Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Trésor des contes Tome 7 : Le Bestiaire
Pourrat Henri
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070110810
Il y avait une fois, là-haut, sur ces montagnes, un agnel blanc. Alors, petit, veux-tu entendre son histoire ? Avec celle de la rate et de son cher ratou, du pauvre petit pou et aussi du grillon, qu'on appelle encore le grelet, le cri-cri. Peut-être que les bêtes sont comme les fleurs des champs, que chacune a trois noms ? L'orvet, par exemple, on le nomme chez nous, l'anivet ; dans le Languedoc, le nadel ; et dans le Berry, le langou. Ceux qui savent les choses assurent qu'il est terrible. Voici surtout les oiseaux : Margot la pie, l'ajasse ; la tourterelle et l'auriol - c'est le loriot ; le roitelet qu'on nomme encore le roi-petit, le roi-Berthaud, le roi-bellot... Les oiseaux ont un don : ils saisissent les choses avant que les humains les démêlent. Vous savez aussi ce qu'on dit : l'âne et le boeuf, une fois l'an, à la Noël, peuvent parler comme les gens. En revanche, c'est dans la nuit de la Saint-Jean que les animaux sauvages dévoilent leurs secrets. Le coq hardi devient parfois coq du clocher ou Moitié-de-Coq, voire Quartier-de-Poulet. Rien de terrible comme les bêtes un peu sorcières. Si ce n'est plus terribles encore, les moitiés de bêtes. Mais que ce soit le bouc dans la congère ou le pauvre ânichon, la biquette et ses biquets ou les poules et les oisonnes, tous redoutent le loup qui, lui, se défie du renard l'entraînant à la mare et par les champs. Où trouver refuge sinon au château même des loups ? Les animaux domestiques si dédaignés y sont allés et les ont délogés : d'amont, d'aval, de droite, de gauche, loups, louves, louveteaux, se sont mis à fuir, de plus en plus vite, de plus en plus vite. Et à cette heure : S'ils ne sont morts Par la campagne ils courent encore ! Ce Bestiaire regroupe 99 récits, accompagnés de la dernière note écrite par Henri Pourrat pour le Trésor et d'un Index alphabétique général du millier de contes présentés dans cette édition thématique illustrée.
Résumé : Telle est, constituée d'anecdotes qui dormaient dans la poussière des archives, de poésie légendaire et de scènes d'une extrême vivacité, l'Histoire des gens dans les montagnes du Centre, le livre testamentaire d'Henri Pourrat. Nous sommes entraînés dans le monde incertain des signes, des peurs, des prodiges. Ce n'est pas seulement un conte cruel " au grand pays des paysans " que nous livre ici l'auteur de Gaspard des montagnes, mais bien l'aventure de tout un peuple dont le maître-mot pourrait bien être " confiance ". Voilà un livre qui nous aide à comprendre les hommes, la vie, l'âme humaine.
C'est surtout le rire qui domine et l'emporte dans ces 190 contes, dont 32 inédits, représentant les alternances d'un thème double. Les innocents ne sont pas les plus bêtes ; en revanche, "à se vouloir trop fin, il arrive qu'on se casse la pointe" . Les illustrations ne visent pas à prendre les textes à la lettre. Elles ont été choisies avant tout pour suggérer : xylographies des tout premiers livres illustrés du XV ? siècle ou de ceux plus récents de colportage, images coloriées des différents ateliers français devenues extrêmement rares.
Résumé : Henri Pourrat raconte une enfance et une adolescence à la veille et pendant la guerre de 1914, dans les montagnes d'Auvergne. L'obsession du jeune Bernard, c'est le mystère autour de la mort de son père. A-t-il fait une chute dans les bois, ou a-t-il été assassiné ? Et justement, il est attiré par Yvonne, la fille de celui qui est peut-être le meurtrier de son père. Cette Yvonne, pour éviter un mariage avec un rustre, va se noyer et Bernard périt en essayant de la sauver. Dans ce premier roman, le futur auteur de Gaspard des montagnes se montre proche du Grand Meaulnes, pour l'histoire d'amour, et de Ramuz pour la célébration de la nature, de la montagne.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.