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La maison de la vie
Praz Mario
GALLIMARD
54,51 €
Épuisé
EAN :9782070729487
La maison de Mario Praz fut l'une des rares merveilles apparues dans la Rome du XXe siècle. Et ce livre est sans doute le chef-d??uvre du grand esthète, qui nous guide en sa demeure comme au sein d'une forêt enchantée. Ici s'entrelacent l'itinéraire d'une vie et le jeu des correspondances entre les arts plastiques et la littérature. Le Palazzo Ricci, puis le Palazzo Primoli, dont le "professeur" n'est que le modeste locataire, deviennent au cours des années, et grâce à son intelligence de collectionneur, de véritables musées des styles néoclassique et Empire. Mais les précieux objets, points de départ de subtiles interférences entre leur description, leur origine, leurs propriétaires successifs, les conditions dans lesquelles ils ont été acquis et les souvenirs personnels qu'ils évoquent, répondent moins au goût de la possession qu'à la pure jouissance du coeur. Leur amoureuse contemplation donne à cet humaniste des temps modernes l'occasion de promener son lecteur, avec tout le charme d'un style vivant, de l'Antiquité à nos jours, du Pen Club aux grands antiquaires romains, et de lui décrire avec la même maîtrise la célèbre coiffeuse de l'impératrice, la bibliothèque d'un condottiere ou d'humbles figures de cire. Une richesse de thèmes et de registres qui rapprochent La maison de la vie du "livre total" dont rêvaient les romantiques. D'autant que le culte de l'oeuvre d'art, lutte inconsciente contre la fugacité de la chair, recouvre une secrète recherche métaphysique.
Heckel Brigitte ; Choné Paulette ; Praz Mario ; Hu
A Nancy, jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une vaste esplanade séparait ta Ville-Vieille et la Ville-Neuve. Stanislas, ancien roi de Pologne, devenu duc de Lorraine en 1737, va projeter d'y établir une place destinée à honorer et glorifier son gendre le roi de France, Louis XV. Première de toutes les places royales françaises, elle sacralise l'image de marque royale tout en accueillant les festivités populaires. Aujourd'hui, 250 ans et une rénovation complète plus tard, on aurait tendance à assimiler Nancy à sa célèbre place, et vice versa. Mais ce serait oublier, dans te désordre, la bergamote, les mirabelles, l'Art nouveau, les macarons, l'Ecole de Nancy, Majorelle, Gallé, Delacroix, M. COué et sa méthode, les frères Daum, Edmond de Goncourt, l'odeur de tilleul à la fin du printemps et au début de l'été... Visite guidée sur les traces de Victor Hugo, Stendhal, Edith Wharton, Marek Halter, René Char, Philippe Claudel, Maurice Barrès, Jocelyne François et bien d'autres...
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.