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Introduction à Castoriadis . 2e édition
Prat Jean-Louis
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707174741
Philosophe, économiste et psychanalyste, Cornelius Castoriadis (1922-1997), cofondateur de la revue Socialisme ou Barbarie, fut l'un des auteurs de référence de la "nouvelle gauche" apparue en 1968. Sa critique interne du marxisme l'a conduit à remettre en cause les conceptions déterministes de l'histoire. Il leur oppose l'idée d'une création "sociale-historique" faisant apparaître des "significations imaginaires sociales" qui ne résultent pas de façon prévisible d'un état de choses donné, ni ne sont réductibles à des infrastructures objectives qu'elles traduiraient ou refléteraient dans le champ idéologique: l'imaginaire social n'est pas une imagerie ni un miroir du monde "réel". De l'héritage marxiste, Castoriadis retient toutefois le projet révolutionnaire, celui où le "libre développement de chacun" reste inséparable du "libre développement de tous" et où l'émancipation des travailleurs ne peut être obtenue que par l'activité autonome des travailleurs eux-mêmes : le caractère utopique du socialisme marxiste tient plutôt à l'idée d'un développement nécessaire, dont le terme final serait défini par avance. Cette nouvelle version, revue et augmentée, tient compte des inédits et des travaux publiés depuis la première édition.
Prat Jean-Louis ; Karandasheva Tamara ; Meyer Mere
Résumé : Célébré maître de la couleur par les artistes et les critiques de son temps, Marc Chagall se révèle, dans ce projet d'exposition consacrée à ses dernières années, par son exploration artistique du noir et blanc vers une nouvelle maîtrise magistrale de couleurs particulièrement lumineuses, intenses et profondes. Le début de cette période coïncide avec le retour du peintre en France de l'exil américain en 1948 tant souhaité et espéré. Grâce à une sérénité retrouvée dans sa "seconde patrie" , Marc Chagall insuffle à son vaste dessein plastique et monumental le fruit récolté des commandes réalisées pour la scène au Mexique et à New York pendant la guerre. Toujours à l'écoute de son temps et désireux de vouloir surprendre les attentes du public européen, cette nouvelle étape artistique se nourrit d'un cheminement tout à fait audacieux. Car l'interrogation de la couleur par l'exploration du noir et blanc semble se trouver à l'encontre de l'image que le coloriste a laissé pendant quelques décennies. Toutefois, le dialogue entre le noir et blanc et la couleur a déjà été tissé à plusieurs époques précédentes, dès les années vingt, lorsque Chagall découvre toutes les techniques de la gravure. Or, à l'encontre de l'expérience traversée dans les dernières années mises en exergue dans l'exposition, les dialogues précédents soulignaient la nécessité de l'exploration de la couleur pour appréhender les profondeurs des noirs. Dans une vaste sélection représentative d'environ 200 oeuvres réalisées dans diverses techniques artistiques que l'artiste expérimente avec curiosité et ferveur, le public sera amené à découvrir pour la première fois les moyens artistiques investis avec grande liberté à travers lesquelles la vision de l'univers du peintre, dessinateur, sculpteur, céramiste et graveur s'étoffe, se construit et se déploie vers une palette enrichie de couleurs. Des lavis à l'encre de Chine et des sculptures en marbre blanc inaugureront cette découverte du visiteur vers la rencontre de la palette des diverses matières abordées, imprégnées par la terre d'accueil. L'introduction des masses colorées en dialogue avec le noir et le blanc dans l'espace exploré permet d'accompagner le regard du visiteur vers une nouvelle compréhension de la profondeur lumineuse du monochrome construit ainsi que des couleurs chatoyantes que l'on associe avec l'oeuvre de Chagall de l'époque méditerranéenne. Certes l'exposition donnera la voix à tous les thèmes familiers de l'univers pictural de Chagall mais l'éclairage particulier devrait permettre au visiteur de conjuguer le vocabulaire pictural et la découverte du cheminement de la couleur afin de garantir une nouvelle lecture de l'oeuvre. A l'occasion de cette exposition dont le commissariat est assuré par Ambre Gauthier et Meret Meyer, un catalogue sera édité, enrichi des reproductions en couleurs de toutes les oeuvres prêtées et de textes rédigés par des spécialistes consacrés à cette nouvelle approche de l'oeuvre.
Danneels Godfried ; Kim En-Joong ; Prat Jean-Louis
Les oeuvres du père Kim En Joong dialoguent au rythme des mystères du rosaire avec les textes bibliques du cardinal Danneels pour rendre hommage à Jean-Paul II, à l'occasion du 25e anniversaire de son pontificat. Bilingue français-latin
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.