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J'inventais ma vie. La chanson du bac
Pruvot Marie-Pierre
EX AEQUO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782359626179
La Chanson du Bac prend la suite du roman Le Carrousel. Bambi poursuit son épopée et traverse les bouleversements que connaît la France. Mai 68 n'a été pour elle qu'un choc politique. Une prise de conscience la pousse à s'assigner d'autres objectifs pour l'accomplissement de sa vie. Alors que la Sorbonne est sens dessus dessous, Bambi ressent l'envie oppressante de reprendre ses études abandonnées. Elle s'engage dans une brève tournée et, sans oublier son rôle au Carrousel, elle consacre son temps libre à étudier. De retour à Paris, des déboires sentimentaux, des ennuis de santé, des expériences décevantes, tout semble se dresser comme des obstacles à ses efforts. Par quels moyens parviendra-t-elle à ses fins ? Marie-Pierre Pruvot propose une photographie d'une France à la fin d'un règne : menace de dévaluation du franc, annonce d'un référendum, bruits de chute du général de Gaulle... Témoin impuissant du tumulte de la vie, son personnage reste cloisonné dans la frivolité des spectacles. Très vite, le lecteur sent pointer la frustration puis le ressaisissement qui en découle et doit alimenter la "renaissance" de Bambi qu'on pensait déjà accomplie.
Tels des ronds dans l'eau, les vies se touchent, s'interpénètrent, se fondent et se désunissent au gré des turbulences qui agitent l'onde de nos existences... La saga dépeinte avec talent par Marie-pierre Pruvot sur un scénario de Galia Salimo nous plonge dans les méandres des manipulations familiales dignes des grands auteurs Russes. Lorsqu'une différence est vraiment acceptée, ne disparaît-elle pas, tout simplement?
Près de Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, Une incantation lancée plus de cent ans auparavant semble avoir repris possession d'une plantation abandonnée. Quel est ce sortilège qui semble retenir la Habana, superbe case abandonnée, dans un repli du temps ? Que veut l'esprit qui tente de se réincarner ? Pourquoi, Carmen, la jeune styliste qui vient d'emménager dans cette demeure oubliée, a-t-elle le sentiment permanent que la maison veut lui dire quelque chose ? Lorsque le passé et le présent se mêlent dans une sarabande où les destinées humaines sont lancées comme des dés par les puissances Vaudou, la raison chancelle. Carmen parviendra-t-elle à vaincre les démons qui hantent encore sa case ? Rejoindra-t-elle l'amant idéal qui, au travers des siècles, ne cesse de la chercher ? Une musique lancinante, la Habanera, rythme les gestes de tous ceux qui pénètrent dans la plantation, elle est l'un des ingrédients qu'utilisa une ancienne esclave pour lier deux âmes... éternellement.
La nouvelle est une discipline à elle-seule. Ce n'est pas, comme certains le pensent, un récit qui n'a pas assez de pages pour s'appeler roman. Il s'agit, en quelques lignes, de planter un décor et mettre en présence des personnages pour vivre une brève histoire qui va les amener là où ils ne s'y attendent pas. Ce recueil nous propose une quinzaine de ces rencontres fugaces, dans des styles et des genres différents, du policier au fantastique en passant par la simple tranche de vie.
Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures? s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 ? sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois ? et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures? développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?
Avec le vent, l'herbe désignait la venue du voyageur. Le retour vers la maison, avec la parole laissée là, les gestes à revêtir dans le froid de tant d'années. Nous attendions de lui, les grandes Odes blanches dans la lumière cassante. L'érosion des pierres aux terres arides, la patiente alchimie : nous nous étions apprêtés pour recevoir leur parfum. Mais rien de tout cela ne nous a été donné. Allant à sa rencontre, nous n'avons vu que la dissolution d'un corps, un éparpillement d'oiseaux, dans l'éloquence de la pluie.