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Le fils de l'ours père. 3e édition
Presl Nicolas
HOOCHIE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916049496
Réalisé avant les trois livres publiés par Atrabile (Priape, Divine Colonie, Fabrica), ce Fils de l'ours père est autant une oeuvre puissante en tant que telle, que le premier jalon d'une écriture devenue caractéristique de son auteur. En effet, Nicolas Presl y affirme déjà sa préférence pour un récit muet qui cherche ses solutions signifiantes des côtés de la figuration et de la mise-en-scène plutôt que de ceux des dialogues et des récitatifs. On pourrait croire de prime abord à une démarche plus picturale que littéraire. Il n'en est pas moins que les partis pris narratifs sont directement inscrits dans le prolongement de la tragédie antique, socle offrant toujours des ouvertures à des questionnements aussi contemporains que la transmission filiale, l'éducation ou la sexualité, ici ancrées dans un parcours édifiant. Et déjà cet univers graphique tordu, dont on savait la proximité de l'expressionnisme de Grosz ou du Picasso de Guernica, mais dont Le Fils de l'ours père soulève une parenté picturale plus abstraite et plus sombre encore.
La Terre paraît bien loin, vue de la Lune, et bien paisible. On n'y distingue pas les longs pipelines qui strient des sols arides et transportent son bien le plus précieux ; on ne devine pas la sécheresse qui sévit ni les malheurs qu'elle engendre ; on n'y entend pas les plaintes des moins fortunés, ni l'oppression que ces derniers subissent, même si la colère gronde, et enfle, inexorablement. Sur la Lune, on ne souffre pas de tout ça, même si on reste tributaire de la Terre et de son eau, que l'on fait importer dans d'énormes containers volants. Il faut aussi, bien sûr, être plus riches et plus puissants que le reste de l'humanité pour mériter cette place de choix sur ce triste satellite, devenu refuge de l'élite mondiale. Politique et poétique, Les Jardins de Babylone use d'une narration à plusieurs voix, où de plus courts chapitres viennent s'enchâsser dans un récit plus grand et plus tortueux. Nicolas Presl dresse alors le portrait d'une humanité minée par ses inégalités et par l'arrogance d'une minorité qui s'arroge tous les droits, même si avidité et égoïsme semblent se retrouver dans toutes les couches de cette société en péril. Entre fable prémonitoire et pur récit de science-fiction, Les Jardins de Babylone refuse tout manichéisme et empoigne à bras-le-corps la complexité du monde et des sentiments humains - et si le constat peut paraître parfois un peu sombre il n'est, heureusement, pas complètement dénué d'espoir, ni d'humour.
Biographie de l'auteur Nicolas Presl est né en Vendée en 1976. Il y a un certain temps, il a tourné le dos à la taille de pierre pour se consacrer à la bande dessinée.
Résumé : Sous le regard amusé d'une femme voilée, un homme se déshabille et plonge dans la rivière. Furieux de ce regard interdit, l'homme la poursuit jusque dans son foyer. Lui, vendeur itinérant, voyage à travers le pays dans un camion rempli de cartons, s'arrêtant au gré des rencontres. Elle, mystérieuse, cache un passé empli de douleurs, un passé fait de musique, de contes mais aussi de violence ? et c'est là, quelque part, que réside la raison de sa main droite amputée de ses cinq doigts. Le temps d'un voyage, ces deux vies-là vont se rapprocher, et croiser bien d'autres vies, bien d'autres histoires, et bien d'autres destins. Alors, à la manière des Milles et Une Nuits, plusieurs récits et contes vont se suivre et parfois se répondre, dans une variation moderne et éminemment politique ; des histoires qui jaillissent de mélodies passées, pendant que des bombes explosent, au rythme des accords de vies dissonants. Sans lourdeur ni moralisme, Nicolas Presl aborde et questionne à travers ces pages des thèmes comme la place de la femme dans une société ultra patriarcale, l'influence de la religion, mais aussi la complexité du sentiment amoureux. Désormais converti à la couleur, mais toujours sans texte, Nicolas Presl livre avec Levants son oeuvre la plus complexe à ce jour mais sans doute aussi la plus fine, de par le nombre de récits qui s'y entremêlent mais aussi de par son regard, toujours à hauteur d'homme, qui semble vouloir comprendre et dire bien plus qu'expliquer ou juger.
Toutes les histoires ont déjà été racontées" , faisait dire Daniel Clowes à son personnage David Boring, "alors si tu choisis d'en raconter une, raconte la bien" . Une citation lourde de sens qui s'accorde bien avec ce premier livre de Tarabiscouille, récit mythologique à la fois moderne et du fond des âges. Avec un style graphique intemporel (un traitement particulièrement original de la hachure) et une narration muette, Tarabiscouille crée un monde d'avant la technologie pour y réinventer Caïn et Abel se débattant sous l'influence de Mère-Nature. Un livre d'aujourd'hui mais déjà hors du temps, preuve de sa réussite. "Poisson gélatine est [... ] un conte qui prend soin de garder son mystère et de dire juste ce qu'il faut pour laisser au lecteur une part de poésie et d'imagination". L'Humanité
Résumé : C'est l'automne à Chiffonville... Tandis que les parents profitent des dernières journées ensoleillées pour s'amuser, Anders et ses amis se lancent dans une nouvelle aventure qui les mènera des rayons de la Grande Bibliothèque jusqu'au-delà de la Forêt des Brumes, au château de Rochevieille depuis longtemps oublié. Intrépides, solidaires, organisés et ingénieux, la petite bande aura bien besoin des qualités de chacun pour relever les défis qui se proposeront à eux. Car comme l'apprendra Maksen, le nouveau venu, c'est finalement dans l'adversité que se révèlent le caractère des individus et la force du collectif. Après Anders et La Comète et Anders et le Volcan (sélections jeunesse du Festival d'Angoulême en 2017 et 2019), Anders et le Château est le troisième volume des aventures du jeune écureuil imaginé par l'auteur australien Gregory Mackay. Ce tome présente une réelle rupture dans la série ? : les enfants ont grandi et acquis de la maturité, et la présence parentale est désormais un écho lointain et bienveillant. Ainsi il est temps pour Anders et sa bande de faire profiter de leurs acquis à leur benjamine Whinney -? la cousine de Bernie ? - et au nouveau, Maksen. Premier livre arborant les couleurs originales de l'auteur (ici, de superbes aquarelles aux teintes automnales), The Hoochie Coochie a voulu marquer cette étape en proposant un écrin renouvelé et façonné avec un soin d'orfèvre ? : reliure bodonienne sérigraphiée et couverture cartonnée embossée et coupée au format. Un objet délicieusement abouti pour un livre dont les qualités ont d'ores et déjà été récompensées du First Gold Ledger Award 2020, la plus haute distinction décernée à une bande dessinée en Australie.
Deuxième ouvrage d'une trilogie sur l'enfermement, Revanche est une suite indirecte de Renégat paru en 2012 chez The Hoochie Coochie. Il ne s'agit néanmoins pas d'une série dans son acception classique et les personnages autant que l'époque n'ont rien de commun. Demeure le style - le récit de genre - qui permettait à l'auteur de revisiter les aventures de pirates dans le premier ouvrage, le western dans le livre présent. Un homme emprisonné dans des circonstances peu claires, va faire le récit de sa vie à son geôlier, amenant un éclairage personnel sur les zones d'ombre de la loi où réside malgré tout la justice réelle. Pendant ce temps, une enquête autour du meurtre présumé commis par notre héros et un braquage inopiné vont secouer la vie de cette bourgade du far-west américain. Contrairementà Renégat, récit exclusivement écrit au masculin, Revanche réintroduit des figures féminines propres à l'univers de Baladi : non conventionnelles, fortes, puissantes et actives au coeur du récit.