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Un monde défait. Les communistes français de 1956 à nos jours
Pudal Bernard
CROQUANT
18,50 €
Épuisé
EAN :9782914968607
Plutôt qu'une nouvelle description du déclin du PCF, cet ouvrage présente des études visant à restituer les logiques multiples, endogènes et exogènes, qui peuvent rendre compte de l'histoire du PCF dans le dernier demi-siècle. Institution politique dont la vision du monde stalinienne est profondément mise en cause après 1956, le PCF procède à un double aggiornamento, intellectuel et stratégique, que la rupture de l'Union de la gauche en 1977 vient briser. Depuis les années soixante en effet, une autre configuration partisane - fondée sur d'autres rapports de force internes entre les différents types de militants et cadres - avait progressivement pris forme au point de menacer les positions de pouvoir des héritiers du "cadre thorézien" dont Georges Marchais était le chef de file. Les logiques bureaucratiques de survie de l'institution politique qui prévalent après 1978 se traduisent par le départ de nombreux militants (dont beaucoup d'intellectuels) et par des crises, plus ou moins visibles, du groupe des militants et permanents ouvriers. Le désarroi des militants et des cadres, souvent vécu dans l'isolement et le "quant à soi", précédant un retrait silencieux et malheureux, dévitalise peu à peu le parti politique, au moment même où s'opèrent des transformations de la classe ouvrière à la fois objectives et subjectives auxquelles le PCF ne peut plus faire face par les moyens de la rhétorique traditionnelle. L'effondrement des régimes communistes en 1989-1991 et l'échec de la "stratégie d'attente" mise en oeuvre depuis 1978 conduisent au rejet de la "matrice stalinienne" - la période Robert Hue, 1994-2002 -, puis à un démembrement progressif du système d'action communiste et bientôt du PCF lui-même.
Ce numéro est consacré à un type particulier de travail de terrain : celui qui comprend une part d'observation systématique des actions et des interactions. En s'appuyant sur un historique des usages de cette démarche et des controverses qu'ils ont suscitées, l'introduction discute notamment deux points forts du travail de terrain : les possibilités ouvertes par la construction explicite de catégories d'observation et par la présentation des notes d'observation dans les comptes rendus. Trois études - sur le travail des étudiants en première année d'université; sur le traitement des résidants de maisons de retraite ; sur les travailleurs du bâtiment au Brésil - donnent des exemples de la mise en oeuvre de cette démarche sur des sujets pour lesquels aucune autre source documentaire ne peut se substituer à l'observation. Un autre article examine la fécondité du travail de terrain mené dans un contexte marqué par des incidents et des conflits. Ce numéro comprend enfin deux contributions de chercheurs américains : un article célèbre de Donald Roy sur le travail en atelier et une réflexion d'Howard S. Becker sur la construction conceptuelle. Ainsi est illustrée la continuité entre certains travaux américains classiques et des recherches en cours.
Qui étaient ceux qui ont cru à cette révolution d'Octobre 1917 qui allait bouleverser le cours du XXème siècle ? Alors que la Première Guerre mondiale signe par les dizaines de millions de victimes qu'elle génère l'échec d'un vieux monde, un nouveau pouvoir se réclamant du peuple et de la classe ouvrière se met en place en Russie. L'événement ébranle le mouvement socialiste, les courants anarchistes, le syndicalisme, le monde intellectuel. Chacun doit prendre parti. En France, une majorité de la Section française de l'Internationale ouvrière prend fait et cause pour le communisme, la CGT se scinde. On connaît bien les débats auxquels donnèrent lieu ces partitions, on connaît peu en revanche les motivations personnelles de ceux qui épousèrent la cause de cette révolution inédite. Provenaient-ils tous des mêmes sphères idéologiques ? Pourquoi un paysan, un métallurgiste, une ouvrière illettrée, un anarchiste, un catholique, une juive, un" indigène" algérien, un philosophe, un écrivain se retrouvent-ils tous, à un moment de leur vie, séduits par la nouvelle espérance née d'Octobre 17 ?En retraçant leurs itinéraires, grâce à leur autobiographie, exercice obligatoire pour entrer au Parti communiste, Bernard Pudal et Claude Pennetier, co-auteurs du Siècle des communismes (Atelier, 2000), mettent en évidence les motivations multiples d'hommes et de femmes qui ont décidé de vouer leur existence au Parti de la Révolution d'Octobre. On découvre ainsi, au fil des autobiographies, la diversité des ressorts sociaux et intimes de ces adhésions, leur étonnante singularité en même temps que le poids de la discipline que leur impose un système politique inédit. Le récit et l'analyse fouillée de ces trajectoires communistes provenant des horizons sociaux et idéologiques les plus divers permet de jeter un regard nouveau sur ce que fut le système communiste. Non pas seulement un système essentiellement motivé par l'élimination physique des ennemis de classe ni une simple illusion, mais une biocratie : un système reposant sur le pouvoir d'une élite issue du peuple.
Intrépides coureurs automobiles, téméraires constructeurs ou artistes épris du vertige de la vitesse, au volant de leurs bolides, ils atteignent tous la même folie, exaltante et impétueuse. Ils, ce sont Jean Bugatti, Françoise Sagan ou Enzo Ferrari qui côtoient au fil des pages Blaise Cendrars, Steve McQueen, Alain Prost et tant d'autres pour réussir une cascade de portraits, avisés ou extravagants, dans un hymne à la vie, à toute allure. Ces maestros de la conduite au volant de leurs mécaniques rutilantes ont inventé la vitesse. Ce livre est le leur, celui de ceux qui vont de l'avant, de ces pionniers qui érigèrent l'automobile en passeport de l'évasion, et de ceux qui toujours en usent pour s'affranchir des carcans et tirer leur irrévérence au danger.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.