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Peindre sous la lumière. Leon Battista Alberti et le moment humaniste de l'évidence
Prévost Bertrand
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753527454
C?est à la croisée de l?histoire de l?art et de la philosophie de l?art que se place le présent ouvrage. En effet, son objet est d?étudier ce moment où se pensent (magistralement chez Alberti) les coordonnées pour une nouvelle peinture, et plus généralement, pour une nouvelle idée de l?art où s?instaure dans le même temps un véritable régime esthétique dans lequel nous respirons largement aujourd?hui encore. La question principale de l?ouvrage est ainsi la suivante : comment l?humanisme a-il pu opposer le peintre au philosophe (scolastique), ou mieux : faire du peintre un rival du philosophe, sinon en posant que c?est la peinture (et non la pensée conceptuelle) qui désormais donnait consistance à l?évidence et à la connaissance du monde ? Comme cette évidence était d?abord une question de lumière, le peintre devenait l?artisan du clair et du distinct et la peinture le modèle d?intelligibilité principal amenant aujourd?hui encore à préférer "brosser le tableau d?une époque" ou "faire le portrait d?un homme" plutôt que de se lancer dans une construction théorique .Ce livre propose de comprendre la théorie humaniste de la peinture et de l?art dans son ensemble, mais aussi ses présupposés théoriques et ses soubassements philosophiques, son influence à l?époque moderne et contemporaine quant au sens que nous conférons à l?expérience esthétique et à l?usage que nous faisons des images.
Vers 1720, le jeune comte de *** quitte sa province pour vivre quelques temps à Paris. Un marquis débauché, ami de son père, l'initie aux " petites maisons ". Il y retrouve tour à tour prostituées, dames du monde et petites maîtresses... Mais c'est quinze ans plus tard, alors qu'il est prisonnier dans la forteresse d'Innsbruck, que débute le roman... L'Abbé Prévost signe là un double testament : celui d'une œuvre et celui d'une époque. On y retrouve les intrigues érotiques de Manon Lescault et la version subversive du libertinage de Marivaux. Avec ce texte, il réinvente le roman libertin en le tirant du côté du récit de destinée tragique, ouvrant ainsi la voie à Richardson (Clarissa Harlowe, 1747) et à Laclos (Les Liaisons dangereuses, 1782).
Résumé : Les photographie de Raphaël Salzedo témoignent de sa longue fascination pour les stupéfiants "tableaux" inscrits dans les pierres par les longs processus géologiques, pour cette "écriture des pierres" si bien dite en son temps par Roger Caillois. Calcaires de Toscane, agates, septarias, marbres à dendrites, grès de l'Utah, jaspes de l'Aveyron... : avec le seul concours de la lumière, Raphaël Salzedo fait parler les silencieux motifs colorés magnifiés par la scie du tailleur de pierre., Au lecteur d'exercer sur les failles, fissures, éclats, cristaux offerts à sa contemplation, sa liberté de projeter des figures ou, plus simplement, sa faculté ou puissance d'admirer. Dans son essai De l'expressivité des pierres, l'historien de l'art et philosophe Bertrand Prévost soutient que les pierres sont des images en soi, non pas seulement pour nous qui les regardons et y reconnaissons des formes (ruines, arbres, grottes, montagnes, paysages marins...). Il se fixe pour tâche de penser le contrecoup que cet extraordinaire potentiel esthétique des pierres porte aux arts humains.
Roy Olivier ; Prévost Bertrand ; Bordas Eric ; Gal
Alors que la psychanalyse appliquée recourt à des modèles constitués pour lire les ?uvres littéraires - avec le risque de donner toujours des résultats identiques -, la méthode que nous présentons ici, appelée littérature appliquée à la psychanalyse, recherche dans les ?uvres et dans leurs représentations singulières de la vie psychique des éléments permettant de construire de nouveaux modèles. En effet, d'Homère à Chrétien de Troyes et de Shakespeare à Proust, les écrivains ont proposé sur nous-mêmes des hypothèses qui ne se confondent pas avec celles de la psychanalyse. Plutôt que d'interpréter leurs ?uvres au moyen d'une théorie extérieure, pourquoi ne pas prendre au sérieux leur capacité de penser ce qui nous échappe, en prolongeant leurs intuitions et en mettant en forme les théories originales qu'ils esquissent ? Il est vrai qu'une telle méthode n'a guère de chance de fonctionner. Mais si ce projet se révèle impossible pour une série de raisons que ce livre détaille, un travail de réflexion sur une méthode inopérante - alors que sont sans cesse privilégiées les méthodes efficaces - permet d'étudier avec précision les contraintes que la critique exerce sur le texte et les difficultés qu'elle rencontre, mais aussi ses motivations inconscientes et son noyau de délire, bref d'interroger l'acte de lecture.
Le héros est un fripon et l'héroïne une catin", notait Montesquieu après sa lecture de Manon Lescaut. Et de fait, Manon se fait enlever par le chevalier des Grieux, met douze jours à s'apercevoir qu'il est sans ressources, accueille alors froidement ses projets de mariage, se débarrasse de lui en le dénonçant à sa famille, accepte les propositions fastueuses d'un fermier général dont elle tirera soixante mille livres en moins de deux ans... puis vit à nouveau avec des Grieux. Et ainsi de suite. Un fripon? Une catin? Ces noms ne sont pas même dégrisants quand on les applique à Manon et à des Grieux, car on est aussitôt amené à se demander comment un fripon peut rester honnête, une catin conserver sa pureté. Fraîcheur et corruption tout ensemble: dans cette impossible conjonction consiste peut-être tout le mystère de cette histoire limpide.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni