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La bataille de l'opinion. Les Questions d'Orient au Royaume-Uni (fin XIXe-début XXe siècle)
Prévost Stéphanie
RABELAIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782386050213
Trop souvent considérée comme une question exclusivement diplomatique, la "Question d'Orient" au Royaume-Uni est pourtant un phénomène protéiforme qui occupe une place centrale dans la culture politique britannique de la fin du XIXe siècle. De la crise balkanique de 1875-1876 aux nettoyages ethniques en Bulgarie et en Arménie en passant par les convulsions géopolitiques en Egypte et au Soudan, cette expression historique traditionnellement associée au démantèlement de l'Empire ottoman englobe une réalité bien plus large constituée de multiples épisodes. En liant politique étrangère, impériale et intérieure, ce livre propose une analyse inédite qui permet de dépasser une lecture géopolitique de la présence britannique au Moyen-Orient à la fin du XIXe siècle et d'étudier le poids de l'opinion publique dans la politique du royaume. En analysant la mobilisation en faveur des chrétiens d'Orient, l'ouvrage dévoile la genèse de la construction d'un sentiment de société civile mondiale sur des questions humanitaires et ses ambivalences. Il montre l'importance du Royaume-Uni dans une dynamique internationaliste, traditionnellement associée à la SdN et aux USA.
Le héros est un fripon et l'héroïne une catin", notait Montesquieu après sa lecture de Manon Lescaut. Et de fait, Manon se fait enlever par le chevalier des Grieux, met douze jours à s'apercevoir qu'il est sans ressources, accueille alors froidement ses projets de mariage, se débarrasse de lui en le dénonçant à sa famille, accepte les propositions fastueuses d'un fermier général dont elle tirera soixante mille livres en moins de deux ans... puis vit à nouveau avec des Grieux. Et ainsi de suite. Un fripon? Une catin? Ces noms ne sont pas même dégrisants quand on les applique à Manon et à des Grieux, car on est aussitôt amené à se demander comment un fripon peut rester honnête, une catin conserver sa pureté. Fraîcheur et corruption tout ensemble: dans cette impossible conjonction consiste peut-être tout le mystère de cette histoire limpide.
Parler de la ville, sans l'ambition de faire un guide, ni un livre d'histoire, mais de proposer des promenades, un point de vue de piéton, à hauteur d'oeil, un regard en forme d'exploration, une visite à l'allure de la marche. C'est avec un crayon, un carnet et une boîte de couleurs que je traduis ce qui me retient de cette ville chargée d'histoire où je me suis arrêté. Elle m'a séduit, il y a quelques années, lors d'un voyage au long de la Loire. J'en ai peint les paysages et les atmosphères sur les pas de William Turner, qui faisait ce même parcours en 1826". Ainsi s'exprime Stéphane Prévot qui, par la délicatesse de ses aquarelles et la précision de son dessin, présente ses hommages à la ville de Tours...
Hirschi Stéphane ; Jacono Jean-Marie ; Prévost-Tho
Qu'est-ce qu'une chanson engagée ? Ce n'est pas seulement une chanson qui prend position "contre" face à des événements, des conflits et des problèmes sociaux ou politiques. Si ce genre de chanson reste toujours d'actualité, les questions soulevées par le féminisme, les rapports de genre, l'homosexualité ont fait émerger des chansons "pour" bien avant la fin du me siècle. En outre, dans ce domaine artistique, l'engagement peut se manifester de manière subtile grâce à la musique et aux interprètes, y compris dans les productions commerciales. Les trente-deux communications rassemblées ici explorent les dimensions variées de la chanson engagée du XIXe au XXIe siècle. Issues de la troisième biennale internationale d'études sur la chanson organisée en septembre 2021 à Paris (Sorbonne Nouvelle et Philharmonie de Paris) et à Aix-en-Provence (université d'Aix-Marseille), elles présentent et analysent cette production artistique dans le contexte de dix pays différents (Allemagne, Brésil, Bulgarie, France, Grèce, Islande, Italie, Japon, Liban et Portugal). Les interventions de quatre artistes : Michele Bernard, Clarika, Jeanne Cherhal, et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), réunis pour l'occasion autour d'une table-ronde, éclairent également ici la notion d'engagement au pluriel.
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.