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Noeuds et dénouements
Proulx Annie ; Damour Anne
GRASSET
15,15 €
Épuisé
EAN :9782246692010
Quoyle est un raté : depuis son enfance, il supporte en silence insultes et humiliations. Lourd et lent, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, il travaille pour un petit journal dans une banlieue lugubre de New York, écrire trois lignes sur le fait divers le plus anodin lui réclame plus d'efforts que de résultats. Sa femme, Petal Bear, le trompe et il le sait. Il supporte cet enfer jusqu'au jour où il quitte la maison en compagnie d'un autre paumé, photographe de son état, ayant vendu leurs deux filles à un pédophile. Pourtant, Quoyle pleure quand Petal meurt dans un accident de voiture. C'est alors qu'une vieille tante le convainc de changer de vie : ensemble, ils retournent au pays de leurs ancêtres, pêcheurs à Terre Neuve. Sur cette côte perdue, le journal local, L'Eider cancaneur, vivote de récits de viols et autres faits divers sordides. Quoyle se retrouve alors projeté dans sa propre histoire...
Sicile, 1890. Un fabricant d'accordéons met la touche finale à son plus bel instrument. Rêvant de posséder un magasin de musique aux Etats-Unis, il s'embarque avec son fils et son accordéon pour la Nouvelle-Orléans, où il est assassiné peu de temps après son arrivée. L'instrument va alors passer de main en main : un Allemand venu s'installer dans le Middlewest pour devenir fermier, un Mexicain du Texas, un Français immigré au Québec, un Polonais, un Norvégien, un Basque... A chaque fois, le nouveau propriétaire de l'accordéon meurt, et l'instrument reprend son périple à travers l'Amérique. Un grand nombre de destins vont ainsi se croiser ou se déployer parallèlement, recréant un siècle de vie américaine à travers des minorités (souvent bafouées) et leurs musiques. Si l'Amérique est un pays d'émigrants, sa vérité se trouve précisément dans cette mosaïque d'ethnies différentes dont le passé et les traditions sont incarnés par le folklore de l'accordéon...
L'histoire d'amour de deux cow-boys brutalement brisée par l'intolérance, l'obsession viscérale d'un garçon mal aimé pour le rodéo, l'obstination d'un vieux bonhomme qui veut revoir le ranch de son enfance, la solitude d'une jeune fille qui en vient à parler aux tracteurs, la folle équipée de trois femmes prêtes à tout... autant de désespoirs, de déchirures, de temps ardus et de joies improbables qu'Annie Proulx raconte avec son talent magistral et sa passion féroce du Wyoming. Des histoires rudes, violentes, drôles, où chacun lutte pour survivre envers et contre tout, dans un paysage à la fois âpre et magnifique " qu'on ne quitte que mort ".
Quoyle est un journaleux malchanceux et désespéré qui vit et travaille près de New York. Après la mort de sa femme, une jolie garce qui n'a cessé de le tromper, il met le cap sur Terre-Neuve, le pays de ses ancêtres. Avec ses deux filles assez perturbées et une vieille tante à la remorque, Quoyle se retrouve au bout du monde, journaliste pour un canard local dans un univers dur, où tout semble ballotté par les vagues et secoué par le vent. Nœuds et dénouement est une comédie irrésistible, passionnante, sur la vie et ses possibles.
Le Wyoming aujourd'hui, à travers onze nouvelles. Des récits longs (galeries de portraits et drames de famille) alternent avec des nouvelles plus courtes et plus fantaisistes centrées sur le village perdu d'Elk Tooth. Proulx, toujours pince-sans-rire, s'attache à décrire les petits faits quotidiens de personnages hauts en couleur. À travers eux, c'est l'histoire de l'État qui se déroule devant nos yeux : le massacre des Indiens puis la vie dans les réserves ; la guerre du Vietnam et les blessures qu'elle a laissées ; la transformation de l'Ouest agraire en champ de bataille où s'affrontent exploitants en hydrocarbures et spéculateurs fonciers ; les luttes écologiques... Traduit de l'américain. Du même auteur : Noeuds et dénouements ; Brokeback Mountain.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).