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Roquebrune, oasis artistique. André Gide et ses amis
Prévost Jean-Pierre
ORIZONS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782336298177
Au cours de la première moitié du XXe siècle, Roquebrune-Cap-Martin a accueilli un nombre important de personnalités du monde des arts et des lettres. D'abord des peintres. C'est le cas de Simon Bussy et de sa femme, l'Anglaise Dorothy Strachey, qui achetèrent en 1903 la villa La Souco, mais encore du Belge Jean Vanden Eeckhoudt qui, après avoir séjourné à Menton avec sa famille à la villa Sainte Lucie, décida d'aller s'installer à Roquebrune, à la villa L'Angélique, puis à La Couala. André Gide, venu "en voisin" depuis Cabris ou Nice, y fera de longs séjours à partir de 1920. Ses liens avec Simon Bussy - dont il admire l'oeuvre - mais surtout avec Dorothy, d'abord son professeur d'anglais avant de devenir sa traductrice attitrée, et son admiratrice fervente, prendront alors tout leur essor. Malraux s'installera à La Souco en 1941 avec sa compagne Josette Clotis et leur jeune enfant Bimbo. D'autres personnalités, des arts et des lettres, confèreront à ce lieu l'éclat que cet album restitue : remanié et complété, celui-ci est issu de l'exposition présentée à l'automne 2013 au Parc du Cap-Martin, en partenariat entre l'Office de tourisme de Roquebrune et la fondation Catherine Gide.
Pendant longtemps, les chrétiens ne se sont intéressés aux prophètes bibliques que parce qu'ils décrivent les traits caractéristiques des temps messianiques et du Messie lui-même. D'ailleurs, l'usage liturgique des textes de la littérature prophétique nourrit cette vision des choses. Ce livre veut élargir cet horizon en donnant accès au trésor prophétique biblique. De façon méthodique et pédagogique, Jean-Pierre Prévost donne au lecteur des clés essentielles pour lire les écrits des Prophètes. En plus il propose une introduction à la lecture des grands prophètes : Essaïe, Ezéchiel, Jérémie... et des petits prophètes : Amos, Osée, Jonas... On y trouve aussi une présentation des liens qui unissent les Evangiles aux Prophètes. Parce qu'il est basé sur des données solides ; parce qu'il est accessible à un grand public, pour lire les Prophètes et Le livre de référence pour qui veut entrer dans la lecture et l'intelligence des Prophètes de la Bible.
Né à Paris, d'un père uzétien et d'une mère normande, où voulez-vous, Monsieur Barrès, que je m'enracine ? J'ai donc pris le parti de voyager (à propos des Déracinés). On sait qu'André Gide (1869-1951) passa sa vie à voyager, sans toutefois renier ses points d'ancrage que furent Paris, le Midi, la Normandie. Ses liens avec la Normandie sont nombreux et divers. Des liens familiaux tout d'abord puisque c'est à Bolbec, à Louviers et à Rouen que ses ancêtres, côté maternel, s'étaient établis. C'est donc par filiation que Gide hérita du château de la Roque-Baignard, situé près de Lisieux. Son proche voisin, Jean Schlumberger, l'accueillit ensuite en ami au château de Braffy, au Val-Richer. Par sa cousine Madeleine Rondeaux, devenue son épouse, il migra ensuite à Cuverville dans le Pays de Caux. Mais il ne cessa d'arpenter la Normandie. De par ses liens amicaux avec Roger Martin du Gard il séjournera à plusieurs reprises au château du Tertre, près de Bellème, également à Offranville, chez Jacques-Emile Blanche, à Yport chez Jean-Paul Laurens, à Dieppe chez Walter Sickert, à Alençon auprès de son beau-frère Marcel Drouin, à Elbeuf chez André Maurois, à Berneval au chevet de son ami déchu Oscar Wilde. Sans oublier toutes les excursions à Honfleur, à Trouville, à Etretat... Ces attaches normandes ont rarement été étudiées dans leur globalité, et c'est précisément l'objet de cet ouvrage que d'en établir la géographie... et l'histoire, en s'attachant tout particulièrement à décrire la diversité des lieux et des paysages de cette belle région française, mais aussi de raconter quelques-uns des moments privilégiés qu'y vécut André Gide, entouré de ses proches et de ses amis. L'auteur de ce livre espère que le lecteur partagera le plaisir qu'il a éprouvé à parcourir ces terres normandes de son enfance, en si illustre compagnie.
Le cimetière de Gênes-Staglieno est sans doute le plus beau cimetière du monde. Ici plus qu'ailleurs, le tombeau, ultime étape du rite de passage dans l'au-delà, humblement anonyme ou somptueusement élaboré par un sculpteur, nous donne des indications sur l'état des mentalités et sur l'art d'une époque ; il nous transmet aussi des émotions qui franchissent les barrières du temps, gravées dans la pierre, le bronze, le marbre... Les moyens modernes de la photo numérique permettent aujourd'hui de fixer, de réinterpréter l'émotion dégagée par ce lieu, pour nous la rendre encore plus proche. Il n'y a nulle volonté de profaner le silence de la mort.
Alain-Fournier, Jacques Rivière, André Gide : trois écrivains français dans la guerre de 14-18, leur engagement, leur souffrance, leur grandeur : tel est l'objet de ce quatrième volume de la collection Rencontres. Le premier, Alain-Fournier, mort au combat dans les premiers jours du conflit en 1914, foudroyé en pleine jeunesse, n'aura écrit qu'un seul livre : Le Grand Meaulnes. Mais quel livre ! Le second, Jacques Rivière, son ami de lycée, devenu son beau-frère, tiendra un rôle éminent dans la Nouvelle Revue Française, tout en étant un écrivain de premier plan. Il relatera le cauchemar de sa détention dans ses Carnets de guerre, et dans L'Allemand. André Gide, enfin, le découvreur de Jacques Rivière, l'ami très proche, s'engagera, lui aussi avec ferveur, dans l'aide humanitaire aux réfugiés en détresse, avec Maria Van Rysselberghe et Charles du Bos. Trois trajectoires individuelles et exemplaires de l'horreur de ce conflit.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.