Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quand les jeunes entrent dans l'emploi
Arliaud Michel ; Eckert Henri
SNEDIT LA DISPU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782843030611
L'insertion professionnelle des jeunes, abordée sous l'angle des difficultés qu'ils rencontrent pour trouver leur premier emploi, a fait l'objet de nombreuses publications. Mais que se passe-t-il lorsqu'ils sont entrés dans cet emploi ? Les conditions dans lesquelles s'accomplit aujourd'hui l'installation dans l'activité sont tributaires des transformations qui ont affecté le système de formation initiale et de celles qui bouleversent les systèmes de travail. Ces deux séries d'événement contribuent à faire des premières années de la vie professionnelle une épreuve spécifique. Pour décrire cette épreuve les auteurs de ce livre s'appuient sur une enquête réalisée par le Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), qui a permis de suivre jusqu'en 1997 l'évolution des jeunes sortis du système de formation en 1992. Quel rapport au métier ou à la profession ces premières années de vie professionnelle donnent-elles à voir ? Les auteurs de Quand les jeunes entrent dans l'emploi s'attachent notamment à montrer la manière dont les jeunes décryptent l'univers professionnel dans lequel ils sont plongés, leur participation aux transformations des activités qui leur sont confiées et leurs réactions aux aléas du marché du travail, lorsque des contrats de travail à durée déterminée morcellent leur relation à la profession.
Conçu, dans le cadre de la préparation à l'Agrégation d'allemand, comme le moyen d'aider à la lecture des deux oeuvres de W. G. Sebald Die Ausgewanderten et Austerlitz, cet ouvrage présente les fruits du croisement de plusieurs approches méthodologiques et permet donc d'approfondir l'étude de ces deux récits. Au centre des réflexions se trouve le sentiment paradoxal d'étrangeté mêlé de familiarité, qui accompagne tout lecteur de l'oeuvre de Sebald : celui-ci nous plonge dans un univers en apparence familier et connu, mais dont les repères s'estompent rapidement face aux cinq destins brisés dont le narrateur nous présente des fragments problématiques riches en références intertextuelles, qui sont autant d'invitations à déchiffrer les textes, au-delà des apparences et des faux-semblants.
Dès sa parution en 1793, La Religion comprise dans les limites de la seule raison se heurte à la censure : Kant y critique les religions établies, auxquelles il reproche de verser dans la superstition au détriment de la morale. Il leur oppose la religion vraie, que cet ouvrage définit. Nous n'avons pas de devoirs envers Dieu, seulement à l'égard de nous-mêmes et des autres hommes, et les textes sacrés ne valent que parce qu'ils nous rendent attentifs à notre devoir. Le catéchisme moral doit subordonner entièrement la religion à la raison pratique pure. Constatant que le mal est radical, Kant envisage la religion comme ce qui permet à l'humanité de progresser en la dotant d'une représentation sensible du bien. Cette dernière rend possible l'espérance de la vertu, qui soutient l'individu et l'encourage à s'accomplir en tant qu'être libre. La présente traduction donne à lire avec nuance et exactitude cette pierre angulaire de la réflexion kantienne, où le philosophe, après avoir examiné ce que l'on peut savoir dans la Critique de la raison pure et ce que l'on doit faire dans la Critique de la raison pratique, s'attache à une troisième question : " Que sommes-nous autorisés à espérer ? "
Crubézy Eric ; Duchesne S ; Arlaud Catherine ; Cha
Le cimetière, initialement extra-muros, de Sainte-Côme-et-Damien à Montpellier (Hérault, Méditerranée France) a livré aux archéologues les vestiges d'édifices de culte successifs et les restes de milliers de sépultures réparties en plusieurs phases du Xe au XVIe siècle. La mise en évidence des pratiques funéraires permet de jeter un éclairage nouveau sur l'histoire de la mort en Occident. L'étude des restes squelettiques suggère l'impact de la grande peste sur l'évolution des populations urbaines au Moyen Age. Finalement, la genèse et l'histoire du cimetière permettent de saisir celle de l'une des plus grandes villes médiévales de l'Occident : Montpellier.
Arlaud Sylvie ; Banoun Bernard ; Teinturier Frédér
Ce volume tente de proposer une pluralité d'accès au roman Kruso de Lutz Seiler, oeuvre déjà plusieurs fois commentée, mais qui peut encore l'être et le sera encore. Loin de se contenter de raconter les derniers mois de l'Allemagne de l'Est depuis ses marges, ce roman se révèle un creuset où se retrouvent et combinent des textes empruntés à diverses littératures ainsi que des réflexions politiques, culturelles, philosophiques et anthropologiques. Il offre et suscite ainsi une pluralité d'entrées et de regards, complémentaires, parfois même contradictoires. C'est ce constat qui a suggéré le titre, au pluriel, Les Mondes de Kruso : autant de fils rouges - pour reprendre l'image employée par Goethe dans Les Affinités électives - qui sont des lectures particulières, suivies, ouvertes et capables de coexister.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.