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Maudit Victor
Preteseille Benoît
CORNELIUS
16,50 €
Épuisé
EAN :9782360810215
Persuadé que la prothèse oculaire de son oncle est un objet magique, un gamin crédule se crève un oeil Ainsi débute l'histoire, tragique et dérisoire, de Victor. Elle se déroule sur le rythme décousu et fantasque des romans-feuilletons, avec comme décor le bric-à-brac bourgeois de la Belle Epoque: peintres pompiers, coloniaux courageux, mages mystiques, marquises majestueuses. Une femme avec un trou au ventre, qui voit des choses insensées dans les yeux des animaux, éveille chez l'influençable Victor une vocation de peintre. Le malheureux est sans le sou et pour pouvoir installer son atelier, il va devenir assassin et voleur. Pauvre Victor! Le voilà riche mais maudit. Car il ne peut plus peindre désormais que des canassons, ce qui handicape sa carrière d'artiste mondain. Tout cela finira très mal, comme il se doit. Benoît Preteseille a de bien mauvaises fréquentations: Fantômas, Elephant Man, Heurtebise, Arthur Cravan, et autres dynamiteurs du conformisme et de la morale. Ennemi de la logique et de la raison, ce pistolero dada affronte notre société déshumanisée avec pour seules armes la dérision et l'humour. Les véritables monstres de Maudit Victor ne sont pas les "freaks", magnifiques et grotesques, mais les braves gens, égoïstes et stupides, rouages ordinaires d'une mécanique sociale implacable où cette fable cruelle a puisé son goût acide et enchanteur.
Résumé : Des jouets, des chaussettes fourrées, des cartables, des draps, des verres à dents, des abat-jour et bien sûr des stylos-bille qui clignotent... Grotoni est partout, et c'est peut-être un peu trop !
Un homme au corps difforme épie sa voisine et vit son amour à travers des pièces détachées de mannequin ; un chirurgien, mari de la femme épiée, insuffle la vie à l'inanimé et créé de toutes pièces un homme nouveau ; un être sans âge change de peau, littéralement ; une femme refaçonne son physique pour ressembler à un autoportrait qu'elle avait dessiné, enfant ; voilà quelques-uns des personnages que l'on peut croiser dans Les Poupées sanglantes, un récit choral étourdissant à la narration polyphonique. Lancés dans un chassé-croisé un peu fou, les différents protagonistes, attachés à chaque fois les uns aux autres par un lien fort et tendu, évoluent dans une ambiance ouvertement fantastique et au parfum un peu rétro, qui semble évoquer aussi bien le Grand guignol, Frankenstein que les surréalistes. Récit mené tambour battant et réflexion sur la création et la puissance de l'art, Les Poupées sanglantes joue avec le lecteur et explore brillamment cette mince frange qui sépare le fantasme de la réalité, et le monde de sa retranscription.
Une tête réduite mystérieuse ! Et qui parle ! La jeune Chayeness n'a qu'une idée ? : aider la personne prisonnière de ce sortilège à redevenir normale. Elle réussit à convaincre son gentil papa de l'accompagner là où la transformation a eu lieu, sans lui parler de la sombre enquête qu'elle doit mener. Elle fera la rencontre de deux sorcières à la fois soeurs et rivales, mais aussi de l'étrange Docteur Taurinos, responsable d'étranges stages d'éveil chamanique. Très louches ! Et encore plus inquiétant, y a-t-il une seule tête minuscule ou plusieurs ? ! ? /////////////// Après Le Petit Poucet et l'usine à saucisses et Le monde de Jeanne, Benoît Preteseille revient chez Biscoto avec un projet en solitaire, Les Têtes minuscules. Chayeness, sujette à des troubles de l'attention, est livrée à une affaire mystérieuse et magique. Benoît Preteseille, amoureux des romans-feuilletons du 19e siècle, explore dans cet album qui évoque parfois l'univers de Roald Dahl, un mélange de magie, spiritisme et science-fiction, inscrit dans une contemporanéité évidente. Un récit savoureux aux accents parfois inquiétants, pour le plaisir de frissonner en lisant ? !
Venez découvrir Citéville, charmante agglomération aux mille activités. Grâce à son réseau de transports qui vous dépose directement en vacances ou grâce à Buy More, son supermarché qui vous permet d'acheter des objets à prix approximatifs, Citéville offre un ensemble d'infrastructures de premier choix. Pour les parents insatisfaits, le Pôle Enfant simplifiera le quotidien en proposant des offres de moutards adaptées à leurs besoins. Quant aux seniors, ils couleront une fin de vie heureuse à proximité des nombreux distributeurs de billets installés au sein de la Maison de retrait. Pendant cinq ans, Jérôme Dubois a construit la Citéville, un espace urbain imaginaire où la violence de notre quotidien est révélée par l'absurde. Autour de neuf lieux emblématiques, et autant de chapitres, se dessinent les contours d'une fourmilière dont la modernité glaçante ressemble à notre futur immédiat. Citéville grince sous la dent, décortiquant par l'hyperbole la barbarie de nos sociétés prétendument civilisées. En miroir de Citéville, Jérôme Dubois a imaginé Citéruine, un univers parallèle dans lequel la métropole est à l'abandon. Cadrages, nombre de pages et de vignettes ne diffèrent pas d'un livre à l'autre. Mais pas un humain n'a survécu à cette transition orchestrée par Cornélius pour Citéville et les Editions Matière pour Citéruine. Les deux espaces-temps se superposent et la lecture simultanée des deux ouvrages procure une expérience temporelle et plastique profondément étrange.