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CHARDIN. La nature silencieuse
Prigent Hélène ; Rosenberg Pierre
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070534845
Vous revoilà donc grand magicien, avec vos compositions muettes " : en 1765, Diderot salue ainsi Chardin, qui mène alors depuis près de quarante ans une carrière à part. De ce grand maître de la nature morte, célébré par ses contemporains et recherché par les princes de l'Europe, on sait peu de chose : une vie entière passée à Paris, consacrée à la peinture, " dans le talent des fruits et des animaux ". Respectant tout au long de sa vie ce choix d'un genre tenu pour mineur au XVIIIe siècle, Chardin travaille lentement, peignant des petits formats, où, dans un univers clos, il représente ici de simples ustensiles de cuisine, là de sereines images de la vie quotidienne, des enfants sages occupés à leurs jeux, des mères attentives à leurs travaux du jour. Sous leur simplicité apparente, tous sont des chefs-d'?uvre. Hélène Prigent et Pierre Rosenberg nous emmènent au c?ur de l'art savamment construit et profondément médité de l'un des plus grands peintres français.
Vous connaissez la clarinette et la guitare, mais avez-vous déjà entendu parler du célesta, du thérémine ou des claviers psyché ? Ce petit guide vous propose un tour d'horizon des instruments de musique, des plus connus aux plus exotiques. Avec, pour chacun d'entre eux, une présentation illustrée et des conseils d'oeuvres à écouter pour apprivoiser leur sonorité et découvrir de nouveaux morceaux !
Résumé : La charcutière, l'épicière, le jardinier, le coiffeur hurlent à leur fenêtre : un chien, attaché à un poteau, aboie et réveille tout le quartier ! Seul Marcel n'a pas hurlé et est descendu détacher le chien abandonné. Marcel et Poto ne se sont plus quittés... jusqu'à ce que Poto s'échappe par un beau jour de printemps... Des illustrations travaillées comme des linogravures, aux couleurs vives, la patte d'Andrée Prigent, donnant à chaque tableau profondeur et luminosité.
La mélancolie hante toute l'histoire Culturelle de l'Occident. Hippocrate en fait l'une des humeurs du corps humain, Aristote s'interroge sur le rapport entre mélancolie et génie, la psychanalyse aujourd'hui en propose d'autres interprétations. Entre l'Antiquité et l'aube du XXIe siècle, de la "bible noire" qu'à l'origine elle désigne, la mélancolie s'est perpétuée sous d'autres noms acedia, spleen, neurasthénie, dépression. D'illustres personnages ont souffert de cette "maladie sacrée". La persistance du thème est illustrée par l'abondante iconographie liée à la mélancolie, au coeur de laquelle se trouve la célèbre gravure de Dürer, Melencolia I. Quel est le sens de cette persistance? Que désigne-t-elle? En quoi la mélancolie est-elle si intimement liée à la création et, en deçà, à l'imagination. En offrant un très large panorama de cette iconographie, depuis les stèles antiques jusqu'aux oeuvres de Dürer, Valentin, Goya, Delacroix, Friedrich, Munch, Redon, Hopper, Kiefer..., ce livre éclaire d'une lumière singulière l'histoire de la mélancolie et des attributs qui lui sont attachés.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.