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Z.M.
Pujas Sophie
GALLIMARD
17,90 €
Épuisé
EAN :9782070139286
«Il ne s?y attendait pas. Et, à vrai dire, il n?y tenait pas. Toutes ces années à fuir, à se draper dans les brumes feutrées de Venise, dans des cathédrales vaporeuses, dans des femmes qui ressemblaient à des paysages. Et ils étaient là. Suppliciés, implacables. Un jour il avait pris son crayon et ils étaient là. Le trait s?était déployé, la mémoire avait repris le pouvoir, l?avait guidé, avait tenu sa main selon la logique impitoyable des cauchemars. Les visages grimaçant au-dessus de cordes de pendus, les corps décharnés, les presque squelettes, les déjà cadavres avaient surgi. Les fantômes avaient pris possession de son refuge, de son abri de papier blanc, et il y avait de quoi se mettre en colère. Mais il devait leur obéir. L?armée des ombres, des assassinés, des génocidés se levait sur le papier. Il retrouvait le coup de crayon halluciné de là-bas, cette possession, cette atroce fascination. La beauté inavouable de l?horreur. Là-bas, c?était aujourd?hui. Il n?avait pas le droit de retenir les fantômes qui tremblaient sous ses doigts.» Sophie Pujas.
Résumé : Pour la première fois, un livre vous propose à la fois de découvrir 15 des plus grands artistes de street art qui chaque jour , jouent avec les paysages urbains (Giaco, Oak Oak, Clet Abraham, etc) mais aussi d'exercer vos talents sur des murs ou des sols en papier ! A vous de détourner la ville comme bon vous semble ! Vous pourrez laisser libre court à votre imagination et créer une ?uvre à partir d'une fissure, d'une plaque d'égout, d'un panneau de signalisation, parmi beaucoup d'autres éléments urbains. Apportez votre petite touche de poésie à la ville en un coup de crayon.
Les océans constituent le plus grand réservoir de biodiversité au monde. Les eaux profondes abritent d'innombrables espèces, molécules et gènes tous plus fascinants ou prometteurs les uns que les autres. Ces organismes ont évolué dans des conditions extrêmes. Leur valeur patrimoniale est inestimable et ils ont tout à nous offrir: l'incroyable aventure intellectuelle de découvrir leur existence et de comprendre leurs mécanismes d'adaptation physiologique, des traitements médicinaux et des procédés biologiques novateurs. Sans parler des services indirects qu'ils nous rendent, tels que la séquestration chaque année de millions de tonnes de carbone...
Résumé : Maraudes explore la capitale à travers les silhouettes qui la traversent, toutes porteuses d'histoires, comme autant de micro-fictions. Un sans-abri rue de l'Odéon, une jeune mère au parc Monceau, un chauffeur de bus rue Oberkampf, un bibliophile rue Brancion, un street artist rue de l'Equerre... Leurs états d'âme composent un paysage mouvant. Les lieux ont aussi leur mémoire : artistes potaches de la place du Tertre à l'aube du vingtième siècle, aviateurs tombés Pont de Tolbiac au moment de la Libération, Kerouac rendant visite à la statue de Balzac dans les années soixante, autant de fantômes qui rôdent. Le portrait de la ville se construit par fragments, au fil des rues et des saisons.
Résumé : Elle fut une gosse de Brooklyn rêvant d'un destin grandiose dans les cinémas de quartier. Elle fut la première it girl, immense star du muet, à qui les fans envoyaient des lettres par milliers. Elle fut l'âme des années vingt, icône virevoltante de l'âge du jazz, adoubée par Francis Scott Fitzgerald. Elle fut une amoureuse ardente, aux bras de Gary Cooper ou de Victor Fleming. Elle fut une femme à qui on reprocha sa liberté, sans reculer devant les fables les plus sordides. Elle fut l'une des victimes inaugurales de cette machine à broyer les êtres : Hollywood. En 1933, la fulgurante carrière de Clara Bow s'achevait. Elle avait vingt-huit ans.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.