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Le Monde à plat
Pouvreau Paul
LOCO
39,00 €
Épuisé
EAN :9782919507481
Paul Pouvreau ne travaille pas sur quelque chose mais avec les choses et parmi elles. Ces choses sont principalement des objets et ce qui les contient : leurs emballages. Le geste artistique consiste, d'une certaine façon, à recycler au moyen de différents médiums (photographies, vidéos, dessins, installations) l'omniprésence de ces formes et signes, dès lors qu'ils n'ont plus d'usages et sont laissés à l'abandon. C'est à partir de cette proximité insignifiante des matières et objets dénués d'affects que le travail s'élabore. Comme il n'y a pas d'imaginaire pré-établi, c'est dans l'espace de la bricole et du bricolage, souvent précaire, que se construisent des situations à la fois drôles et absurdes, graves et signifiantes. Les photographies ou représentations qui résultent de ces situations oscillent sur le seuil du vraisemblable et de l'invraisemblable. Un peu comme les deux faces d'une image. D'un côté celui de son avers composé de cette surface sensible propice à la projection, avec son pouvoir d'illusion et de fascination. Et de l'autre, son envers composé de la matérialité de son support, cet écran fait de papier ou de matériaux autres. Car toute image est portée par un support ; quel qu'il soit. L'artiste crée des images où la fiction le dispute à la réalité : "Sous des formes d'incertitudes plus que de certitudes, mon travail me semble être comme une mise en jeu continuel de la représentation du réel". Le travail de Paul Pouvreau n'a pas fait l'objet de monographie depuis 2005. LE MONDE A PLAT vient palier un manque éditorial important dans le développement de cette oeuvre singulière qu'il développe depuis ces dix dernières années. Trois auteurs s'emparent chacun d'un aspect particulier de l'oeuvre : - l'aspect photographique par le poète CHARLES PENNEQUIN, - l'oeuvre dessinée par la philosophe ANTONIA BIRNBAUM, - les installations dans l'espace par l'historien de l'art JULIEN ZERBONE.
En mai 1944, Louis Aragon écrivait que le nom de Drancy faisait "frémir les Français les plus impassibles d'apparence". Aujourd'hui, une cité HLM y jouxte un musée mémorial de la Shoah ; proximité qui matérialise deux volets de son histoire. Celle-ci démarre dans les années 1930 avec les "premiers gratte-ciel de la banlieue parisienne", se poursuit avec l'internement de prisonniers de guerre français, de ressortissants britanniques et, surtout, de 63000 Juifs avant leur déportation pour les camps d'extermination, soit 84% des déportés juifs de France. C'est une histoire complète de Drancy qui est proposée, celle des internés, celle des gardiens et celle des autorités françaises et allemandes. On y lit la résonance du camp au coeur des familles juives et de la société française dans son ensemble. C'est enfin son histoire après le "camp des Juifs" et celle de sa mémoire qui évolue jusqu'à devenir le symbole de la persécution des Juifs de France et un lieu de mémoire majeur de la France des années noires.
Résumé : Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme de 1948 à 1952, député de la Loire, maire de Firminy, président du conseil d'administration de la Sonacotra, Eugène Claudius-Petit s'est, tout au long de sa carrière politique, mis au service de la modernité et du progrès. Son métier d'ébéniste puis de professeur de dessin, son expérience de syndicaliste et son engagement dans la Résistance l'ont conduit à se passionner pour l'architecture et sa dimension sociale. II est à l'origine des meilleurs programmes de reconstruction de l'après-guerre. Ennemi d'une architecture vernaculaire passéiste, il défend Auguste Perret, Jean Prouvé, Paul Nelson, Jean Dubuisson et se passionne pour les théories du Mouvement moderne. Sans lui, il est fort probable que l'Unité d'habitation de Marseille n'existerait pas, non plus que celle de Firminy. Car Claudius-Petit fut également le soutien sans faille et l'ami de Le Corbusier à qui, en tant que maire de Firminy, il passa commande d'une maison de la culture et d'une église. On trouvera l'écho de ses convictions inébranlables dans l'anthologie des textes écrits entre 1945 et 1975 et réunis pour la première fois ici. Cet ouvrage, illustré de documents souvent inédits ou rares, montre les relations qui se nouent entre architecture et urbanisme d'une part, et politique d'autre part - relations qui furent particulièrement étroites autour des grands enjeux de la Reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en France.
La fin du Moyen Age voit apparaître et se développer un ensemble d?images tout à fait singulier, celles d?hommes et de femmes dont le corps est intégralement couvert de poils. Mais, pour autant, ce livre n?est pas une simple histoire du poil ! Dans l?art roman, le diable et les démons étaient perçus comme des êtres velus et grimaçants et un lien s?était établi entre l?excès de poils et le pêché. L?auteur montre comment ces représentations ont évolué à partir du XIVe siècle, allant jusqu?à l?humanisation de l?homme sauvage. Ce dernier est certes toujours présenté comme un personnage frustre, hirsute et violent, mais il change de signification en pénétrant dans la culture courtoise : l?homme sauvage devient un personnage soumis et domestiqué qui sert de faire-valoir au chevalier, comme pour opposer la jouissance brutale et immédiate au vrai désir amoureux. L?auteur va jusqu?à nous montrer que, par un retournement spectaculaire porté à son comble autour de 1500, pilosité et sainteté sont associées : la présence d?un pelage sur les corps des saints devient un moyen de les distinguer du commun des mortels.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.