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LES PRETRES-OUVRIERS. Naissance et fin
Poulat Emile
CERF
52,80 €
Épuisé
EAN :9782204062640
1943-1947 : en ces cinq années, si chargées d'événements historiques - la Deuxième Guerre mondiale, la Libération -, si riches pour le catholicisme français, s'opère véritablement la naissance des prêtres-ouvriers : une figure inédite dans l'histoire de l'Eglise catholique, une expérience à laquelle Rome mettra fin dramatiquement en 1954. Les prêtres-ouvriers ont occupé le devant de la scène publique et produit sur l'opinion un choc profond et durable. Qui étaient-ils, combien étaient-ils (une centaine), que voulaient-ils ? Le travail d'Emile Poulat (historien et sociologue) retrace leur histoire grâce à sa connaissance personnelle des protagonistes (deux tours de France et de Belgique à dix ans de distance) et à la compilation des archives (imprimés, fonds, manuscrits, polytypés) ainsi sauvées de la disparition. Cet ouvrage reprend un texte de 1965 édité chez Casterman, Naissance des prêtres-ouvriers, augmenté, en quatrième partie, des chapitres V et VII de Une Eglise ébranlée (Casterman, 1980). L'édition est enrichie d'une bibliographie complémentaire et d'un index des personnes citées.
Lorsque l'on évoque la loi de 1903.1es idées qui lui sont immédiatement associée affluent: c'est la loi de la laïcité. C'est la loi qui interdit à la République de financer la religion et de s'immiscer dans les questions religieuses. Or. les choses sont bien plus compliquées. D'ailleurs, cette fameuse loi dont tout le monde parle invoquée par les uns et par les autres. qui l'a lue? Et ceux qui l'ont lue. à quel texte si soutient modifié. se réfèrent-ils? En réalité, nul n'était plus capable de dire quel était l'état présent de la loi. Depuis plusieurs décennie, je scrute la loi promulguée le 9 décembre 1905. dite loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Avec cette étude tombée sur l'abondante documentation réunie avec mon ami Maurice Gelhard. instituteur retraité, j'entraîne le lecteur dans une analyse littérale des textes. à travers le dédale de la cinquantaine de modifications réalisées au fil du siècle. Il en ressort une certitude: cette loi que nous mythifions a non seulement institué un nouveau régime fait de grands principes et de particularités (songeons à l'outre mer). mais aussi elle a créé une "liberté moderne", dont ni l'Etat, ni l'Eglise, ni personne n'avait l'expérience.
Présentation de l'éditeur Pourquoi donc la laïcité fait-elle toujours débat ? Quels en sont précisément les principes ? Connaît-on vraiment ses origines ? Pourquoi est-ce l islam et l école, parfois les deux conjugués, qui déclenchent si souvent la polémique ? Mais finalement, peut-on définir la laïcité ?Qui mieux qu Emile Poulat pouvait donner de meilleures réponses à ces questions, qui ne finiront pas de nous tarauder tant que nous ne prendrons pas le temps de s y arrêter ?Dans cet ouvrage de maturité, le savant s intéresse aux conflits entre culture religieuse et culture moderne dans l histoire de la France contemporaine. A ce titre, la laïcité y joue le premier rôle.Sociologue, historien et juriste, il nous répond en refusant l enfermement des catégories grâce à sa curiosité interdisciplinaire et en dehors des modes de l instant. Il sait au fil des entretiens nous faire partager les fruits de son considérable et incessant travail, attestant d une sagacité intemporelle sur... la laïcité.
Cet ouvrage rassemble les actes du colloque qui s'est tenu, les 1er et 2 décembre, à l'Université Catholique de l'Ouest à Angers, à l'occasion du centenaire de la loi dite de " Séparation des Eglises et de l'Etat ". Ce colloque voulait spécifier la dimension régionale d'un événement national, en prenant pour cadre d'étude le " grand Ouest " réputé terre de tradition chrétienne, et donc supposé très sensible à la Séparation. Différents chapitres s'attachent à éclairer l'événement en amont : en particulier les manifestations de l'anticléricalisme ainsi que les effets de la loi de 1901 sur les congrégations. Sur la Séparation elle-même, on retiendra surtout plusieurs communications sur les inventaires de 1906 et leur déroulement parfois mouvementé : dans le Finistère, l'Orne et la Mayenne, ainsi que la situation particulière des séminaristes et celle d'un des rares évêques à avoir été favorable au principe même de la Séparation. En aval, les conséquences sur le catholicisme dans l'Ouest sont abordées dans cinq communications qui éclairent la vie des diocèses ou des paroisses, la création de mouvements (ACJF, Congrès diocésains) ou bien encore les réactions face à l'évolution politique du pays. Enfin, un chapitre est consacré au protestantisme qui, s'il est assez peu représenté dans le grand Ouest, n'en a pas moins été un acteur original de cette période. Ce volume est l'œuvre d'une équipe de chercheurs ayant travaillé au sein du Laboratoire de Théologie et de Sciences Religieuses de l'Université Catholique de l'Ouest, ainsi que de plusieurs enseignants-chercheurs de presque toutes les universités du grand Ouest français : Université de Bretagne Occidentale (Brest), Université de Nantes, Université du Maine (Le Mans), Université d'Angers et Université Catholique de l'Ouest.
Une catholique de sensibilité traditionnelle, professeur de lettres qui fit toute sa carrière dans les lycées d'État, rencontre un universitaire sociologue, historien laïquement catholique, spécialiste de l'entrechoc des deux cultures, catholique et laïque. Elle l'interroge sur l'avenir de la foi catholique dans notre société postchrétienne. Sans se reprocher mutuellement leurs positions, ils ont réussi à parler de tout, sans artifice et sans esquive, en se plaçant au coeur des grands débats qui ont déchiré les catholiques français depuis les Lumières et la Révolution française, en passant par la crise moderniste et Vatican II, le concile diviseur selon certains, pour aller jusqu'à l'essentiel. Émile Poulat a-t-il été convaincant? Danièle Masson a-t-elle été ébranlée? Quoi qu'il en soit, l'ample panorama des questions abordées dans cette rencontre insolite permet de sortir des chemins battus et d'ouvrir des perspectives neuves. Biographie de l'auteur Émile Poulat est l'un des grands historiens et sociologues du fait religieux contemporain. II est l'auteur de nombreux ouvrages en ce domaine, comme Église contre bourgeoisie ou Le catholicisme sous observation. Il dialogue ici avec Danièle Masson, agrégée de lettres classiques et écrivain.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.