Quantité de données nouvelles iddues, pour l'essentiel, du développement de l'archéologie préventive permettent aujourd'hui d'éclairer de manière significative le dossier de " la Condate " des Riédons. Cet ouvrage s'y attache de manière synthétique. Trois monographies d'importantes fouilles rennaises récentes suivies d'études menées par des spécialistes y complètent une recherche universitaire menée par l'auteur. Dans de nombreux domaines jusqu'ici non documentés, des informations importantes ont été récoltées. Les problématiques qui peuvent aujourd'hui être abordées sont donc multiples. Elles apparaissent évidentes à la lecture de la synthèse dressant l'état des connaissances anciennes par laquelle débute ce volume. Avant la réalisation de ces fouilles il était impossible de se forger une idée précise de l'aspect que pouvaient avoir les quartiers nord de la ville antique, de percevoir le cadre de vie dans lequel évoluaient leurs habitants. Tenter une approche des principales phases d'évolution de la structure urbaine était illusoire. Il était également vain d'envisager toute étude du bâti et des activités économiques qui lui sont liées. De même essayer de percevoir de quelle manière la vie citadine s'est étiolées à la fin du Haut-Empire n'était même pas concevable. Il est inutile de développer plus longuement la liste des questions qui, dorénavant, trouvent des éléments de réponses. L'exposé des nouvelles connaissances découlant de la réalisation de ces fouilles montre de lui-même les multiples directions dans lesquelles il est aujourd'hui possible d'engager des réflexions. La présente publication doit être considérée comme une synthèse sur nos connaissances actuelles de la Rennes antique. Elle dresse le bilan des acquis, des lacunes et constitue un point de départ pour les questions qui restent ouvertes vers les fouilles à venir.
Quel est le rôle de l'information dans la régulation des marchés financiers ? Quel est l'intérêt de recourir à des modes alternatifs d'encadrement des conduites ? Quelle confiance accorder au marché et aux acteurs privés ? En ces temps où les certitudes se font plus rares, la présente étude s'intéresse aux transformations du droit moderne et, plus précisément, du droit applicable aux marchés financiers. Le principe " comply or explain " impose aux sociétés cotées de dévoiler dans quelle mesure elles respectent les règles de bonne conduite contenues dans un code professionnel de référence (" se conformer ") et, pour le reste, d'exposer en quoi et pourquoi elles ont choisi d'y déroger (" expliquer "). Ce principe représente un modèle de régulation original du fait de son caractère hybride combinant des règles d'information impératives (hard law) et des règles substantielles non impératives (soft law). Première étude d'envergure sur le sujet, cet ouvrage interroge le bien-fondé de cette forme originale de régulation sur les marchés financiers. Il précise les conditions d'efficacité du principe, analyse le champ des sanctions applicables en cas de manquements, et propose des pistes concrètes d'amélioration, qui pourront servir utilement la doctrine, le régulateur et les praticiens.
Le tennis, c'est une machine à laver qui ne s'arrête jamais. " Lucas Pouille Une fois par an, à Roland-Garros, le tennis s'invite dans le foyer de millions de Français. Mais devant sa télé ou dans les tribunes du Grand Chelem parisien, le grand public ne voit que la partie émergée, élégante et opulente, d'un sport aux multiples facettes, certaines plus sombres que les autres. Quentin Moynet, grand reporter à L'Equipe, nous raconte l'envers du décor. Les galériens qui se bagarrent dans une jungle sans-le-sou et peinent à boucler les fins de mois. Les frères Naw qui ont fui la guerre en Syrie pour jouer au tennis. Les conditions de vie précaires et solitaires, aggravées par le harcèlement quotidien, comme celui qu'a subi Pierre-Hugues Herbert, ou les menaces de mort reçues par Alice Tubello. La dépression, l'alcool, la drogue et les tentatives de suicide traversés par Catherine Tanvier et bien d'autres. La tentation des matchs truqués à laquelle a par exemple cédé Youssef Hossam, désormais suspendu à vie... Préface de Lucas Pouille
Résumé : Dans "Le Lion et le Moucheron" de La Fontaine, le fort est aux prises avec un moucheron qui le pique, le harcèle, et le fait périr d'épuisement. En Chine, le Tigre insatiable endure ses propres moucherons, de paisibles citoyens capables d?encaisser toutes les corruptions, toutes les violences? jusqu'à un certain point. Pêcheur de cadavres sur le fleuve Jaune, chef d?un village dévoré par les usines chimiques, curé de campagne en cavale, enfant surnuméraire sans papiers et autres, Jordan Pouille, correspondant en Chine, les a rencontrés. Il décrit leur ingénieuse indocilité.
Dans une forme originale et avec une indémontable envie de partager son amour pour la pêche à la mouche, Julien Pouille présente un récit très Nature writing : L'arpenteur moucheur. Du cabosseur de truites à l'ayatollah du no kilt, de l'émergence d'un insecte à celle de sensations à la clarté envahissante, de la nécessité à la pure folie, ce livre trace quelques lignes aventureuses et soyeuses au carrefour desquelles la pêche à la mouche, la rivière, la truite et l'âme humaine se rencontrent.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.