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Victimes au féminin
Prescendi Francesca ; Nagy Agnès Anna
GEORG
23,00 €
Épuisé
EAN :9782825709955
Dans la longue durée du temps des violences religieuses, militaires et sociales, le terme " victime " a longtemps désigné l'homme ou la femme que le sacrifice d'adoration ou d'expiation attend. Dès les Lumières, " victime " se sécularise pour qualifier individuellement celle ou celui qui subit la violence d'une catastrophe naturelle ou accidentelle, ainsi que la brutalité volontaire d'un crime de sang, d'un attentat sexuel, voire de ses propres passions. L'histoire religieuse et sociale, l'anthropologie, le genre et l'imaginaire de la " victime " occupent les auteurs de cette enquête collective que marque l'histoire des religions. Mésopotamie du troisième millénaire, Grèce antique, Europe médiévale ou moderne, Inde contemporaine : d'une civilisation à l'autre, dans des traditions orales ou écrites, entre réel et fiction, hier et aujourd'hui, la victime des deux genres détermine les pratiques sociales de la réparation judiciaire ou symbolique, nourrit les représentations culturelles, fascine ou répugne les imaginaires collectifs et redessine les seuils du sensible entre tolérance et intolérance.
Les Romains ont-ils pratiqué des sacrifices humains lors des Saturnales, cette fête du renversement de l'ordre semblable au Carnaval ? La victime ? le roi des Saturnales ? peut-elle être apparentée à d'autres rois éphémères dont le Père Noël serait, chez nous, le dernier représentant ? C'est à partir de ces questions que Francesca Prescendi mène une enquête passionnante en déterrant un chapitre méconnu de l'histoire des religions. Celle-ci commence par l'étude d'un texte du célèbre anthropologue français Claude Lévi-Strauss, qui médite le récit de l'autodafé d'une effigie du Père Noël par des chrétiens français à Dijon en 1951. Pour établir un lien avec l'Antiquité romaine, Lévi-Strauss convoque Le Rameau d'or de l'anthropologue anglais James George Frazer. De fil en aiguille, Francesca Prescendi s'interroge sur l'importance que le discours sur le sacrifice humain prend dans les écrits des savants de la fin du XIXe siècle, ainsi que dans leurs correspondances privées, jusqu'à présent inédites. De l'Antiquité classique en passant par les contrées moyen-orientales de la Méditerranée jusqu'à la crucifixion de Jésus et la passion d'un martyr, l'enquête se poursuit et trouvera certainement une réponse, mais différente sans doute de celle attendue par le lecteur.
Philippe Borgeaud aura été professeur d'histoire des religions à l'Université de Genève pendant vingt-quatre ans, après y avoir également exercé comme chercheur et assistant. Au gré de sa formation poursuivie également à Paris aux côtés de Jean-Pierre Vernant et, à Chicago, dans le sillage de Mircea Eliade, Philippe Borgeaud est devenu l'un des tout grands spécialistes actuels de l'histoire des religions. C'est notamment sous son influence que cette discipline a pris aujourd'hui une dimension comparatiste, travaillée par un faisceau de disciplines qui fait ressortir des proximités nouvelles, tout particulièrement entre les religions polythéistes et monothéistes. A l'occasion de son départ à la retraite, des personnalités internationales, des chercheurs et des élèves offrent dans ce volume d'hommage des contributions de premier plan liées aux principaux laboratoires dans lesquels Philippe Borgeaud développe son travail. Un premier laboratoire associe des approches historiographiques, critiques et méthodologiques. Puis, deux horizons géographiques s'ouvrent, de l'Antiquité au monde contemporain: celui de la Méditerranée hellénique jusqu'à la Rome ancienne, et celui d'un vaste Orient, de l'Egypte à l'Inde.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
On n'a jamais autant parlé d'abus et pourtant;, lorsque nous y sommes confrontés, la plupart du temps, nous passons à côté. Devant les résultats de nombreuses études qui y sont consacrées, un constat s'impose: l'ampleur des abus est nettement sous-estimée. Quelles sont les problématiques des abusés et des abuseurs et comment les reconnaître? Ce livre propose un inventaire des diverses formes d'abus, sexuels, physiques, émotionnels et l'auteur part du principe que certains symptômes psychosomatiques en sont les révélateurs. Ensemble, les multiples abus représentent les pièces éparpillées d'un puzzle géant. Afin de sortir du cercle infernal de la relation abuseur-abusé, l'auteur propose une nouvelle forme ai traitement la thérapie émotionnelle et l'approche cognitivo-comportementale.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.