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Première Sécession de la plèbe. Première partie de la formule générale de l'histoire de tous les peu
Ballanche Pierre-Simon ; Rancière Jacques
PONTCERQ
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919648214
Plébifugue : plebifugium. Ballanche invente ce terme, qui n'existe pas en latin classique, pour désigner la sécession de la plèbe et sa fuite hors de la ville. Il y a onze excellentes raisons de lire, et de défendre, et de parler de ce livre : Ballanche, Première Sécession de la plèbe. En voici neuf en vrac. (Et d'autres raisons, en plus des onze, n'existent pas encore ; mais ne manqueront pas d'exister un jour.) 1) Ce que raconte Ballanche dans ce récit est peu connu. Or c'est la première Grève totale de l'Histoire. En 494 avant J-C. , à Rome, la plèbe s'en va, se retire sur une colline. Le Sénat, affolé, démuni, envoie des émissaires pour parlementer... 2) Jacques Rancière s'était penché (le premier sans doute) sur ce texte oublié de Ballanche, en 1995 ; et sa lecture est un moment-clef de La Mésentente, un de ses livres les plus importants. Car il trouve dans le récit de Ballanche (par rapport aux sources antiques) un déplacement essentiel : il en va dans cette grève, pour les plébéiens enfuis, de leur existence même en tant que sujets politiques ; il en va de leur existence comme êtres parlants. 3) Ce texte Première Sécession de la Plèbe n'a pas été réédité depuis sa parution en revue en 1829. Il était introuvable. Le voici ! 4) Quand Ballanche, à partir des sources antiques, en vient à faire le récit de la sécession de la plèbe romaine, c'est sur le fond de l'ébranlement révolutionnaire : la société tremble encore du choc de 1789, en 1829, et s'apprête, dans les mois qui viennent, à une secousse nouvelle. Ballanche est un conservateur, peut-être. Il va saluer Juillet 1830 où il reconnaît sa théorie, sa prophétie. Ballanche se fait le premier théoricien inattendu du plébéianisme. 5) Ballanche est un écrivain méconnu : ami de Chateaubriand et de Madame Récamier, membre du cercle de l'Abbaye-aux-Bois. Or Ballanche ne fut pas sans influence sur tout la seconde génération romantique, qui le lut très attentivement et avec enthousiasme. 6) Antoine Compagnon fait de Ballanche un "Antimoderne". Lire Première sécession de la plèbe permet de comprendre ce que peut un antimoderne, alors. 7) Ballanche a une plume qui ne manque pas de charme. Son récit est poétique, élégiaque, au début - il devient dramatique : et la troisième partie est un tel "drame" théâtral, qu'il est venu à l'idée de certains d'en faire très exactement un texte pour le théâtre. Il sera représenté. (Avis aux théâtreux dans tout le pays.) 8) Dans l'histoire des idées, Ballanche fait le trait d'union, peu connu, entre Vico et Michelet. Voilà une descendance qu'il faudrait suivre attentivement... 9) Ballanche introduit une distinction conceptuelle qui n'est pas sans intérêt sans doute : à une heure où l'on parle à nouveau, souvent, de "populisme", de "peuple", et où les journalistes s'activent à s'étonner, à expliquer, à prouver par allusions et relevés de " mots ", que l'extrême-gauche c'est à peu près l'extrême-droite (... et qu'il faut défendre la "démocratie"), Ballanche remarque, très simplement, qu'il y a populus (peuple) et qu'il y a plebs (plèbe). "Les Romains avaient les mots plebs et populus, que l'on confondait assez facilement à une époque où les institutions avaient changé, et où les mots étaient demeurés, ce qui arrive toujours. (...) Quoi qu'il en soit, le peuple était l'ensemble de ceux qui avaient des droits dans la cité ; tant que les plébéiens furent sans droits, les patriciens seuls étaient le peuple. La célèbre maxime Salus populi suprema lex [...] reçut quelquefois des applications qui font frémir." (Ballanche, Oeuvres, 1830, t. IV, p. 52-53) (p. 125-126).
Résumé : Diffusés à partir d'octobre 1956 sur la jeune station Europe n° 1, les 250 épisodes du Boudin sacré, première saison (sur quatre) de Signé Furax, vont connaître un succès colossal - jusqu'à Guy Mollet, président du Conseil, qui, au cours d'un débat à l'assemblée nationale, lance aux députés : " Continuez sans moi, je vais écouter Furax. " On a volé des monuments qui font la gloire de la France, remplacés par des imitations en staff : l'obélisque de la Concorde, le Lion de Belfort, les grilles de la place Stanislas à Nancy, etc. Qui est derrière cet ignoble forfait ? Les détectives Black & White, le professeur Hardy-Petit, le commissaire Socrate et d'autres mènent l'enquête, qui les conduira sur la piste de Furax et de la terrible secte des Babus, adorateurs du Goudgouz, le Boudin Sacré. Jeux de mots navrants, situations absurdes, dialogues délirants, tous les ingrédients de l'humour du duo Dac/Blanche sont là. Par rapport au script d'origine, Jacques Pessis a éliminé les redites nécessaires au format du feuilleton, ainsi que quelques allusions à l'actualité de l'époque, incompréhensibles aujourd'hui.
Les détectives Black and White, le commissaire Socrate et son adjoint l'inspecteur Euthymènes, le reporter Fred Transport et sa fiancée Carole Christmas se lancent à la poursuite d'un redoutable génie du mal, l'infâme Furax! Leurs aventures les mèneront en Espagne, dans l'Etat hindou du Sama-Koutra, aux Etats-Unis, au Mexique, dans l'espace, dans le temps... La France entière a ri en écoutant les voix de, entre autres, Pierre Dac, Francis Blanche, Jean Poiret, Pauline Carton, Maurice Biraud, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault ou encore un jeune fantaisiste nommé Raymond Devos... Voici pour la première fois le texte intégral des 213 épisodes de ce feuilleton délirant diffusé du 15 octobre 1951 au 28 juin 1952 sur la Chaîne Parisienne.
Une magnifique et inédite correspondance amoureuse s'inscrivant dans l'année Loti à venir. Tout commence en décembre 1882 par le message d'une inconnue qui signe Oirda, la rose en arabe. Pierre Loti, flatté et méfiant, répond à cette mystérieuse correspondante qui admire Fleurs d'ennui , son dernier livre. C'est le point de départ d'une relation très forte entre un écrivain, officier de marine sillonnant les mers du globe, et une femme d'esprit qui tient salon. Très vite, la séductrice quitte le masque et impose Mon frère Yves à la Revue des Deux Mondes , où elle a ses entrées sous son nom : Blanche Lee Childe. Cette correspondance inédite met à nu le coeur d'une lectrice passionnée par un écrivain qui dénonce l'ennui des vies ordinaires et promet l'ailleurs. Se découvre aussi une femme puissante, qui fait d'un auteur le héros d'une aventure épistolaire dont elle veut maîtriser l'intrigue.
Entre 1870 et 1880, une partie de la jeunesse instruite des villes de Russie se lança à travers les campagnes à la rencontre du peuple, portée par l'enthousiasme, le désir de dévouement, le dégoût des privilèges. Les tchaïkovtsy, à Saint-Péterbourg, furent le noyau dur et tendre de ce grand mouvement qui marqua la Russie pour des générations. Quelques années plus tard, l'un des membres de ce groupe entreprit d'en écrire la genèse.
Ce livre est une biographie de Georg Büchner, écrivain : et alors il est, de toutes celles existantes, la biographie la plus complète à ce jour en français - s'appuyant fidèlement sur (pillant de façon éhontée) les plus récentes et passionnantes publications de la recherche allemande , traduisant des témoignages sur Büchner en français pour la première fois , donnant à lire des textes inédits en France. Et livrant tout cela de la manière la plus brute et la plus précise qui soit, afin que le lecteur ait lui aussi sous les yeux, autant que possible, les témoignages au plus près des sources.
Qui se souvient de Paul Hutin ? Père de François-Régis, grand-père de Jeanne-Emmanuelle, Paul Hutin a non seulement porté sur les fonts baptismaux le journal Ouest-France mais il a également fondé une brillante dynastie comique. Dans cette lettre-hommage est retracé le parcours en zigzag de ce cher Paul Hutin, tout à la fois grotesque, surprenant, émouvant et drôle. Il a semblé urgent à l'Institut de démobilisation, en ces temps d'incertitudes et de doutes, de rendre au fondateur de Ouest-France un hommage à sa hauteur aqu'il demeure toujours présent et continue de nous inspirer.
Ulrike Meinhof 68-76 RFA est avant tout une tentative littéraire, un travail sur la voix et sur la langue ; la recherche d'une musique, d'une oralité, via la forme du monologue. Ce n'est pas une biographie d'Ulrike Meinhof, ni un récit sur la RAF, plutôt une "vie de" . En effet, Alain Lacroix éclaire ici le "maillage intellectuel" de l'époque, donne à voir la "scène berlinoise" , politique aussi bien qu'artistique : la dispute avec les groupes libertaires, l'arrière-plan que formait la scène underground.