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S'évader de l'éducation. La vie comme apprentissage au sein des cultures autochtones
Prakash Madhu Suri ; Esteva Gustavo ; Chagneau Jac
HETRE MYRIADIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782490050802
Dans S'évader de l'éducation, Madhu Suri Prakash et Gustavo Esteva interrogent la conviction moderne selon laquelle l'éducation est un bien universel et un droit humain et remettent en question la rhétorique altruiste des programmes internationaux de développement à destination des pays "sous-développés". D'après eux, l'idéologie éducationniste est le cheval de Troie de la globalisation et du néocolonialisme capitalistes qui a forcé les portes des cultures et sociétés traditionnelles. Les programmes d'éducation, "armes de destruction massive" du capitalisme, constituent dès lors une véritable agression envers les cultures autochtones dont l'autonomie, la souveraineté et l'intégrité sont remises en cause. L'idéologie éducationniste apparaît ainsi comme un pilier essentiel d'un nouvel impérialisme. L'essai de Prakash et Esteva se présente dès lors comme un appel à résister à ce néocolonialisme et à renouveler les cultures locales. Il nous propose un voyage à travers des modes de vie et d'apprentissage alternatifs, tels qu'on peut en rencontrer encore parmi les "sous" ou "non" éduqués qui composent ce que les auteurs qualifient de "majorités sociales" ou "deux-tiers-monde". La richesse de leurs traditions, du "plurivers" de leurs biens communs et de leurs modes de transmission mutuels est ce qui leur permet de démystifier le conte de fées de l'éducation et de maintenir à distance l'empire d'Homo oeconomicus, résistant ainsi à l'effondrement culturel opéré dans la salle de classe globalisée.
Résumé : Svâmi Prajnânpad (1891-1974) est un maître indien contemporain dont l'enseignement, plongeant ses racines dans la tradition indienne la plus ancienne, éclaire d'une manière nouvelle la quête de la connaissance de soi. Formé aux disciplines scientifiques, Svâmi Prajnânpad réconcilie science et tradition, approche matérialiste et spirituelle. Svâmiji, dans un souci d'efficacité pratique, se réfère constamment à l'expérimentation, rejette tout recours à une autorité quelle qu'elle soit, mais n'hésite pas à utiliser toutes les méthodes permettant de libérer le disciple de ses blocages émotionnels. L'intérêt exceptionnel de ce texte est dans la démarche, dans le processus même par lequel un homme, pas à pas, avance, avec l'aide d'un maître, dans la conquête de sa liberté.
Résumé : "Après avoir voyagé en Afrique de l'Ouest, en Mongolie et en Asie centrale, nous avons choisi de parcourir, avec notre 4x4, l'itinéraire le plus long que l'on puisse effectuer sur Terre : d'Ushuaia, en Terre de Feu, jusqu'en Alaska, tout au nord des Etats-Unis. "Prendre la Route", cette démarche volontaire, sera notre façon de se mesurer à l'immensité du continent américain, entre splendeur et monotonie. Afin de rejoindre les deux hémisphères, nous avons pris le temps nécessaire, sans aucune date de retour ni itinéraire établi. Nous avions imaginé que ce voyage durerait deux ans, il en a duré plus de trois... Nous étions sur la route du Temps !" "Voyager, c'est un concept de vie. Voyager sur une durée de plusieurs mois ou années fait vivre l'instant comme un moment unique, sans se soucier du lendemain. La Terre est accueil, l'amour de l'autre est réellement universel et nous tenions à le faire savoir : ce livre est un témoignage, un remerciement, un hommage à des centaines d'hommes et de femmes avec qui nous avons partagé un moment de ce voyage", Marc Thiebaut et Damayanti Prakash.
Prakash Sumangal ; Roumanoff Colette ; Roumanoff D
Ce livre-témoignage raconte le parcours d'un journaliste indien de Gandhi à Svâmi Prajnânpad. Il retrace plus de 40 ans d'enseignement de Svâmi Prajnânpad avec le même disciple. Aussi longtemps que l'on ne voit pas une situation particulière comme elle est en réalité, quelque chose d'autre va apparaître à sa place. Quand vous n'acceptez pas ce qui est actuellement ici, vous avez besoin de créer quelque chose d'autre. Où que vous soyez vous êtes en contact direct avec votre environnement. Chaque fois que vous sentez que ce contact direct manque, le mental a commencé ses mauvais coups. Il n'y a pas d'autres esclavages dans la vie que l'esclavage du passé. On ne vit pas dans le présent; on vit toujours dans le passé. Le passé seul est la racine de toutes les illusions. Prenez en compte aussi que parmi toutes les émotions la plus dangereuse est la comparaison. Avancez en réfléchissant. Acceptez-vous vous-même de manière naturelle. Pourquoi un choc? Parce que vous avez cru que tout doit arriver selon vos désirs. Mais la vie existe dans les deux états de favorable et de défavorable: le plaisir et la peine, la bonne santé et la maladie, etc. Le positif et le négatif sont indissolublement liés ensemble. Vous avez reçu un choc, parce que votre esprit avait pris l'aspect positif comme la seule et unique vérité et n'était pas préparé à recevoir l'aspect négatif. C'est inévitable quand on vit dans le mensonge. Il n'y a alors que faiblesse, absence de joie et agitation. En ayant l'esprit préparé aux deux aspects de la vie, on développe force, joie et paix. La joie est l'essence de la vie. Une vie sans joie n'est pas une vie pour un être humain, c'est une vie d'animal ou plutôt une vie de brique et de mortier. Une vie humaine se reconnaît au flux d'énergie pure et spontanée qui apporte la béatitude. Se sentir à l'aise et léger est votre véritable nature.
Dans S'évader de l'éducation, Madhu Suri Prakash et Gustavo Esteva interrogent la conviction moderne selon laquelle l'éducation est un bien universel et un droit humain et remettent en question la rhétorique altruiste des programmes internationaux de développement à destination des pays "sous-développés" . D'après eux, l'idéologie éducationniste est le cheval de Troie de la globalisation et du néocolonialisme capitalistes qui a forcé les portes des cultures et sociétés traditionnelles. Les programmes d'éducation, "armes de destruction massive" du capitalisme, constituent dès lors une véritable agression envers les cultures autochtones dont l'autonomie, la souveraineté et l'intégrité sont remises en cause. L'idéologie éducationniste apparaît ainsi comme un pilier essentiel d'un nouvel impérialisme.
Ce livre s'inscrit dans une sorte d'urgence. Les attaques contre la liberté éducative sont quotidiennes. On l'amalgame à l'intégrisme religieux, elle est toujours plus surveillée, plus suspecte, plus inspectée. Les exigences se resserrent de toutes parts comme un étau, le choix des parents est sans cesse remis en question. En même temps le travail de sape se fait dans l'inconscient collectif, l'école est tous les jours plus indispensable, plus évidente, plus obligatoire. Les contrôles finiront peut-être par venir à bout du pirate et nous savons déjà que les propos tenus ici prennent le risque d'être disqualifiés par les acteurs de l'institution éducative. Ils ne correspondent pas à leurs habitudes intellectuelles, au choeur de leurs revendications admises et redondantes. Peut-être qu'un jour un livre comme celui-ci sera tout simplement inaudible voire interdit sous prétexte de vouloir détricoter l'esprit citoyen. Il se peut qu'il soit taxé d'être antirépublicain ici, hérétique ailleurs, ennemi du genre humain, de la cause collective. En somme il court le risque qu'embrassent tous les pirates en hissant un jour le pavillon noir.
NAISSANCE ORGASMIQUE ", voilà une association de mots à laquelle notre culture judéo-chrétienne nous a peu habitués. Depuis la condamnation biblique des femmes à " enfanter dans la douleur ", les générations se sont succédé, conditionnées à la fatalité de cette souffrance. Mais qu'en est-il réellement ? Depuis les travaux de Michel Odent sur les fonctions des orgasmes, nous savons que les mécanismes en jeu pendant la parturition sont les mêmes que ceux du plaisir. Alors, la naissance orgasmique serait-elle, selon la formule de Debra Pascali-Bonaro, " le secret le mieux gardé des femmes " ? Le plaisir pendant l'enfantement est tabou. Pourtant, des centaines de femmes témoignent aujourd'hui que lorsqu'elle est respectée, la naissance peut revêtir cette dimension de félicité et de plénitude propre à l'orgasme. Dans ce livre étonnant, la sage-femme Elizabeth Davis et la doula Debra Pascali-Bonaro nous donnent les moyens de vivre une naissance orgasmique, par une préparation adéquate. Se préparer c'est notamment s'informer sur l'offre de soins en matière de grossesse et d'enfantement, sur les conséquences iatrogènes des gestes techniques imposés en routine aux parturientes, sur les processus de la naissance physiologique, sur les conditions optimales qui soutiennent cette physiologie.
Le Fermier et l'Accoucheur fut initialement publié en 2004, avec l'objectif de comprendre le concept d'industrialisation à propos, en particulier, de la naissance des bébés humains. L'analogie entre obstétrique et "farming" avait permis de préciser que le processus d'industrialisation implique avant tout centralisation et standardisation. En 2017, nous n'avons guère besoin de données statistiques sophistiquées pour affirmer que, partout dans le monde, les tendances observées en 2004 se sont précisées de façon spectaculaire. Les sages-femmes et obstétriciens sont éduqués de façon à respecter des protocoles de plus en plus standardisés. C'est dans un tel contexte qu'a émergé soudain "la révolution microbiome", conséquence soudaine d'avancées technologiques qui n'avaient guère été anticipées. On commence aujourd'hui à percevoir la très grande importance du microbiote, ainsi que l'écrit l'auteur dans son introduction à cette réédition.