Phil est un homme d'âge mûr, malade, alcoolique, violent, désespéré, que sa femme a quitté. Il capture des chiens errants afin de s'en servir d'appâts vivants pour la pêche aux requins. Une pêche illégale et misérable: le requin ne servant que de décoration aux plats servis aux touristes...Nelson vit dans un bidonville. C'est un jeune adolescent turbulent, n'allant plus trop à l'école, multipliant larcins et autres méfaits. Son père, qui « se crève le cul à travailler dans les champs de canne, alors que plus personne ne veut faire ce métier, pour que lui et sa petite soeur puissent avoir à manger, de quoi s'habiller et aller à l'école », le corrige régulièrement à coups de ceinturon. Jusqu'au jour où Nelson se rebelle... Et il fugue, non sans avoir auparavant piquer les maigres économies familiales. Une chienne et ses trois chiots deviennent ses compagnons de vie.Quand Phil s'empare de ses chiens, Nelson fait tout son possible pour les récupérer. Avec on ne sait pas vraiment quelle idée derrière la tête, le pêcheur sanguinaire séquestre le gamin. Nelson va grandement commencer à regretter d'avoir quitté sa famille...
Avec une fable déjantée sur l'absurdité du pouvoir, qui lorgne du côté du Docteur Folamour, Jérôme Jouvray et Stéphane Presle peuplent leur univers de personnages aussi attachants que décalés (voire franchement fous furieux), reflet d'un monde grand fournisseur de farces et attrapes, bien vache avec nos petites illusions.Quant à Jérôme et Anne-Claire Jouvray (aux couleurs), ils jouent une partition graphique impeccable, ajoutant une touche d élégance et de civilité à ce récit tragi-comique.Bienvenue en Monoposie!Empêtrés dans des situations abracadabrantes, les personnages loufoques de ce récit plein d'humour finissent par tout fausser, tant dans leur vie que dans l'Histoire avec un grand «H». Au menu: une bombe (qui n'explosera jamais), une idole de la chanson (en fuite), un président (jaloux), un professeur (qui répare des horloges), un homme défiguré (qui hante les bibliothèques). En Monoposie, la dictature règne de façon assez caricaturale, mais la résistance se lève doucement. L'État de Monoposie utilise des scientifiques pour asseoir sa domination, et des artistes pour endoctriner le bon peuple: parmi eux le professeur Barzavotzig, qui met au point une bombe sur le principe de la fission de l'atome, et Thô-Radia, chanteuse et idole populaire. Celle-ci est proche des « terroristes » résistants, et refuse de servir plus longtemps la cause d'un despote; aidée par le commissaire Modra, elle parvient à fuir l'Est, pour rejoindre Watchintown, capitale de la Confédération, à l'Ouest. Mais de nouveau, les autorités au pouvoir aimeraient faire de Thô-Radia un instrument de propagande... La Monoposie ne pourra que séduire les nostalgiques du bloc de l'Est autant que les admirateurs de la Corée du Nord.Quant à la confédération des Étoiles, si elle rappelle une certaine puissance d'outre-atlantique, elle peut aussi (hélas) évoquer certains de nos dirigeants locaux...
Résumé : Dans une banlieue sans histoires, chacun a ses habitudes : Sami sort les poubelles de l'immeuble, le vieux gare sa Twingo devant le supermarché, monsieur Seigneur prend soin de sa femme mourante. Au quinzième étage de la tour, Freddie s'imagine une vie en compagnie des stars de cinéma, loin des fins de mois difficiles et des mauvaises fréquentations de Lior, son fils. Son garçon a 18 ans aujourd'hui. Freddie met les petits plats dans les grands, tout va être parfait. Cuisine, ménage, un petit verre pour se donner du courage, et surtout ne pas oublier le chat dans la machine à laver ! Une simple erreur, aussi cocasse qu'absurde, et tout déraille. Au fil des pages, la mécanique s'emballe, entraînant les personnages dans des situations toujours plus complexes et insolubles. Avec ce premier roman, Véronique Presle nous livre un texte au rythme effréné, avec un suspens terriblement efficace, pour une lecture addictive jusqu'au drame final : savoir si tout ça n'était vraiment qu'un accident...
Quatrième de couverture Au menu : une bombe qui n'explosera jamais, une idole de la chanson en fuite, un président jaloux, un professeur qui répare des horloges, un homme défiguré qui hante les bibliothèques. Fable absurde sur l'absurdité de la guerre et des ambitions humaines, L'Idole dans la Bombe déploie une galerie de personnages hauts en couleurs, empêtrés dans des situations si abracadabrantes qu'elles finiront par tout fausser, tant dans leur vie que dans l'histoire avec un grand «H».
1936. En Allemagne, Hitler fourbit ses armes de destruction, en Italie Mussolini bombe le torse, et l'Espagne plonge dans la guerre civile... Mais pour l'heure, en France, c'est le Front populaire et les congés payés, et Mattéo revient à Collioure, après ses années de bagne... Une fois encore, la réalité finira par rattraper Mattéo, et par le prendre méchamment par le col...
Tout à la fois récit de voyage et reportage dessiné, la bande dessinée d'Emmanuel Lepage donne vie à la beauté hostile des terres de l'Antarctique, ce monde du bout du monde.Pour la mer afin de la comprendre et de savoir la dessiner, pour les Terres australes qui sont comme la promesse d'un temps qui n'est plus, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d'empire, égarés dans l'immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d'humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d'habitation et de travail. Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n'avait jamais pris la mer. Il a été servi! Cap au Sud!
Le 4 Mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty...