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Voyage à Arzroum. Au cours de la campagne de 1829
Pouchkine Alexandre ; Kreise Bernard
OMBRES
9,60 €
Épuisé
EAN :9782841421848
Le 1er mai 1829, Pouchkine entreprit sans autorisation un voyage de près de trois mille kilomètres pour rejoindre l armée russe qui se préparait à occuper le nord-est de la Turquie et assiéger Arzroum (Erzurum, la capitale de l ancien royaume d Arménie). Il traverse en calèche, à cheval et à pied la Russie, puis le Caucase, dans des conditions difficiles, mais pour l aristocrate qu il est rien n est plus sain que de passer la nuit sous une tente. Sa témérité est étonnante, car il n hésite pas à voyager seul parmi une population souvent hostile, comme les Tchétchènes. Dans un accès de bravoure insensée, il se précipite en première ligne au devant de la cavalerie turque lors d une bataille. Ses descriptions de Tbilissi, de ses bains publics, de la population arménienne de Turquie, du harem d Erzurum, d où il va devoir partir parce que la peste s y est déclarée, sont passionnantes.Ce livre introuvable en français fait ici l objet d une nouvelle traduction, avec les variantes, les passages rayés par la censure et les brouillons, des lettres et des poèmes concernant ce voyage, les réactions des autorités à son retour, ainsi qu un important appareil critique.
Impression en "gros caractères" . Extrait : "Mon père, André Pétrovitch Grineff, après avoir servi dans sa jeunesse sous le comte Munich, avait quitté l'état militaire en 17... avec le grade de premier major. Depuis ce temps, il avait constamment habité sa terre du gouvernement de Simbirsk, où il épousa Mlle Avdotia, 1ere fille d'un pauvre gentilhomme du voisinage".
Résumé : On trouvera dans le théâtre de Pouchkine, de Boris Godounov (1825) aux Scènes du temps des chevaliers (1835), l'expression la plus élevée de la pensée du poète russe : la grandeur humaine a pour compagnon obligé le malheur ; la vie, la beauté, le génie ne sont pas concevables sans l'envie, la laideur et le crime, Mozart sans Salieri, le tsar Boris Godounov sans Grichka l'usurpateur. La vie est double, donc, véritable festin entouré de ténèbres ; et c'est cette dimension irrémédiablement tragique que le poète, la coupe à la main, doit se hâter de célébrer avant que le néant l'engloutisse : "Je ne veux pas, mes amis, mourir / Je veux vivre, pour penser et pour souffrir. "
Résumé : "Les textes qui suivent groupent des oeuvres lyriques, un poème, Le Cavalier d'airain, les Etudes dramatiques parfois nommées "petites tragédies". Ces oeuvres ont été choisies et traduites de façon à donner l'image la plus large et diverse et on y trouvera des pièces lyriques originales ou traduites, des épigrammes, des vers satiriques ou polémiques, des ballades d'inspiration populaire ou médiévale, des croquis de route, des élégies, des parodies, des paraphrases d'inspiration religieuse. Nous avons tâché de respecter la vertu de Pouchkine : l'esprit de justesse qui lui a permis de "tempérer" la gamme russe pour plusieurs générations. Il y a chez lui un souci et un art de l'équilibre musical qui ne se réduit pas - heureusement ! - à la mélodie spécifique de la langue et au jeu de ses sonorités, mais à la clarté et à l'harmonie du lexique employé, à la subtilité des dissonances tolérées, à l'économie des couleurs, à la vivacité du trait, à la sobriété du discours" Louis Martinez.
Extrait : "Mon père, André Pétrovitch Grineff, après avoir servi dans sa jeunesse sous le comte Munich, avait quitté l'état militaire en 17... avec le grade de premier major. Depuis ce temps, il avait constamment habité sa terre du gouvernement de Simbirsk, où il épousa Mlle Avdotia, 1ere fille d'un pauvre gentilhomme du voisinage".
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Résumé : Emile Verhaeren (1855-1916), est l'un des plus grands poètes belges d'expression française. Dans ses vers, marqués par un symbolisme sensuel et mystique, sa conscience sociale lui fait évoquer avec lyrisme, et sur un ton d'une grande musicalité, le monde moderne dans ce qu'il a de plus brutal mais aussi de plus vrai : Les Débâcles (1888), Les Campagnes hallucinées (1893), Les Villes tentaculaires (1895), Les Villages illusoires (1895). Auteur de très nombreux recueils de poèmes, d'impressions de voyage, de critiques littéraires, d'études d'art ainsi que de pièces de théâtre, Emile Verhaeren fut aussi un magnifique conteur, au style chatoyant et imagé, usant volontiers du fantastique et de l'insolite. On trouvera ici réunis pour la première fois, l'ensemble des récits et des contes publiés par ses soins dans des revues et dans les Contes de minuit (1884), ainsi que ceux recueillis après sa mort dans Cinq récits (1920) et dans Le Travailleur étrange (1921), illustrés des cinquante-quatre admirables gravures sur bois de Frans Masereel.
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Le De Mulieribus claris, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du Décaméron. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure. La traduction du De Mulieribus dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son Recueil des Dames, pour rendre hommage au " beau livre " du " grand Boccaccio ". Seule peut-être cette langue du XVIe siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.