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Un autre sang
Puyol Sergi ; Carrasco Alexandra
RACKHAM
21,00 €
Épuisé
EAN :9782878272406
Armando déteste le travail, les vendredis, et surtout les autres. Rien de plus normal, en somme. Cette existence vouée à la misanthropie bascule soudainement le jour où, à la supérette du coin, il tombe sur un homme en pleine transe catatonique, en train de psalmodier une unique et mystérieuse phrase. Ensorcelé par ces mots, Armando se lance dans la quête effrénée et bientôt obsessionnelle de leur signification. Sur son chemin, des bizarreries : romans russes, hectolitres de bière, thèses conspirationnistes, doutes métaphysiques ou encore apparitions de totems à base de chewing-gum goût fraise. En fin de course, une révélation : l'important n'est pas de savoir ce qu'est " le sang des autres ", mais comment continuer à vivre après l'avoir découvert. Sergi Puyol, dans une ambiance digne de The Twilight Zone, livre un thriller aux multiples rebondissements, entre réalisme et fantastique. L'occasion de mener une réflexion pertinente sur l'emprise hypnotique des mots et l'intensité de nos obsessions.
La solidarité est une valeur croissante, mais elle est actuellement soumise à diverses transformations. C'est une valeur croissante parce que la crise sanitaire a souligné la nécessité d'affirmer des principes et des valeurs pour aider à alléger les pires maux de la société individualiste et mercantile d'aujourd'hui. Et elle est sujet à des changements parce que les valeurs morales et sociales qui dérivent de notre société individualiste et mercantiliste érodent et changent l'idée même de solidarité. Dans ce nouveau scénario de contradictions et de changements sociaux, il faut repenser le concept de solidarité et voir s'il est possible d'aider à surmonter (et comment) les problèmes que la démocratie et les théories actuelles de la justice ne peuvent résoudre ; à savoir les énormes inégalités sociales et économiques compatibles avec une conception de la justice fondée sur la responsabilité individuelle et le manque de raisons, pour certains individus, de répondre aux besoins fondamentaux des autres. L'objet de ce livre est de se demander si la solidarité peut aider à surmonter ces problèmes, si elle est conçue comme un principe de justice (avec la liberté et l'égalité) et non comme un simple complément. La solidarité doit-elle être conçue comme un élément constitutif de la démocratie et non comme un ajout superflu à ce qui définit une société démocratique ?
Nous sommes en 2029. Le monde est en proie à la déperdition. Chacun lutte pour sa survie dans une société de consommation à l'agonie. La fin de la civilisation occidentale est proche. Un ordre unique semble régner au milieu du chaos : celui d'une haine féroce que la jeunesse voue envers les plus vieux, considérés comme d'inutiles fardeaux et tenus pour responsables du désastre collectif. Colt, septuagénaire sur le déclin, traîne sa carcasse de combines en combines. Rongé par l'amertume, il remâche les débris d'une ancienne vie durant laquelle il était guitariste d'un groupe de rock populaire, Les 4 enfoirés Son seul souhait serait de le reformer pour une ultime représentation, et noyer son chagrin dans la transe musicale. Mais quand sa maison part en fumée, Colt est contraint de rejoindre un hospice, Villa Doris, où intrigues et machinations ne tardent pas à se faire jour, malmenant son besoin de sérénité. C'est alors que dans son obstination à remettre son groupe sur pied, il exhume sans le vouloir le terrible mystère de Villa Doris. Traversée par une ironie mordante, surmontée çà et là de quelques touches de polar et de fantastique, la dystopie de Simone Angelini et Marco Taddei dresse le portrait désenchanté de la jeunesse actuelle, laminée par le consumérisme et la précarité. Multipliant les situations absurdes et les personnages extravagants, elle pourrait bien être l'évocation féroce du futur qui nous attend.
En 2003, la philosophe Susan Bordo affirmait que nous vivons dans un "empire des images" et, ces dernières années, cette expression est devenue de plus en plus vraie. Un appareil photo ou un iPhone à la main, nous alimentons sans cesse les réseaux sociaux et nous nous noyons dans un flot d'images. Nous communiquons par l'image, nous datons les événements par le biais d'images, nous racontons notre vie et nous connaissons celle des autres par des images et nous avons même des réunions Zoom avec une autre image. Aujourd'hui, peaufiner la façon dont chacun se présente dans une photo occupe une partie considérable de notre quotidien. La beauté de cette image en est devenue un élément central ; cela est vrai en particulier pour les femmes qui doivent maintenant l'entretenir tout au long de leur vie, bien plus longtemps qu'auparavant. En affichant toutes les photos publiques d'elle-même chaque femme est devenue, d'une certaine manière, une célébrité et chaque jour nous sommes accablés par des milliards de photographies et de selfies de femmes magnifiques, dont la beauté est à la fois célébrée, idéalisée et appropriée par le capitalisme qui en a fait une marchandise. Dans les pages de Dans lepalais des miroirs, Liv Strömquist analyse l'idéal contemporain de beauté féminine développant sa réflexion en cinq différents volets qui explorent tour à tour ce sujet sous un angle différent. Liv Strömquist y décortique les raisons du succès de l'influenceuse Kylie Jenner, évoque le mythe biblique de Jacob, Rachel et Léa ou les déboires de l'impératrice Sissi, s'attarde sur fameuse dernière séance de photos de Marilyn Monroe ou analyse le personnage de la belle-mère de Blanche-Neige. Autant de thèmes choisis pour nous parler du désir mimétique qui nous pousse à nous imiter les uns les autres, du lien étroit entre apparence et amour, de la façon de photographier aujourd'hui les femmes, du changement du rapport entre âge et beauté et de comment l'image de soi peut devenir un encombrant fardeau. Fidèle à son style, toujours tranchante, ironique et drôle, Liv Strömquist appuie ses propos sur les faits et gestes d'une foule de personnages historiques, acteurs et stars de la télé tout autant que sur la pensée de philosophes, historiens et sociologues tels Simone Weil, Zygmunt Baumann, Byung Chul Han, Eva Illouz, René Girard, Susan Sontag ou Richard Seymour.