Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une voix derrière la scène. Une anthologie personnelle
Praz Mario
GALLIMARD
76,00 €
Épuisé
EAN :9782070724727
Promeneur impénitent - visitant avec la même passion, le même appétit de surprise, lieux, choses et textes -, Mario Praz se proposa, sur le tard, de revenir sur ce que le temps et l'occasion lui avaient permis - ou imposé - d'écrire durant plus de cinquante ans. Il choisit donc le meilleur de lui-même pour composer ces "voix derrière la scène" , anthologie personnelle, comme Borges en fit une, où les textes, reliques, essais retrouvés prennent une coloration diverse et composent la mosaïque imparfaite d'un autoportrait. De Piranèse aux néoclassiques, des romantiques anglais aux décadents italiens, de réminiscences enfantines à l'évocation de collections disparues et d'objets désirés, c'est un fascinant musée imaginaire que Praz réunit dans ces pages à la prose admirable, ouvrant comme toujours chez lui, sur un jeu sans fin d'échos et de résonances, de distorsions et de filiations imprévues. Tentative désespérée de saisir cette voix que l'on entend indistinctement derrière la scène de toute vie, ce livre est la plus belle introduction qui soit à l'art unique qu'avait Praz de transformer le savoir en fiction, et de trouver dans l'érudition d'innombrables sources de merveilleux.
Satan, le mâle persécuteur, et la femme fatale à la beauté de Méduse : telles sont les trois figures cruciales dans lesquelles s'est projetée la sensibilité érotique du romantisme, depuis le crépuscule des Lumières jusqu'au «décadentisme» de la fin du XIXème siècle. Autour d'elles fleurissent les perversions, la morbidité, le sadisme et son double le masochisme, que le grand critique italien Mario Praz décrit en inventoriant toutes les oeuvres qui, en France, en Angleterre et en Italie les ont pris pour thèmes. Entre les différentes littératures nationales, entre celles-ci et les beaux-arts se dessine tout un réseau d'analogies et de secrètes correspondances qui éclairent les pulsions secrètes du XIXème siècle, et la lutte que s'y livraient Eros et Thanatos, la vie et la mort.
Résumé : Ce qui caractérise la fin du XVIe siècle, c'est une série de tentatives, d'attitudes, d'essais de nouveaux accords qui préludent à ce qu'interprétera par la suite l'orchestre du baroque au grand complet. Cette période, c'est celle du Maniérisme, située entre la période apollinienne de la Renaissance et celle, dionysiaque, du Baroque. Carlo Ossola l'a minutieusement étudiée dans l'Automne de la Renaissance, en s'appuyant sur des textes de poètes et de critiques, surtout sur des traités d'art de la seconde moitié du Cinquecento (Dolce, Gilio, Paleotti, Comanini, Danti, ainsi que sur Varchi, Vasari et Lomazzo). A cette époque, comme le note Ossola, "les limites des choses s'effacent : la parole se fait couleur, la couleur musique et chaque chose peut en devenir une autre" . Analysant les règles de ces écritures, Ossola met en évidence les normes avec lesquelles elles tentaient de fixer, de sauvegarder, de distinguer une syntaxe qui leur fût propre. L'effort consacré à parcourir l'infinie multiplicité des êtres et des formes est exigé par le désir de parvenir à la reductio ad unum finale. C'est à cause de cette intention, latente ou manifeste, que nous pouvons encore distinguer entre l' "automne de la Renaissance" et la pluralité de perspectives d'où naît le sens du vivant et du provisoire de la civilisation baroque. Publié en 1971, mis à jour et étoffé en 2014, cet essai de référence est une grande fresque sur la fin de la civilisation de la Renaissance en Italie.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.