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C'EST TRES BIEN COMME CA
PROULX ANNIE
GRASSET
21,55 €
Épuisé
EAN :9782246738411
On connaît l'attachement d'Annie Proulx pour les populations rurales d'Amérique du Nord, les habitants isolés du Wyoming, contrée majestueuse mais âpre, harassée par les caprices du temps et de la terre mais aussi, au fil des années, par les transformations économiques. Ses personnages sont affectés par des forces qu'ils ne peuvent contrôler: ils appartiennent à des mondes où les valeurs changent et les traditions s'effondrent. Confrontés aux temps nouveaux, pris au piège de leur propre destin, ils se sentent impuissants, mais à leur résignation se mêle toujours un orgueil, une fierté qui continue de clamer envers et contre tout: "C'est très bien comme ça!", disent les cow-boys à peine sortis de l'adolescence, les femmes des ranchs pleines d'abnégation, les vieux pionniers en rupture de banAvec une rare puissance d'évocation, avec tendresse, avec violence, et avec l'humour qui est aussi le sien, Annie Proulx nous emmène un peu plus loin sur la piste de ces personnages plus vrais que nature et, dans ces histoires pittoresques, elle dessine le portrait d'un pays meurtri et magnifique. Biographie: Annie Proulx vit dans le Wyoming. Pour N uds et dénouements (repris dans les "Cahiers rouges" de Grasset en 2005), elle a remporté les prestigieux Prix Pulitzer et National Book Award. Chez Grasset ont été publiés Les Crimes de l'accordéon (2004), Un As dans la manche (2005), Brokeback Mountain (2006) qui a inspiré le célèbre film d'Ang Lee, et Nouvelles histoires du Wyoming (2007). Elle est considérée comme un des plus grands écrivains américains.
Unanimement considérée comme l'un des plus grands noms de la littérature américaine contemporaine, couronnée par le Prix Pulitzer et le National Book Award, Annie Proulx est l'auteur de nombreux romans et nouvelles publiés chez Grasset, dont Les Crimes de l'accordéon (2004), N?uds et dénouements (2005), Cartes postales (2007) ou, plus récemment, Mélodies du c?ur (2010).
Une fois encore, Annie Proulx nous plonge au coeur de l'Ouest américain, âpre désert de beautés et de dangers, à la rencontre de personnages isolés, tourmentés, qui avancent coûte que coûte sur une route dont ils sont à la fois les héros et les prisonniers. C'est à un voyage jusqu'à l'ultime frontière d'un monde presque disparu, et jusqu'aux dernières franges de l'âme des hommes, qu'elle nous convie, elle qui sait comme personne conjuguer le réalisme et l'intime pour explorer le mythe américain, le confronter à ses contradictions et ses excès, ses violences et ses splendeurs.
Quoyle est un journaleux malchanceux et désespéré qui vit et travaille près de New York. Après la mort de sa femme, une jolie garce qui n'a cessé de le tromper, il met le cap sur Terre-Neuve, le pays de ses ancêtres. Avec ses deux filles assez perturbées et une vieille tante à la remorque, Quoyle se retrouve au bout du monde, journaliste pour un canard local dans un univers dur, où tout semble ballotté par les vagues et secoué par le vent. Nœuds et dénouement est une comédie irrésistible, passionnante, sur la vie et ses possibles.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.