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Meurs ressuscite
Prouvost Albane
POL
10,00 €
Épuisé
EAN :9782818036259
Un jour, sur un chemin de montagne, un vieux chasseur de chamois cherchait à dire à un compagnon de rencontre le moment saisissant où l'animal apparaît à la crête. Et tels furent ses mots : On ne l'a pas vu venir, tout à coup, il est là, comme un souffle, comme un rien, comme un rêve", Henri Maldiney. Inattendue, imprévisible, impossible à la lettre, ne se fixant en aucune image : l'apparition du chamois de la langue. Albane Prouvost procède par rapprochement plus que par associations ou métaphores : des effleurements de langue et de pensée, de sensations, plus que des énonciations ? ou alors des énonciations qui s'enchaînent légèrement absurdes, contradictoires. tout cela sans énigme mais pas sans mystère ? mystères aimables, légers, rapides, mais profondément déstabilisants car ils ouvrent sur la possibilité d'autres dimensions où se déprendre : celui auquel l'esprit est ainsi ôté n'a plus de souci à se faire.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Laure a passé son enfance en Casamance et a été élevée avec Bella, la fille de sa cuisinière sénégalaise. De retour en France, elle épouse Jean, un ami de faculté, mais son bonheur n'est pas complet car elle ne peut pas avoir d'enfant. A l'occasion de vacances en Casamance, elle retrouve sur son lit de mort la mère de Bella qui lui révèle un secret : Bella est sa demi-soeur. Laure lui promet de la retrouver mais n'en dit rien à son mari. Elle monte alors une machination pour sauver son amour. Ce roman nous relate la poésie de la Casamance, l'itinéraire d'une adolescente vendue et violée, car fille d'un blanc, sa fuite, son naufrage puis son arrivée cahotique à New York par un réseau de prostitution et sa rédemption grâce à sa voix et à sa beauté.
Cinq ans après son précédent recueil, Albane Prouvost rouvre le théâtre des opérations avec un vers percutant de Mandelstam "le poirier a tiré sur moi" . Or, pour l'auteur de meurs ressuscite, paru en 2015 chez l'éditeur parisien P. O. L. , pas question de manquer la cible : elle-même, d'ailleurs, ne s'autorisera à ne frapper qu'une seule fois. Et c'est le champ du livre tout entier qui forme le poème, chaque page ouverte pouvant servir de rime nouvelle, en dehors de toute métrique autoritaire. L'amour de l'expression juste, unique, est chez cet écrivain irréductible. Constituée d'atomes flottants mais saturés d'énergie, sa langue traverse les espaces sans nécessité de rendre des comptes à la raison. Ainsi, renouant avec un fond ancien, chaque mot est une salve dont la charge, placée au bon endroit, fait exploser à tout moment, alors qu'on ne s'y attend pas, des images surprenantes, une voix d'enfance, de brusques lointains. Pas de récit ici, nulle trace de biographie ; en revanche, comme dans les contes et légendes populaires, on s'interpelle de partout dans la neige, les demandes fusent comme des éclosions d'arbres, sonores, exactes ; on court libres à la réponse et l'on discute ardemment : renard poirier.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.