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Ludwig Winder. De l'état de dépendance vers une éthique de l'action et du devoir
Puech Chantal
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782343108254
Ludwig Winder (1889-1946), écrivain pragois de langue allemande, citoyen de l'Empire austro-hongrois, puis de la Tchécoslovaquie, journaliste, Juif et franc-maçon, fut contraint de fuir le nazisme pour s'exiler à Londres en 1939. Malgré la notoriété accordée par ses contemporains, et un regain d'intérêt en ce début de millénaire en République tchèque, en Autriche et en Allemagne, il demeure encore méconnu, notamment en France, où un seul de ses romans a été traduit (L'Orgue juif,1993). Pourtant son oeuvre n'a rien perdu de son actualité et cet ouvrage se propose de rendre hommage aux valeurs humanistes et universelles de liberté, de dignité, de fraternité et de devoir défendues par cet auteur discret, mais dont l'engagement contre toute forme d'asservissement et la foi en la perfectibilité de l'homme n'ont jamais failli. S'affranchir de ses dépendances, prendre conscience de sa place dans le monde, être acteur de sa vie, tel est le message de Ludwig Winder. Et à ce titre il mérite aujourd'hui de sortir enfin de la "longue nuit de l'exil", comme le souhaitait déjà en 1989, lors du centième anniversaire, l'écrivain et essayiste autrichien Karl-Markus Gauß.
Chacun des textes de ce recueil pose à sa manière la même question : Qu'est-ce qu'être lu ? Nous lirons donc ici des études à propos de récits qui ne sont pas encore écrits, dont les auteurs hypothétiques mettraient en scène, paradoxalement, ce qui échappe à tout public : l'art de créateurs sans oeuvres, d'oeuvres sans commentaires, de commentaires sans lecteurs et peut-être l'art en personne sans créateur. Autant dire l'impossible, pourtant cet impossible semble se manifester dans ces histoires de fantômes ou ces mystérieuses aventures d'enfants autistiques, d'adolescents masochistes, d'officiers de la Grande Muette, de faussaires peu pressés d'avouer leurs talents, de prêtres emportant dans la tombe le secret de leurs confessions. Mais ces figures trop humaines de ce qui ne se laisse pas lire se souviennent bientôt qu'elles doivent à l'écriture et à son commerce leur secrète existence.
Entre Leibniz et Kant s'étend un siècle de philosophie allemande que l'on connaît à peine. Ce livre en dresse la carte, et fait apparaître dans ce fourmillement d'écoles (disciples de Wolff, anti-wolffiens, newtoniens, éclectiques, sceptiques, etc.) l'affrontement entre la physique nouvelle, issue de Galilée et de Newton, et la métaphysique allemande, héritière des grands rationalismes classiques. Le fil conducteur qu'offre la question de la causalité, définie par une analyse de l'" ontologie naturelle ", permet de suivre le développement d'une crise de la métaphysique dans l'Allemagne du XVIIIe siècle, et d'observer la formation de la première idée du transcendantal, aussi bien dans l'oeuvre précritique que dans les textes non publiés (Reflexions et Vorlesungen). L'auteur étudie ensuite le passage de cette première idée de philosophie transcendantale au système critique qu'expose, en 1781, la Critique de la raison pure.
Résumé : D'Henri-Charles Puech (1902-1986), peu d'écrits sont accessibles autrement que par la consultation des revues savantes. Depuis longtemps, la nécessité se faisait sentir d'un recueil des principaux articles et cours consacrés à la Gnose par le professeur au Collège de France. La réunion de ces travaux montre la continuité d'une recherche patiemment poursuivie depuis une cinquantaine d'années, et dont les étapes ont été marquées par deux révolutions successives : la découverte d'un ensemble de documents manichéens au Fayoum, en 1930, et celle d'une "bibliothèque" gnostique à Nag Hammâdi (Haute-Egypte) en 1946. Certaines des études ici recueillies s'attachent aux documents nouveaux point par point ; d'autres proposent des vues générales sur cette attitude tout ensemble religieuse et spéculative que l'Histoire des Religions désigne du nom de Gnose, étudiée telle qu'elle a été et telle qu'elle est.
Constantin (v. 273/274-337) est le premier empereur romain chrétien, celui qui a engagé l'empire dans la voie du christianisme mais dont la conversion personnelle suscite toujours bien des interrogations : en 312, avant la bataille du Pont Milvius, Constantin aurait reçu en songe l'injonction d'adopter un signe chrétien sur les boucliers de son armée afin de remporter la victoire. S'il est difficile de connaître les conditions individuelles de cette conversion, qui eut bien lieu en 312, on peut envisager la signification de la légalisation du christianisme à partir de 313. L'Empire romain sortait alors de la plus violente persécution jamais infligée aux chrétiens, ce qui constituait un puissant facteur de désordre. Les chrétiens étant alors très minoritaires dans la société romaine, le pari de l'empereur fut certainement guidé par une ambition politique. Cette biographie replace la conversion de Constantin dans une perspective plus large, en considérant tous les domaines d'intervention de l'empereur. La concentration progressive du pouvoir lui permit de mener une vaste oeuvre de centralisation monarchique au service d'une société fondamentalement romaine mais ouverte aux chrétiens. Le symbole en reste la fondation de Constantinople. L'examen de tous les types de sources permet de dresser le portrait parfois inattendu d'un premier empereur chrétien resté profondément romain. L'ouvrage se termine sur une évocation méconnue de la légende orientale de Constantin : le monde byzantin fit de lui le saint fondateur de l'empire chrétien, gommant la coexistence entre les religions qui constitua l'originalité de son règne.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.