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Les carnets retrouvés de Josée Laval. 1964-1970
Pourcher Yves
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204150972
Vichy a survécu après Vichy. Clandestinement. Mais richement. Voici les carnets secrets de Josée de Chambrun, la fille de Pierre Laval, enfin révélés par Yves Pourcher. Et qui montrent comment, dans les années 1960, le Tout-Paris mondain a fait le pont entre la Collaboration et aujourd'hui. Elles se nomment Arletty, Coco Chanel, Louise de Vilmorin. Ils s'appellent Paul Morand, Marcel Jouhandeau, Jean Jardin. Mais aussi René Bousquet, l'organisateur de la rafle du Vel d'Hiv. Jacques Isorni, l'avocat de Brasillach. Abel Bonnard, le ministre de Pétain. Arno Breker, le sculpteur de Hitler. Josée Laval les reçoit dans son magnifique appartement ou ses somptueux châteaux. A sa table réservée chez Maxim's ou au Fouquet's. Dans sa loge personnelle de Longchamp ou d'Auteuil. En Balenciaga, Dior ou Saint Laurent, la fille du fusillé de 1945 mène la valse des dîners et des galas. Entre gens de bonne compagnie, on s'amuse, on se fréquente, on partage la même nostalgie pour le temps du Maréchal. Exhumant ses carnets qu'on croyait perdus, l'historien Yves Pourcher dévoile et décrypte comment les protagonistes de la Collaboration, pris entre amertume et aisance, en ont perpétué la mémoire et réécrit l'histoire. Un document crucial. Un commentaire magistral. Une grande leçon contemporaine.
Dans les années 20, un jeune homme quitte sa province et débarque à Paris. Il y trouve les lumières des salons, l'ambiance des cocktails et des bals, le sourire des femmes. Trois d'entre elles l'attirent, l'entraînent, le protègent: Bettina, une belle Américaine, mannequin chez Schiaparelli, Lili de Chambure et Josée Laval. Réceptions, champs de courses, défilés de mode, dîners dans des hôtels particuliers, nuits interminables... La guerre éclate. La France est occupée mais, dans ce monde-là, le champagne coule encore. Pour combien de temps?
L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? - Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? - Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? - À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? - Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? - Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? - Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.
En Lozère, la terre, la religion et la parenté tiennent les hommes d'une main de fer. L'ordre du granit fixe les droits et les rangs. Les maîtres du pays grandissent sur les domaines et commandent dans la langue des paysans. Alors, dans l'aire du clocher et du château, les siècles s'usent sans rien changer. Etre notable sur cette terre de granit, c'est se soumettre à des rites et veiller à ne jamais déroger. Yves Pourcher retrace, depuis le XVIIIe siècle, le parcours initiatique de ces élites accompli sous la tutelle vigilante de l'Eglise et des familles. Il nous montre leur extraordinaire capacité de résistance aux grands chocs historiques qui ébranlent la France. La justice change ? Ici, les coutumes l'emportent. La conscription réclame des hommes pour les armées du roi, de l'empereur ou de la République. On la fuit. Il faut aller à Paris pour réussir. Chacun garde un bout de terre car le Lozérien sait trop le prix des choses pour les abandonner. Et du village au canton, des lignées politiques se forment dans les passions électorales. Ici, les Chambrun, les Las Cases, et là, les Giscard, Ramadier et autres Mendras se succèdent de père en fils comme maire, conseiller général ou député. Telle est cette Lozère des notables, conservatoire étonnant des coutumes qui semblent d'un autre âge.
Résumé : Après avoir commencé la guerre à Londres, après avoir appartenu plus d'un an au cabinet de Pierre Laval à Vichy, voici Paul Morand nommé ministre plénipotentiaire à Bucarest, alors que l'Armée rouge est aux portes de la Roumanie, alliée de l'Allemagne nazie. Le diplomate se met au travail dans des conditions difficiles qui le poussent à des allers-retours vers Paris et Vichy. Il assiste ainsi aux derniers mois de l'Etat français en déliquescence, avant d'être nommé in extremis ambassadeur à Berne. Il touche au but... pour cinq semaines. Révoqué, il choisit l'exil en Suisse pour échapper aux sanctions, au sein de cette communauté de "réfugiés" qui suit à distance la guerre, l'avènement d'un nouveau régime en France et les procès qui frappent le précédent. Tout au long de ces deux années, Paul Morand tient son Journal de guerre, sans jamais rien renier de ses convictions. Il y fait une place de plus en plus grande à l'écrivain, après avoir rêvé d'en faire le journal d'un ambassadeur. Rien n'a été retouché ni omis du manuscrit d'origine. C'est dans le respect de son désir initial de publication que paraît le second tome du Journal de guerre de Paul Morand, à la fois document historique passionnant - parfois aussi choquant - et apport inédit aux pages de sa biographie qui avaient semblé, jusque-là, étrangement vides.
Résumé : Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ? L'autrice explore cette question tout au long de son ouvrage dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration. Annie Lacroix-Riz, en se fondant sur des archives, prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.
Résumé : En mai 1944, Louis Aragon écrivait que le nom de Drancy faisait "frémir les Français les plus impassibles d'apparence". Aujourd'hui, sur le site du camp par lequel sont passés 84 % des déportés juifs de France, une cité HLM côtoie un wagon et une statue monumentale, en vis-à-vis d'un musée-mémorial de la Shoah. Drancy a conservé en effet sa vocation initiale de logement social tout en devenant le lieu de mémoire central de la Shoah en France. C'est l'histoire complète de ce lieu qui est retracée dans ce livre. Elle démarre avec le projet architectural d'avant-garde des années 1930 et les "premiers gratte-ciel de la banlieue parisienne" ; elle relate le passage par ce camp improvisé des prisonniers de guerre français, puis des civils britanniques et canadiens. Elle évoque toutes les étapes administratives et policières qui ont accompagné la création puis la vie du "camp des Juifs" et le rôle des acteurs de cette triste histoire - les Allemands, les Français ; elle décrit la vie quotidienne des victimes juives, avec ses grandeurs et ses faiblesses. C'est l'histoire complète de ce lieu car elle dépasse les limites du camp pour en saisir la résonance au cour des familles juives d'internés et dans toute la France ; pour y suivre, après la Libération, les suspects de collaboration ; pour en analyser les péripéties mémorielles depuis 1945.C'est l'histoire complète de ce lieu, enfin, car un grand nombre d'illustrations exceptionnelles accompagnent un récit fondé sur des documents largement inédits et extraordinairement émouvants.