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Cochin
Prudon Hervé
FLAMMARION
16,10 €
Épuisé
EAN :9782080677839
Je sais que je serai dehors, dans un jardin, en été, sous la frondaison robuste de marronniers près d'un petit jardin d'enfants, ce sera le jardin Vasco de Gama, mort à Cochin, ils joueront, ces enfants, dont les miens, et je serai assis sur un vieux banc encore vert, en chassant les pigeons du bout du pied, je voudrai jouer avec les enfants, partager leurs rires et me chamailler, et ils me diront non non pas toi, tu es trop vieux, tu es malade, on ne joue pas avec les morts, alors le vent se taira dans les arbres, et tous les oiseaux tomberont des branches mortes, et je ne serai pas dehors, mais en permission, avec la permission de voir la vie comme en vitrine, et les enfants je les verrai trop vite grandir, assis sur mon banc vert, ils grandiront et tomberont, et aussi toutes les feuilles des arbres et ce sera l'automne en été, l'âge mûr et déjà blet, trop tripoté comme une poire à l'étalage du supermarché, et les arbres, les grands arbres tomberont, et je serai alors loin de mon banc et seul debout face au désert, dans un univers blanc, les yeux crevés, j'aurai une envie d'hôpital, une soif de cancer et de mal, de punition, une envie d'en finir ou d'en découdre. " Après s'être fait connaître comme un des auteurs les plus doués du polar français, avec notamment Mardigris ou Tarzan malade (" Série Noire ", Gallimard), Hervé Prudon a imposé son écriture fiévreuse à travers des récits (La Femme du chercheur d'or, Flammarion, 1997) et des romans (Les hommes s'en vont, Grasset, 1998).
Hervé Prudon est l'auteur de plusieurs romans, notamment dans la collection Série Noire, chez Gallimard. Il a publié chez Grasset "Les hommes s'en vont (1998) et Venise attendra (2000)", coécrit avec Sylvie Péju.
Résumé : " Je vais avoir vingt ans, et très vite plus jamais vingt ans. Il faudra comprendre le monde et les mécanismes sociaux. Sinon des livres et des feuilletons, je ne connais rien ni personne. J'ai vécu à l'écart des grands courants de civilisation. En qualité d'esquimau autoproclamé, je n'ai rien à voir avec la vie de famille française. Je n'ai ni droit du sol ni droit du sang. J'ai un droit de regard sur le corps de l'hôtesse de l'air quand ses hanches frôlent mon coude, mais elle doit coucher avec le steward, qui propose des bonbons aux dames. - Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? demande Papa. "
Résumé : 1979. Morvan qu'on appelle La Morve n'est pas un mauvais Français puisqu'il est alcoolique et pratiquant, catholique élégiaque, tueur à gages scrofuleux, mais voilà, il se trompe de cible, il improvise, son commanditaire crise, le flic gigolo poétise, la victime désignée balise et Ramier, qui passait par là, héroïse. Quant aux deux petites gredines, pourquoi une petite et une grosse ? Et bien parce que Laure, elle est hardie.
Une chanteuse de goualante populo-funk, un critique rock sourdingue, un couple junks romantiques, deux tueurs sclérosés, quelques rappeurs, timides, un contrôleur déserteur, une ex-star du porno, une petite orpheline, un grand méchant loup et quelques 100 000 zoulous débarquent dans la ville bourgeoise - normal, Bourges, pour le vingtième anniversaire du Printemps. Vingt ans, ça suffit! L'ordre moral regimbe, les ligues de vertus se rebiffent, et un ex-Mercenaire découvre que Bourges vit de l'industrie du canon.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.