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Tenir bon
Pradié Aurélien
BOUQUINS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782382924457
La politique peut changer la vie. Je le sais. Elle a changé la mienne. " Député du Lot, Aurélien Pradié se distingue des jeunes élus de la République par sa parole franche, l'intransigeance et le courage de ses engagements, quitte à se démarquer de sa famille politique. Dans un récit aussi direct qu'intime, il évoque son enfance lotoise bousculée par l'adversité, son parcours atypique d'homme de droite sur une terre de gauche, ses combats, ses doutes, sa foi, son père, mais aussi son admiration pour Joseph Kessel et Jacques Chirac. Tenir bon, pour Aurélien Pradié, c'est incarner une volonté de résistance face à ce qui nous invite aujourd'hui à lâcher prise. C'est opposer au laisser-aller et au relativisme ambiant une parole exigeante et libre, dont nous n'avons jamais eu autant besoin. A travers des scènes de sa vie d'élu du peuple, il brosse un tableau incisif de notre vie publique et déploie une réflexion qui nous invite à retrouver la force des idéaux. Bien plus qu'un livre politique, ce sont des émotions humaines qui rythment cet ouvrage. Une respiration.
Résumé : Pourquoi Philippe Saulnier n'y aurait-il pas cru ? Clémence Fontanes, assise dans ce bureau où elle s'était pourtant juré de ne plus mettre les pieds, lui avait dit ce qu'il voulait entendre - il allait se défaire de Carla en la rendant à ce Mesnil à qui il l'avait enlevée six mois plus tôt - et il tenait entre ses mains ce que, âgé de trente-sept ans, il convoitait déjà depuis un demi-siècle (car son père était né et avait aimé avant lui) : pourquoi n'aurait-il pas cru qu'il touchait au but? Les hommes sont ainsi : sans méfiance, remplis d'orgueil et d'illusions au sujet de ce qu'ils appellent le fruit de leurs efforts et le paon qui fait la roue devant sa femelle est persuadé que c'est à ses propres mérites qu'il doit d'avoir une si belle queue. Saulnier était pareil à tous les autres paons : il n'a pas su voir ce qui crevait les yeux, il n'a pas compris que Carla était différente des autres petites dindes, et dans son aveuglement il a cru que ça y était, qu'il avait gagné de sorte qu'on peut bien dire qu'il est mort heureux.
C'est le village le plus humide de France, et de loin. Cette particularité météorologique n'est pas sans incidences sur le caractère des villageois. On a retrouvé le maire dans la cour de sa ferme, une fourche plantée dans la poitrine. Le roman raconte l'enterrement, ou plutôt le trajet du cercueil sous la pluie diluvienne, vers un caveau gorgé d'eau. C'est l'occasion, pour le narrateur, d'observer le cortège silencieux, et d'évoquer avec ironie ces existences sur lesquelles pèse un lourd mystère. L'écriture, incisive et drolatique, rôde autour des personnages, trace leurs silhouettes en négatif, orchestre un ballet d'ombres cocasse et inquiétant - jusqu'à l'étrange catastrophe de la mise au tombeau.
L'équitation n'est pas seulement une technique, n'est pas un simple savoir-faire. L'équitation est mieux et plus qu'un art : c'est une éthique, une façon de se comporter, une manière de vivre. C'est du moins, ce dont Deflandre est persuadé, aimant citer Plutarque : "L'équitation est ce qu'un jeune prince peut apprendre de mieux, car jamais son cheval ne le flattera". Ses connaissances équestres, le personnage principal ce de livre les tient d'un maître exceptionnel, qui excellait dans l'art non seulement de dresser les chevaux, mais d'éveiller chez les élèves la vocation. Sa science du cheval, Delflandre va la communiquer à son tour à un jeune stagiaire passionné. Le roman de Pierre Pradier, c'est l'histoire de trois générations d'Ecuyers, le récit d'une transmission initiatique, de la révélation progressive des secrets de l'art équestre. Mais c'et aussi le récit de l'apprentissage de la vie : un grand roman d'amour, où les femmes communiquent avec les chevaux, et avec ces hommes sensibles.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... ". Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication. Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et "d'Honneur ", du " Mariage ", de "l'Amour " et de "l'Onanisme ", du " Beau ", de "l'Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.