autant de précision et d'authenticité que possible, des processus mentaux à l'oeuvre dans ses profondes méditations. Il vécut là une des plus puissantes expériences d'expansion de conscience de sa vie ; une expérience qui le laisse dans un rapport nouveau et inédit au monde. Cette proximité avec le phénomène de l'attention l'a conduit à transcender le point de vue individuel et a débouché sur une expérience de Conscience cosmique. Cette aventure intime est agrémentée de photos prises par l'auteur qui nous mettent aussi en contact avec la beauté du monde animal, prenant parfois des accents chamaniques. Un témoignage simple et profond. A notre époque moderne riche en sollicitations, cette lecture fait l'effet d'un rafraîchissement. Une invitation à la simplification et à la paix. Un livre profondément inspirant qui fournit des indices à tous ceux qui voudraient sortir du confinement des identifications personnelles.
Résumé : Retrouver des lettres inédites de Proust est toujours un événement. Plus encore lorsqu'elles s'adressent à un personnage public, Pierre de Polignac devenu Pierre de Monaco, duc de Valentinois, et personnage d'À la recherche du temps perdu sous les traits du comte de Nassau. Proust a connu, sans doute grâce à Paul Morand, le jeune Pierre en 1917. Comment ne pas s'intéresser à un si bel homme, cultivé, descendant d'une des plus vieilles familles françaises et bientôt marié à la princesse héréditaire de Monaco ? Ces lettres, tour à tour touchantes, drôles et pétillantes d'intelligence, racontent l'histoire de cette relation et de sa rupture. Ces caractères si difficiles à déchiffrer, tracés à la hâte par un grand malade (il mourra deux ans plus tard), révèlent, comme les bons romans, tous les mouvements de la séduction et de la passion qui ne peuvent s'expliciter, une confession interdite, et même une esthétique : comment aider Pierre de Polignac (et bien d'autres) à devenir écrivain ?
Résumé : J'ai plongé sans me poser de questions, je me disais que je verrais bien en route. Pour l'instant, le choc est rude. Je suis venue pour être quelqu'un d'autre, l'espace d'un mois. Sortir de mon quotidien de journaliste à Paris. Quatre semaines off, c'est ce que m'a octroyé, sans trop de peine, mon employeur. Un mois, c'est très court mais aussi infiniment précieux pour découvrir ce pays que j'avais l'impression de connaître. Et qui devenait soudain un peu étranger. C'est mon premier jour à l'usine. Qu'avons-nous encore en commun ? Sommes-nous condamnés à vivre enfermés chacun dans sa case, derrière ses frontières sociales, régionales, culturelles ? Alors que Paris était secoué par les attentats, en ce mois de janvier 2015 où la France se posait cruellement la question de son unité, Bérangère Lepetit se faisait engager comme ouvrière dans un abattoir breton. Un séjour en France, récit de cette expérience radicale, est un roman d'aventures au coeur du réel, un voyage dans l'étrange ailleurs qu'est notre pays, tel que nous ne savons plus le voir.
Quand Joanna Burger, une des plus grandes ornithologues contemporaines, recueille Tiko, un perroquet de bientôt 30 ans (ce qui est jeune pour les perroquets), elle est loin d?imaginer dans quelle histoire d?amour absolue elle se lance. Tout d?abord il lui faudra apprivoiser un animal farouche et méfiant, bouleversé par la mort de ses précédentes propriétaires, puis vivre avec un oiseau au caractère soupe au lait, souvent drôle, parfois tyrannique, toujours intelligent, et surtout amoureux.Tiko construit des nids pour Joanna et lui sous les commodes, chasse de la chambre conjugale Mike, le mari de Joanna, mais c?est aussi un être fidèle, profondément social, lié, comme il le serait dans la nature, à son groupe ? Joanna, Mike et quelques autres ?, qu?il protège avec courage envers et contre tout.Un étonnant récit sentimental, où Joanna Burger, n?oubliant pas qu?elle reste une scientifique, nous livre quelques-unes des découvertes que Tiko lui a permis de faire, sur les perr
Résumé : " Pour les sans-domicile de moins de vingt-cinq ans, il faut s'adresser à La Passerelle. Enfin, sauf pour les femmes avec enfant. Et sauf pour les primo-arrivants. Et pour les familles ça dépend, on peut aussi tenter le pôle Familles. (?) Pour l'hébergement d'urgence, il faut absolument passer par le 115. Malheureusement, ils sont presque injoignables. " Pendant deux ans, Sophie Chabanel a travaillé pour une association d'aide au logement à Lyon, deux ans d'immersion dans un système débordé, où les règles contradictoires et illisibles s'accumulent jusqu'au burlesque. Elle y a rencontré des travailleurs sociaux exemplaires et des bureaucrates las, des gens exaspérés et d'autres exaspérants. Il lui suffit de quelques détails, dans le journal de bord qu'elle a rapporté de cette expérience, pour saisir, avec une bienveillance lucide qui ne s'interdit pas l'ironie, des vies entières. Elle raconte ces mères célibataires qui l'émeuvent, les harassantes et inutiles réunions, ces personnes au bord d'être renvoyées de chez elles pour une dette de 22 euros, mais aussi celles qui, pour des motifs futiles, refusent un appartement alors qu'elles dorment dans la rue avec des enfants. Au-delà du chaos administratif, de sa rationalité déraisonnable, les sentiments s'exacerbent, révélant un malaise plus profond. Dans ce labyrinthe de paperasserie, de numéros ajoutés les uns aux autres, de réussites fragiles et d'échecs nombreux, chacun de bonne foi cherche, jusqu'à l'épuisement, le chemin de la sortie.
Résumé : On l'oublie trop souvent : il existe aussi une immigration heureuse, des gens qui ont choisi de vivre en France pour une image qu'ils avaient d'elle avant de la connaître ou pour le plaisir qu'ils y ont trouvé quand, par hasard, ils s'y sont arrêtés. Isabelle Viéville-Degeorges a rencontré ces amoureux de la France, parfois déçus, parfois interloqués, toujours passionnés par ce pays dont ils observent les particularités dans tous les domaines : relations hommes-femmes, travail, administration, éducation, cuisine, manière d'être? Venus de toutes les parties du monde, ayant fait ou refait leur existence ici, ils ont aiguisé leur regard, ont transformé l'intuition qui les a poussés vers ce pays en connaissance intime. Ils dressent de la France, vue à la fois de l'extérieur et de l'intérieur, un portrait saisissant, dont Isabelle Viéville-Degeorges fait une sorte de Lettres persanes éclatées en de multiples personnages, où ce que nous connaissons de trop près pour le voir encore se trouve rafraîchi et comme redevenu un sujet d'étonnement. Elle nous rappelle ainsi, au cas où nous l'aurions oublié, ce que nous sommes, avec nos défauts, nos ridicules ou nos grandeurs, mais aussi, et d'abord, notre profonde originalité.